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Un pieu mensonge. Pas de la tricherie, juste de l'intox'
! Un virage, l'accélération quand le peloton ne voit
plus, et l'échappée commence pour Lucien Faugier, soixante-dix-septième
au général. Pour quelques instants de gloire. La souffrance,
l'angoisse et la solitude, contre l'espoir d'une victoire.
Marché de dupe. En attendant, il faut tenir. Une minute
trente-deux d'avance. Tête de la course, ce n'est pas
rien ! Le direct à la télé, le maillot en gros plan,
le patron va être content. Et les péquins qui applaudissent
à tout rompre et vous aspergent de cette saloperie d'eau
vinaigrée ! Le cirque, quoi…
Ne pas fléchir. Occuper l'esprit pour ne plus entendre
le corps qui gémit à chaque coup de pédale. Course en
tête, la blague ! Si la pensée s'effiloche, le mollet
fléchit, et adieu l'étape ! Putain, encore un col...
Et dans la descente, ne pas se reposer, relancer. Encore.
Toujours.
54x13, c'est le rapport plateau/pignon. A chaque
coup de pédale, c'est 9 mètres 12 de parcouru. Mais
pour un tel développement, il faut déjà être costaud,
tenir le rythme et ne pas s'essouffler. Une seule faiblesse,
et la galère commence.
Comme tout bon coureur, Jacques Bonnaffé acteur maîtrise
son sujet. Du monologue écrit par Pouy il connaît toutes
les difficultés. Fin tacticien, il sait jouer du braquet
pour mener au train devant son public. Mais comme tout
cycliste échappé, il a besoin des conseils d'un entraîneur.
Surtout quand il s'agit de récupérer entre deux ascensions
et que l'effort se relâche en même temps que l'attention.
La tête dans le guidon, il ne peut distinguer les faux-plats
du parcours. Il les négocie comme ils viennent, moulinant
quelques fois sur un faux rythme. Malgré les relances,
la course perd de son intérêt. Réflexion faite, ce n'était
que du cyclotourisme.
El
Bolcho
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de Flu.
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