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Sarcelles
dans les années 60. Un contexte qui, à lui seul, évoque
quelque chose de monolithique, un peu comme cette architecture
justement dont Sarcelles - et d'autres villes nouvelles
- furent le terrain d'essai, essais dont on sait à quel
point ils furent concluants. Le spectacle de Stéphane
Olivié-Bisson met en scène une pièce écrite par son
père, Jean-Pierre Bisson, dans les années 70, c'est-à-dire
une dizaine d'années après les faits. Les faits, il
s'agit bien de cela. Car de fiction, à proprement parler,
il n'y en a que dans la première partie : une adolescente,
Annie, rêve d'Amérique avant de fuir un environnement
familial pour le moins pesant. Direction et objectif,
gagner le Larzac.
La
pièce prend ensuite un tour ostensiblement autobiographique :
l'auteur se penche sur une bande de blousons noirs.
Le corps collectif (la bande dont il fait partie) se
scinde alors en individualités bien distinctes. La mise
en scène est volontiers outrancière à l'image de personnages
qui, dans cet univers d'enfermement social, tentent
de franchir les limites qui leur sont imposées.
La
pièce est le remaniement d'un texte de commande.
Elle affiche une incohérence évidente qui n'est pas
sans rapport ni avec le propos, ni avec le personnage
de Jean-Pierre Bisson. La mise en scène ne dédaigne
pas en rajouter dans le délirant et désamorce, impitoyablement,
par des effets pour le moins fantaisistes, le pathos
du drame qui se joue. La représentation des barres par
le scénographe, avec ses décors emboîtables, ne manque
pas d'ingéniosité. Quant aux acteurs, ils ne sont pas
en reste, en particulier Luis Rego qui donne, aux trop
rares scènes où il apparaît, quelque chose comme l'envers
du décor : une profonde mélancolie.
Julie
de Faramond
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Sarcelles-sur-Mer
De de Jean-Pierre Bisson, mise en scène, Stéphane Olivié-Bisson.
Jusqu'au 23 décembre au Théâtre de la Tempête, 01 43 28
36 36. Le 18 janvier au Théâtre Marcel Pagnol de Villier-le
Bel, 01 34 04 13 20 Le 20 janvier au Théâtre André Malraux
à Gagny, 01 43 02 81 33 Les 26 et 27 janvier au Théâtre
de Beauvais, 03 44 06 08 20 Les 6 et 9 février à l'Espace
Jean Monnet à Athis-Mons, 01 60 48 79 86. |