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    Traces de l'icône dans la peinture russe du XXe siècle
    Webdesign : de l'I-cône à l'I-net (IV)


    Kasimir Malevitch, Autoprtrait, 1933Kasimir Malévitch (1878-1937), peintre russe qui, pour être né à Kiev, savait ce qu'il devait à l'héritage pictural orthodoxe, n'avait pas une autre conception de l'icône. Pour lui, celle-ci était l'une des voies à partir desquelles il comptait se diriger vers " l'apparition d'un nouveau site, d'une image essentielle débarassée du fatras figuratif ". Certes, la postérité ne retient souvent du peintre que son Carré blanc sur fond blanc (1918). Mais on peut aussi se souvenir que dès les années 1910, Malévitch travaille, avec un certain nombre de ses pairs (Natalia Gontcharova, Wassily Kandinsky en recherche de " spirituel dans l'art "…) et contre l'école réaliste des " Ambulants " qui fait alors autorité en Russie, à l'élaboration d'une nouvelle peinture d'inspiration " populaire ", qu'il entend aller chercher aux racines du monde rural, imprégné de chrétienté. " A travers l'art des icônes, je compris la portée émotionnelle de l'art paysan ", écrit alors Malévitch.
    L'influence de la peinture moderne produite au même moment en France et en Allemagne (Cézanne, cubisme, courant des Nabis…) attire aussi l'attention des nouveaux peintres russes sur les formes à la fois géométriques et flottantes des anciennes icônes. C'est donc à double titre que celles-ci deviennent des sources d'inspiration. Aux Quatre évangélistes peints par Natalia Gontcharova en 1912 répondent chez Malévitch de très christiques Têtes de paysan ou des Autoportraits tardifs dont la posture rappelle celle des Vierges iconiques.

    Traces de l'icône dans les sites Internet russes