|
|
Le Barbier de Séville
de Beaumarchais |
Mise
en scène : Jean-François Le Garrec
Assistant : Philippe Suberbie
Scénographie. Costumes : Anne Laveden
Lumières : Laurent Vérité
Musique originale : Gildas Boclé
Avec : Sophie Gubri, Sandra Laborde, Jean-Paul Bouclet, Jacques Develay, Frédéric Gasc,
Jean-François Le Garrec, Paolo Palermo |
du
19 janvier au 14 février
Du mercredi au samedi à 20h30, dimanche à 15h, mardi à 14h30. Relâche le lundi |
"Une
pièce d'embroille", voilà ce qu'est censé être selon son créateur même Le
Barbier de Séville. Il est en effet difficile de porter à un plus haut point de
précision le mécanisme d'une intrigue où les plans minutieusement préparés par
Figaro et Almaviva se réalisent seulement dans la mesure où la méfiance de Bartholo
peut être trompée. C'est aussi la pièce qui voit naître le personnage de Figaro, lié
à la tradition de Scapin et de tous les valets débrouillards et rusés, mais aussi
personnalité beaucoup plus complexe et plus riche que ses "modèles".
Vivacité et précision, drôlerie et profondeur sont donc les pôles entre
lesquels doit se tisser cette comédie brillante. Sans être innovant, ce spectacle
relève de ce défi grâce à la mobilité des acteurs (particulièrement Jean-François
Le Garrec en Figaro et Jacques Devaley en Bartholo) et au décor composé d'escaliers, de
multiples portes et porches, de petits murs propices à l'escalade des balcons pour
atteindre la fameuse jalousie. On peut regretter dès lors l'ajout du personnage de
Clémentine qui cherche sans doute à mettre en valeur la signification sociale du texte,
mais qui se révèle inutile tant ce rôle est tenu clairement par les personnages de
Figaro et de Basile. Néanmoins, de réels moments de complicité s'installent entre les
acteurs et les spectateurs, et les clins d'oeil de Beaumarchais atteignent leur cible.Emmanuelle Pons |
|
|