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Dubhead
Volume Four |

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Comment briller dans les salons les plus
hype ? Comment être furieusement tendance sans prendre le risque dêtre à côté
de la plaque ? Comment rester suffisamment underground pour ne pas paraître conditionné
par les pubs de MCM ou les hors-séries des Inrocks ?
Pour vous aider à surfer sur le son du moment, nous vous proposons ce mois-ci
dattaquer Dubhead Four, compilation sortie récemment par le label anglais Shiver.
Dubhead, littéralement " Tête de dub ", rassemble périodiquement les
meilleurs groupes de Dub électronique pour confronter leurs expériences accoustiques. Ce
faisant, le label scelle lunion légitime entre dub, techno, trip-hop, jungle et
Drumbass. Pour donner une certaine cohésion à cette démarche, certains
observateurs parlent de néo-dub. Pourquoi pas.
Dans cette livraison, donc, vous trouverez quelques figures connues, comme Dub organizer
(avec un morceau intitulé Mountain Kings), Armagideon (avec linquiétant
Spontaneuous combustion), Jah Free (Dub one another), Dub specialists (Lone star) ou Dub
Ghecko (In a wolfs clothing). Vous découvrirez aussi des groupes méconnus (cest le
principe de cette compilation) comme Basque Dub Foundation, les Respected Men,
Hydroponics, Vibronics ou encore The MessenJah. Vous vous amuserez à décrypter le sens
des titres, déclinés sur le mot Dub à la façon King Tubby. Ici, ça donne Garage dub
(du groupe The Truth), Return Dub (de Bud Alzir) ou encore 16 Holes Dub (de Drumhead
Featuring Spee).
Mais où vont-ils chercher tout ça ?
Ajoutons que les morceaux sont intégralement instrumentaux, contrairement aux premiers
volumes de Dubhead. Ce dépouillement nous prive
de quelques surprises vocales, comme le Light up your spliff ! du premier album,
raggamuffé nonchalamment. Malgré cette perte de quelques moments forts, les
enchaînements sont mixés avec transparence et le tout distille une ambiance de
plénitude et de cohésion. Lécoute de Dubhead 4 semble donc particulièrement
rapide, provoquant cette subtile frustration qui vous faire revenir aux bacs en moins de
temps quil nen faut pour lire cette chronique.K.Zino |
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