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Depuis la répression des manifestations
étudiantes de la place Tiananmen en 1989, qui faisait
suite à une ouverture du régime chinois, l’évolution
de la société chinoise est restée très
contrastée.
D’un côté, la Chine – et essentiellement ses milieux
intellectuels et citadins : étudiants, chercheurs, intellectuels,
ingénieurs, artistes -, a connu une explosion indéniable
de sa production culturelle et artistique, en phase avec l’évolution
mondiale : les curators indépendants sont nombreux (ex
Gu Zhenqing), l’industrie des jeux vidéo, le cinéma,
les arts plastiques, les arts traditionnels s’exportent et se
montrent partout dans le monde avec le succès que l’on
sait. Cantonnées au domaine artistique, ces initiatives
jouissent d’une relative bienveillance des autorités
de pékin, soucieuses de donner de la ville une image
plus conforme à ses prétentions de capitale mondiale
pour les Jeux Olympiques de 2008.
De l’autre, la censure et la répression sont toujours
aussi fortes dès que l’on en vient à aborder des
sujets politiques : les arts numériques chinois, résolument
contemporains et nécessairement indépendants par
rapport à des pouvoirs publics qui en comprennent peu
les enjeux, bénéficient d’une relative autonomie
et expriment de nombreuses choses, non sans devoir se plier
à une stricte loi personnelle : de politique et de censure,
tu ne parleras pas.
Dossier :
- Le panopticon chinois : La liberté
de l’Internet en question (en trois parties)
- Panopticon en question : sélection
de sites web commentés
Entretien :
- Interview Du Zhenjun : « les médias
sont le message »
Liens :
- Sélection de sites web
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