concerts

bacs
music
bazar

             envoyez la musique !

>>Liens

Label
pandemoniumrecords

Radio où l’on
peut entendre
ACC

lafriche.org/

Chronique de l'album
Formes

Formes

Andy's car crash

interview

C’est par un morne vendredi pluvieux que Fluctuat a rencontré les cinq membres de Andy’s Car Crash. Le concert avait lieu aux Instant Chavirés, mythique scène de Montreuil pour toutes les musiques parallèles et déviantes. Leurs expérimentations sonores ont pris, ce jour là une dimension unique. Il n’en fallait pas plus pour revenir sur leur parcours. / [chronique de l'album Formes]


Fluctuat: Comment s’est passée votre première rencontre ?

ACC : On s’est rencontré au lycée, c’est une vieille collaboration  qui a vu le jour dans les caves de Périgueux. Entre notre première formation et aujourd’hui nous avons changé de bassiste. L’arrivée de Seb dans le groupe a été pour nous un nouveau départ. Il a contribué à nous forger une nouvelle identité musicale et à enrichir nos compos d’une " aura " plus expérimentale.

F : A quoi ressemble votre collection de disques ?

ACC : Chaque membre de ACC a sa culture musicale propre. Nos goûts musicaux sont très larges et changent vraiment suivant les périodes. Actuellement nous sommes branchés sur les cordes et les arrangements pathétiques comme l’ Adagio for strings (la musique de Platoon). Mais on se dirige plutôt vers des musiques de plasticiens, des œuvres contemporaines. L’école minimaliste nous touche beaucoup, avec des artistes comme Steve Reich, Glass. Mais aussi du free-jazz avec John Zorn. Et des musiques électroniques qui gèrent le temps, à la Autechre.

F : Il y a un lien direct dans votre musique avec le " son made in Chicago ". Est ce que des groupes comme Tortoise ou Labradford font partie de vos influences ?

ACC : Non, nous ne connaissions pas cette scène avant de faire le disque. Nous n’avons aucun album de cette frange post-rock, nous avons connu ces disques grâce aux personnes qui nous ont affirmé qu’il y avait une similitude entre nos morceaux et ce son de Chicago. Seul Bastard figure dans nos groupes de chevet.

F : Le nom de votre formation évoque le Orange Car Crash de Warhol, quel est votre rapport à l’art ?

ACC : Nous sommes pour la plupart, actuellement, aux Beaux Arts. Et nous évoluons musicalement dans ce cadre. Nous pensons que la musique est malléable comme une sculpture, qu’elle change à loisir. Ce n’est pas parce qu’elle est sur un support audio enregistré et fixe que tu ne peux pas la changer dans son déroulement en live . Nous sommes des passionnés d’art, c’est certain, et notre musique s’en trouve largement imprégnée.

F : Votre musique est très cinématique : êtes-vous des passionnés de cinéma ?

ACC : Nous avions composé un morceau avec des samples de L’Empire des Sens, mais malheureusement il a du être écarté de l’album car il n’était pas d’assez bonne qualité auditive. Le cinéma fait partie intégrante de nos inspirations. Des metteurs en scène comme Godard, Pasolini. Tout ce qui est un peu recherché, en fin de compte, les films divertissants nous ennuient très rapidement. Par ailleurs, nous avons été contactés pour faire la musique d’un film interactif qui sera développé sur Internet mais pour l’instant ce n’est qu’une supposition, rien de définitivement concret. Mais cette idée de pouvoir composer une bande originale nous motive vraiment.

F : Comment s’est construit cet album?

ACC : A la base, nous voulions construire sur Formes un seul morceau de 45 minutes mais il n’a jamais abouti. Alors il a fallu synthétiser au maximum pour créer une structure qui tenait la route. De là est né le morceau Formes qui fait une vingtaine de minutes. Pour sortir l’album il a fallu le compléter. Il relève de l’expérience, il n’y a pas du tout de trame globale, pas de début et de fin. Il s’agit d’interjections entre cinq personnes complexes, une sorte d’unité communautaire. Tout est le fruit de recherches unitaires mises sur bande commune. Nous n’avons pas de recettes pré-établies pour la composition des morceaux. Tout peut partir d’un simple sample, d’un riff de guitare ou d’un rythme insufflé par la batterie.

F : Les noms des morceaux de Formes sont assez énigmatiques, y a t il une signification particulière ?

ACC : Nous avons toujours eu beaucoup de mal à choisir le nom des morceaux de nos compositions. Il y a beaucoup de références à nos influences classiques et nos lectures aux paysages abscons.

F : Quelles sont vos relations avec Internet ? Et que pensez vous du Mp3 ?

ACC : Seul notre batteur est équipé, depuis peu, d’un ordinateur avec une connexion Internet. Dès que nous maîtriserons l’outil nous pensons développer notre site sur la toile.
Le Mp3 est une très bonne chose pour des musiciens indépendants qui sont souvent les victimes des distributeurs et autres intermédiaires de l’industrie du disque. Si nous arrivions à enregistrer des morceaux sans que cela nous ruine. Nous n’hésiterions pas à les mettre en libre diffusion Mp3. C’est vraiment un moyen intéressant de faire connaître sa musique au plus grand nombre et surtout d’éviter les contraintes matérielles de la chaîne de distribution.

Propos recueillis par Laurent Rollin 


édiTARD

Plumes

Mp3

Radio flu

Interviews

Blog

Sudoku

Forum

Courrier