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moclés_
isael vibration; roots; reggae; dub;
musique; rasta |
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| Israel Vibration
Pay the Piper
Island, 1998 |

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Pipoteurs pas pipo |
Avec Pay
the piper, Israel Vibration prouve quil a réussi son downsizing. Séparés
depuis peu de leur vieux compère, Albert Apple Craig, les deux leaders du
groupe, Cecil skelly Spence et Lacelle Wiss Bulgrin reviennent à
un reggae mélodique et textuel plus bandant que le dub atone quils ont pu servir
parfois.
Apparu à la fin des années 70 dans la foulée
des groupes " culturels " qui inventèrent le son roots
les Wailers bien sûr, mais aussi les Abyssinians et Culture Israel Vibration est
un trio jamaïcain remarquable, que des productions puristes ont longtemps tenu éloigné
du grand public. Lhistoire du groupe est elle-même atypique puisque ses trois
membres se sont rencontrés dans un centre pour patients atteints de poliomyélite
(doù les béquilles sur les photos comme sur scène).
Sur Pay the piper, le groupe est soutenu
par le Roots Radic Band et Augustus Pablo. Depuis, Augustus Pablo a avalé
son mélodica, laissant un grand vide dans les harmonies reggae (on en reparle bientôt).
Ironie du sort, Pay the piper signifie littéralement " paie le joueur de
pipeau ", en hommage aux esclaves africain de qui Augustus Pablo tenait son art
de la flûte.
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Time to pay the piper
Mr. Rip and Run Off
A long time you and your guy dem
Dem a grab and a laugh
You take away me roots
You take away me culture
Fly down like a scavenger
Acting like a vulture |

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Sur les douze titres
qui composent lalbum, Wiss et Skully en ont composé et interprété chacun six.
Difficile, en dehors de cette précision, détablir un partage dans cet ensemble
homogène et superbe. Frères de chant, Wiss et Skully livrent un album concept, où
lenchaînement des titres et des thèmes portés retranscrit presque
chronologiquement lhistoire des noirs dAmérique. Le disque souvre sur Systematical
fraud, dénonciation de la traite des noirs. Il se poursuit avec Pay the piper,
mise en garde adressée à Babylone pour les comptes quelle devra bien solder un
jour avec tous les peuples quelle a exploités. Puis vient Original Soljahs,
hymne au Dieu que les rastas se sont donné pour affronter leur destin : |
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The original flesh and blood
Was runnin thru I and I veins
Just another set of Jah soldiers
trodding up on the mains
becomming a prime target
in front of evil Babylon |

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Plus
loin, Exploitation rappelle la souffrance des travailleurs noirs, qui firent la
grandeur de lempire britannique en cultivant ses champs. Avec So much Youths,
Skully exhorte la jeune génération à suivre lenseignement rasta, rappelant ainsi
que les voyous jamaïcains ont trahi lidéal que lîle se donna pour but
après son indépendance. Enfin, en fermant sur Surfin, le duo conclue (malgré
lui ?) que la vie en Jamaïque est douce quand on glisse entre le ciel et la mer.
Lavenir, comme semblent le dire Skully et Wiss avec leurs voix denfer aux
multiples inflexions, se trouve moins en Afrique que dans ce pays de cocagne ou dans le
cybermonde :
Give
me that love, surf me girl
Surfin love, go with love
Were gonna go ridin thru the waves
Big ships ride upon the ocean
Surf board rides upon the waves
Telecommunication
We surf it on the Internet wave
Kzino
Le site (pas terrible, pas actualisé) du groupe : http://www.israelvibration.com/
NB : Israel Vibration
sera au Garance Reggae Festival du 26 juin. Be there ! |
| LiVret
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Prix indicatif : 149 FF |
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