concerts

bacs
music
bazar

             envoyez la musique !

 

>>liens

tomwaits.com
officiel

tomwaitsbox
site d'un fan sur multimania,
très complet

tomwaits.cjb.net
Angora shoes,
pour le kitsch

splunge.dk/tw
The Danish Tom Waits Society,
pour les fans

>>albums


Closing Time
1973


Blue Valentines
1978


Mule Variations
1999

 

 

 

<< retour 1ère partie

Tom Waits
looser magnifique

* sur scène * bio * discographie


Tom's wild years "Well the moon is broken / And the sky is cracked / Come on up to the house"

L ‘année 1980 marque un tournant décisif dans la carrière de Tom Waits. En effet, il travaille en collaboration avec Coppola et sa musique prend une nouvelle orientation, à la fois plus contrôlée et plus radicale. Il rencontre également celle qui deviendra sa femme, Kathleen Brennan qui écrit des scripts pour le réalisateur et avec laquelle il partagera non seulement sa vie mais aussi son aventure musicale puisqu’elle collabore désormais à l’écriture de certains de ces textes et la production des albums. Cette nouvelle émulation renouvelle l’inspiration de Tom Waits et aboutit en 1983 à l’étonnant "Swordfishtrombones". Bestiaire fabuleux à la Jérome Bosch, les instruments de musiques se métamorphosent véritablement et le son se fait à la fois plus brutal, plus discordant mais aussi plus introspectif. "Swordfishtrombones" est à la fois bruitiste, on y entend des marteaux frapper du métal creux, lyrique, avec un morceau comme "In the Neighbourhood", et novateur. En multipliant les genres, Tom Waits ne se perd pas dans le dédale de sa folie, au contraire, il se retrouve. La tendance se confirme d’ailleurs en 1985 avec la sortie de "Raindogs", un album qui va inspirer toute une génération de musiciens. Il se frotte avec des sonorités rugueuses, presque tonitruantes, une promenade décalée à souhait dans la contre-allée du rock. C’est d’ailleurs le début d’une collaboration fructueuse avec le guitariste Marc Ribot qui continue encore actuellement. Les années suivantes voient l’émergence de nouveaux projets comme l’écriture de l’Opéra "The Black Rider" en 1993 pour lequel il collabore avec Robert Wilson et l’écrivain Williams Burroughs, auteur du "Festin nu".

Mule Variations "Got to get behind the Mule / in the morning and plow…"

Tom Waits, comme les grands vins, ne craint ni l’obscurité ni les années qui passent. "Mule Variations", sorti en 1999, est une sorte d’aboutissement, une fusion de tous les styles qu’il a pu approcher auparavant. L’album commence avec "Big in Japan", un morceau qui martèle et fustige les litanies synthétiques d’un monde d’artifices mais enchaîne immédiatement sur ce que Tom Waits a fait du blues, c’est à dire une complainte éraillée, une promenade nonchalante le long des routes, en pardessus râpé ("Lowside of the Road", "Get Behind The Mule", "Cold Water", "Chocolate Jesus"). D’ailleurs, l’univers de Waits s’est modifié, presque imperceptiblement, comme si la musique se nourrissait d’un air moins vicié. Le paysage est moins urbain. Une sorte de respiration calme sous-tend l’album, même lorsqu’il joue aux cow-boys et aux indiens, sur "Filipino Box Spring Hog" et "Eyeball Kid", où les expérimentations sonores des années 80 réapparaissent, mais transcendées par le recul sans doute. L’ensemble est moins angoissé, à part dans "What’s He Building ?", noir et inquiétant à souhait, et dans les ballades les plus dépouillées ("House Where Nobody Lives", "Take It with Me", "Pony", "Picture In A Frame"), Tom Waits fait passer l’émotion avec une sincérité désarmante, une gageure que d’autres « monuments » du rock n’ont pas toujours réussis. La Mule est toujours là, suivez-là sans hésiter.

A suivre donc "All I’ve got is empty pockets now…"

Les fans inconditionnels peuvent aller se plonger dans l’écoute du dernier Ute Lemper, "Punishing Kiss", sorti récemment chez Decca. L’album a été spécialement écrit pour elle par divers auteurs compositeurs, dont Tom Waits, toujours en collaboration avec Kathleen Brennan. Il faut d’ailleurs admettre que les deux titres signés par Waits : "The Part You Throw Away" et "Purple Avenue" sont parmi les meilleurs du disque, avec les chansons de Nick Cave et de Scott Walker. Mieux vaut faire fi des exactions de Neil Hannon et de sa Divine Comedy, décidément de plus en plus indigeste, et se laisser bercer par les compositions de Tom Waits où les influences d’Astor Piazzola et de la musique tzigane (cirque tzigane ?) se font ici fortement sentir. Hommage à la chanteuse de cabaret sans doute, mais la voix d’Ute Lemper ne porte pas assez l’émotion, trop artificielle, trop sophistiquée peut-être…

Enfin, Tom Waits a fini en avril dernier de travailler sur l’enregistrement de l’artiste de blues John Hammond . La sortie de l’album est prévu pour le début de l’automne, sur le label Point Blank (Virgin). Restez vigilants !

Caroline Bodin

<< back


édiTARD

Plumes

Mp3

Radio flu

Interviews

Blog

Sudoku

Forum

Courrier