 |
Le Revizor De Nikolaï Gogol
Quand un petit employé est pris pour un
inspecteur de lacadémie tsariste
Gogol entonne le chant contre lesprit
de pesanteur en |
déclinant une satire envolée des
hauts fonctionnaires de la ville, recevant avec faste celui quils identifient comme
un grand seigneur.
Aplats de couleurs aux touches séparées comme en peinture, ce ballet savamment
orchestré pointe différents rythmes dans un défilé de personnages stigmatisant la
corruption et lavarice.
Le rideau se lève "sourcilleux" et moqueur, jouant entre focalisation et
globalisation, avec un glissé farceur, tantôt morcelant la scène aux spectateurs, comme
pour mieux lui cacher une partie du plateau, tantôt le laissant enfin à sa vision
panoramique. Les effets burlesques de la mise en scène se multiplient avec, entre autre,
la perspective dune fenêtre en arcades sourcilières, pointés parfois en accents
circonflexes à la japonaise, lançant des illades complices au public. Des décors
coulissants jalonnent cette sarabande endiablée des hauts fonctionnaires campés en
personnages quasi ubuesques autour dun Révizor femmelette et pubère.On rit au rythme de ce staccato vibrant.
Mireille Bourreil |
A la Comédie
Française, Salle Richelieu
De Nikolaï Gogol
Mise en scène : Jean-Louis Benoît
Traduction : André Markowicz
Avec Alain Pralon, Claire Vernet, Rolad Bertin, Alberte Aveline, Jean Dautremay,
Igor Tyczka, Michel Robin, Sylvia Bergé, Pierre Vial, Coraly Zhonero, Nicolas Lorameau,
Denis Podalydès, Roger Mollien, Laurent Montel et Alain Umhauer. |
|
|