retour maison         archives.............................fluctuat.net 99

   

The Cardigans

Granturismo
(PGD/Polygram)

cardigans.jpg (8920 octets)

C'est quasiment systématique. Tous les dix ans, une bande de ménestrels scandinaves arrive sur nos terres, attaquant nos charts, à l'instar de leurs ancêtres vikings assoiffés de sang et abreuvés d'aquavit. Les premiers à nous faire subir leurs raids dévastateurs furent bien sur Abba, qui, bon gré mal gré, auront marqué leur époque(hélas! diront certains). Les années 80 nous apportèrent Roxette, duo sensé révolutionner la musique et dont plus personne ne se souvient(tant mieux, diront d'autres).

Il semblerait qu'en ce moment, le groupe suédois de référence soit les Cardigans (et là, tout le monde est d'accord), car après sept ans de carrière, quatre albums et un tube mondial à leur actif (Lovefool), c'est avec Granturismo que le groupe marquera son entrée dans la cour des grands, c'est évident. Leur talent est en effet indéniable et leur sens mélodique n'est plus a démontrer. Hanging around ou Marvel hill (à l'ambiance si marécageuse) le prouvent aisément, mais c'est leur parfait mélange d'instruments traditionnels et de techniques électroniques qui reste leur principal attrait. Les samples, boites à rythmes et autres boucles, s'imbriquent parfaitement avec le reste des instruments traditionnels, démontrant ainsi que les Cardigans sont des techniciens diablement efficaces. D'ailleurs Do you believe, à l'intro monstrueuse et My favorite game au gimmick inoubliable, sont autant de petits joyaux qui mériteraient à eux seuls l'acquisition d'un tel album.
Pour courronner le tout, Nina Persson, charmante blondinette à la voix boudeuse, ajoute aux mélodies un attrait certain, excepté sur Nil, étrange boucle instrumentale qui clôt l'album. Ce morceau, qui n'est pas sans rappeler Erik Satie, et qui semble arriver trop tôt, ne nous inspire qu'une envie: remettre le disque au début.

Lorenzo

 

Commandez votre disque

Prix indicatif : 107FF

date de la dernière mise à jour 16/05/00