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Demi-Jour |
| texte et mise en
scène de Jean-Marie Patte |
Jusqu'au
17 octobre au Théâtre de la Bastille |
La scène est vide, grande et
grise. Un théâtre à l'abandon, avec encore son pompier, son administrateur et quelques
vieux fantômes d'acteurs qui sont passés sur ces planches. Une réflexion sur le
théâtre donc. Sur les difficultés des artistes et des autres qui gravitent dans les
coulisses. L'idée est louable.
Le texte, malgré la qualité certaine de son écriture, s'avère injouable, car
trop ardu. Beaucoup de monologues, peu de dialogues, les personnages ne s'entendent
pas.Tout ne repose que sur des solliloques et il se dégage de tout cela, après quelques
belles étincelles au tout début, un sentiment d'ennui et d'extrême froideur.
Fatalement, l'attention baisse à mesure que le texte se fait encore plus dense, trop
dense. Jean-Marie Patte avait probablement des choses intelligentes et belles à dire,
malheureusement, de part la mise en scène et le jeu figé et monocorde des acteurs, rien
ou si peu ne passe. Juste, parfois, un peu du talent d'Eléonore Hirt égarée ici. C'est
toujours un peu difficile à dire, mais cette pièce est un échec.Ph. D. |
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