LIENS

radiohead.com
Le site officiel

followmearound.com
Pour se procurer tous les textes, y compris ceux de toutes les faces B. Extraits en Real Audio, mp3 et liens innombrables vers d’autres 
sites consacrés au groupe.

greenplastic.com
Un site beau et très complet, spécial fans

ateaseweb.com
Pour avoir des nouvelles fraîches et se tenir au courant des moindres détails concernant les activités de Radiohead.


Radiohead Pablo Honey The Bends Ok Computer Kid A

Radiohead
The Bends
Parlophone/EMI


Libération

The Bends est resté, pour ceux qui l’ont découvert à sa sortie, le symbole de la véritable rencontre avec Radiohead. Ce que l’on avait pu juste pressentir avec Pablo Honey se confirmait alors, Radiohead était un grand groupe, capable non seulement de signer des mélodies imparables mais aussi de se différencier de tous les autres. Lyrique, énergique, The Bends dégage une force et une singularité que seul un album comme Grace, de Jeff Buckley, sorti un an auparavant, avait été capable d’offrir. L’allusion n’est pas innocente, depuis, Radiohead et Buckley sont devenus, jusqu’à l’écœurement, les références absolues de toute une génération de groupes et d’artistes des deux côtés de l’Atlantique.

Avant tout, The Bends permet de découvrir toute l’étendue du talent de chanteur de Thom Yorke, sa voix ténue, haut perchée, parfois murmurante puis écorchée, essoufflée, et surtout capable de communiquer toute la gamme des émotions possibles. L’album libère également les guitares des frères Greenwood et de Ed o’Brien, des instruments qu’ils modulent, font vibrer, de manière à les élever au niveau de la qualité de la ligne vocale et de faire des deux éléments un duo indissociable. Les guitares soutiennent la voix et en renforcent l’impact dramatique puis le jeu continue, la voix leur répond, amplifiant encore leurs échos et leurs frémissements, leur permettant ainsi d’être autre chose qu’un simple accompagnement.

Qu’on ne s’y trompe pas, The Bends est loin d’être un album parfait, il hésite encore et tâtonne, empreint d’une violence contenue et d’une rage presque adolescente. Parcouru d’une mélancolie étrange et polymorphe, The Bends présente enfin le véritable monde de Radiohead, un univers gangrené par des artifices qu’il rejette, et où l’on essaye de recoller des sentiments plastifiés à la cyanolite avant de se retrouver au bord du gouffre. Néanmoins, derrière l’énervement ostensible ou le calme apparent de complaintes que l’on pourrait juger tordues, l’album reste l’un des rares disques capables de redonner une âme à la poupée gonflable de la pop et de la rendre digne d’amour.

Caroline Bodin

 Radiohead Pablo Honey The Bends Ok Computer Kid A


édiTARD

Plumes

Mp3

Radio flu

Interviews

Blog

Sudoku

Forum

Courrier