Troisième album des Foo Fighters qui continuent leur petit
bonhomme de chemin. Album de la continuité donc, puisque cest toujours la même
recette qui est appliquée : du punk-rock amical, des mélodies enjouées, une production
soignée... bref : une musique de jeunes sympas. Évidemment, le contraste est saisissant
quand on connait le passé de Dave Grohl qui semble avoir définitivement tiré un trait
sur cette période..
*Petit rappel des épisodes précédents pour ceux qui sortiraient
dun coma profond de plusieurs années : Dave Grohl, le leader-chanteur-guitariste du
groupe nest autre que lex batteur de feu Nirvana..
Contraste, disais-je donc, puisque depuis la création des Foo Fighters et malgré de
nombreux remaniements internes, Grohl pète la forme et parait bien décidé à le laisser
transparaître dans sa musique gaie, festive, voire même déconnante... du Nirvana sous
Prozac.
Lalbum joue donc dans le registre qui a fait le renom du groupe avec peut être une
pointe de fraîcheur en moins. Des mélodies plaisantes sur lesquelles vient se greffer
une production soignée, un son clean, lisse, sans échardes... Les morceaux Breakout
et Learn to fly par exemple, en sont des exemples type. Gros son, belle mélodie,
le truc hyper efficace... En revanche, quand la mélodie pêche et nest pas là pour
étayer la construction, cest le tout qui sécroule. Aurora et Live-in-skin
sont des titres un peu creux qui, surproduits comme ils le sont, se diluent complètement
dans lalbum.. On croirait écouter du Alan Parson. Ceci-dit, dans lensemble,
le disque tient largement ses promesses et nous offre quand même de bonnes surprises. Generator
en particulier, est Énorme et pourrait bien suivre la carrière dun Everlong.
Lorenzzo |