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Quelques cadeaux de Noël princiers semés au hasard des trois
dernières décennies et dans le plus total désordre :
- le best of
de Prince, sorti il y a quelques mois, tient à peu près la
route même si on préférera le double CD Hits 1 et 2, d'il
y a deux ans, et qui comporte un grand nombre de titres inédits
ou assez rares.
- Le monumental
Sign O the Times, en double CD. Sûrement le disque
le plus abouti de Prince versant rock. Psychédélique et complexe
à souhaits. Le disque est touffu et donne une bonne idée de
la palette musicale de l'Artiste rebaptisé Prince. C'est par
ailleurs un disque décisif dans la rencontre entre la musique
funk et le rock à guitares (voir le séminal If I Was Your
Girlfriend). Aussi fondamental que les premiers Hendrix
ou que la rencontre entre Miles Davis et l'électrique. Les
curieux se procureront sa "relecture" quelques dix ans après
appelée Diamonds and Pearls (avec le fameux Money
don't Matter tonight).
- Le coffret
Crystal Ball et ses 4 disques pour sa démesure et le
dernier CD acoustique disponible aussi sous le nom de The
Truth qui contient une dizaine de titres originaux et
au moins autant de pépites (Circle of amore, Dionne
et Animal Kingdom notamment). Laisser tomber dans ce
cas le coffret Emancipation qui va un peu dans le même
sens et qu'on peut se procurer à bas prix en K7.
- La trilogie
cinématographique Purple Rain (et son contenu autobiographique
renforcé par la mort récente du père de Prince, évoqué dans
le film - éviter son appendice The Vault sorti en 2000),
Parade (avec le hit Kiss et l'indispensable
Sometimes it Snows in April, massacré régulièrement
en concert par notre Vanessa Paradis nationale) et Graffiti
Bridge (sûrement le plus sous-évalué du lot et son meilleur
disque des années 90). En vidéo, ce dernier est peut-être
le film qui tient le mieux les années mais il n'est pas dit
qu'on puisse mettre la main dessus facilement.
- Les quelques
albums de la première période avec en tête 1999 et
Around The World in A Day. For You, Prince
et Dirty Mind ont un peu moins bien vieilli et sont
à conseiller aux fans désireux d'en savoir plus : les deux
premiers sonnent comme la BO d'un vieux film porno ou d'un
épisode érotique de Starsky et Hutch, le troisième comme un
disque trash joué par des punks noirs et travestis (toujours
savoureux).
- Parmi les
curiosités encore, on laissera de côté le Black Album
sorti trop tard et qui ne rend pas justice au choc qu'il aurait
produit s'il était sorti au moment de sa composition. Rigolo
pour Cindy C, en hommage à Cindy Crawford.
A noter qu'il
doit bien y avoir sur le net l'équivalent d'une bonne dizaine
d'albums disséminés sur les sites de fans et pseudo-officiels
créés par l'Artiste lors de ses multiples escapades/évasions
durant les années Warner. Myosotis
Lire
la chronique de l'album The Rainbow Children
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