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Premier
acte
La langue de Novarina, la travail de la scène :
Nous sommes la planète Shadocks !
Deuième acte
L'Opérette imaginaire,
une énorme machine jubilatoire !
Sur la musique de Christian Paccoud
et la mise en scène de Claude Buchvald
Troisième acte
Chercher, creuser :
la performance d'acteur et le langage
artistique de Joseph Nadj
Epilogue
Acteur Poète, plutôt qu' "acteur novarinien"
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entretien
avec
Daniel Znyk
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Entretien
avec
Daniel Znyk
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L'Opérette Imaginaire. Une
création originale
pleine de bruits, de chants et de bonheurs.
Qu'est-ce que la langue, qu'est-ce que le dire ? qu'est-ce
que la parole au théâtre ? La scène peut-elle être un
lieu de célébration aussi prodigue ? Qu'est-ce que le
partage ? Et pourquoi parle-t-on d'un sacrifice comique
de l'acteur à l'égard du théâtre de Valère Novarina
? Sur un fil d'Ariane qui tient à plus d'un titre de
la performance expiatoire du burlesque, ou de l'art
périlleux du funambule, et pas simplement parce que
L'Opérette Imaginaire - reprise aujourd'hui au théâtre
des Bouffes du Nord à Paris après une première
au théâtre de la Bastille et une tournée comble de plusieurs
mois en France - est une fascinante performance d'acteurs,
mêlant jeu et chansons, gestuelle de mime et ébauche
de danse, nous avons tenté de sonder avec Daniel Znyk
les origines de cette prodigieuse alchimie de la littérature,
du jeu, de la scène, et de la musique.
Comme
une face inversée, prodigue et nourricière, de L'Origine
rouge, la reprise de L'Opérette
imaginaire de Valère Novarina arrive ainsi à point
nommé pour revenir avec un de ses truculents
interprètes, le funambule virtuose et bouleversant Daniel
Znyk, sur l'attachement indéfectible qui lie Novarina
à ses comédiens. Qui, en considération de cette langue
primordiale, d'abord écrite pour être jouée, sont de
l'avis de l'auteur lui-même les meilleurs et irremplaçables
passeurs d'une pensée essentiellement centrée sur la
parole et l'échange, pleinement réalisée dans la célébration
et la performance.
Rencontre avec un comédien virtuose, tour à tour clown,
burlesque, et animal, performer et équilibriste du verbe
et du geste, formidable squelette et passeur invétéré
et extrêmement inventif de la langue novarinienne, qui
se révèle également un practicien acharné, et un tenant
prodigue particulièrement attentif et généreux de la
scène contemporaine.
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Entretien avec Daniel
Znyk.
De la scène comme un art animal
et instinctif d'écoute, de travail et de partage.
Fluctuat
: Je vous trouve extrêmement détendu, parfaitement
serein aujourd'hui et c'est agréable à voir. La première
question que je voulais vous posez tient justement en
cela : le théâtre de Novarina est extrêmement dur à
jouer ; il demande un investissement et un engagement
personnel très fort de la part de l'acteur…
Daniel
Znyk : Il faut que l'acteur soit à la hauteur
de la perdition qu'il y a dans le langage de la pièce.
Novarina fait un travail de déboussolage complet de
tous les repères qu'on peut avoir par rapport à la fiction
d'une part, et par rapport au langage d'autre part.
Il bouleverse tout ça, en faisant appel à des zones
d'écoute, de concentration et d'imaginaire qui ne sont
pas habituellement sollicitées. C'est beaucoup moins
rationnel, il y a - a priori - beaucoup moins de linéarité,
de construction qui se donne au fur et à mesure de la
représentation. Alors qu'on s'aperçoit en fait que l'appel
à l'imaginaire est formidablement construit pour chacun
des spectateurs. Et c'est ce qui est beau : chaque spectateur
qui vient vous voir à l'issue d'une représentation vous
raconte une histoire ; il a été sensible à telle chose
qui l'a marqué, telle chose qui l'a fait vibré ; il
s'est endormi à tel moment, il a perdu pied à tel autre.
Chacun s'est construit son déplacement mental et visuel
à l'intérieur de l'œuvre et c'est ça qui est assez magnifique.
Et par rapport
à ça, effectivement, l'acteur se doit d'être plein et
entier, la dedans, à cent pour cent. Enfin - c'est toujours
un peu idiot de dire ça - mais je pense qu'il y a besoin
d'une grande authenticité. D'une grande vérité de l'acteur.
C'est fondamental. Si l'acteur triche, si il n'est pas
fondamentalement impliqué dans cette parole au demeurant
assez compliquée à entendre, ça complique encore plus,
ça brouille les pistes encore plus.
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suite de l'entretien
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