| C'est quasiment systématique. Tous les
dix ans, une bande de ménestrels scandinaves arrive sur nos terres, attaquant nos charts,
à l'instar de leurs ancêtres vikings assoiffés de sang et abreuvés d'aquavit. Les
premiers à nous faire subir leurs raids dévastateurs furent bien sur Abba, qui, bon gré
mal gré, auront marqué leur époque(hélas! diront certains). Les années 80 nous
apportèrent Roxette, duo sensé révolutionner la musique et dont plus personne ne se
souvient(tant mieux, diront d'autres). Il semblerait qu'en
ce moment, le groupe suédois de référence soit les Cardigans (et là, tout le monde est
d'accord), car après sept ans de carrière, quatre albums et un tube mondial à leur
actif (Lovefool), c'est avec Granturismo que le groupe marquera son
entrée dans la cour des grands, c'est évident. Leur talent est en effet indéniable et
leur sens mélodique n'est plus a démontrer. Hanging around ou Marvel hill
(à l'ambiance si marécageuse) le prouvent aisément, mais c'est leur parfait mélange
d'instruments traditionnels et de techniques électroniques qui reste leur principal
attrait. Les samples, boites à rythmes et autres boucles, s'imbriquent parfaitement avec
le reste des instruments traditionnels, démontrant ainsi que les Cardigans sont des
techniciens diablement efficaces. D'ailleurs Do you believe, à l'intro
monstrueuse et My favorite game au gimmick inoubliable, sont autant de petits
joyaux qui mériteraient à eux seuls l'acquisition d'un tel album.
Pour courronner le tout, Nina Persson, charmante blondinette à la voix boudeuse, ajoute
aux mélodies un attrait certain, excepté sur Nil, étrange boucle instrumentale
qui clôt l'album. Ce morceau, qui n'est pas sans rappeler Erik Satie, et qui semble
arriver trop tôt, ne nous inspire qu'une envie: remettre le disque au début.
Lorenzo

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Prix indicatif : 107FF |
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