| En 1997, il
sortait avec Mad Professor lalbum Roots and Branches, pas terrible il
est vrai, sur le label Ariwa. Il a multiplié les collaborations au cours des années 80
et 90, jouant entre autres avec Chaka Demus & Pliers et Joe Strummer
(The Clash). Si Living in the
flood constitue bel et bien un petit événement, cest surtout pour la synthèse
artistique à laquelle Horace est enfin parvenu en cette fin de siècle, grâce à sa
collaboration avec Massive Attack.
La patte du trio de Bristol est en effet omniprésente sur cet album, plus trip-hop que
roots. Il sort dailleurs sur Melankolic, le
label de Massive
Attack. Le titre mis en ouverture, After all, ressemble au clin dil
complice dun type posé. Pas de cris, pas deffets déclamatoires, juste une
voix douce et chaleureuse, un tempo engageant et une sérieuse ligne de basse, pour faire
bonne mesure. Sur Johnny too bad, Horace Andy saventure à nouveau dans les
aigus, matraquant son refrain comme sil sagissait dun gros rock des
familles. Clin dil encore avec True love, inspiré dun des plus
grands tubes de lartiste dans les années 70. Leffet est puissant : il
provoque chez tout auditeur normalement constitué le désir de réécouter les
albums-mémoire de Blood&Fire, HeartBeat ou Melankolic. [ils sont
là]
Au rayon anecdotes, les curieux remarqueront
que lintro de Seven seals correspond point par point à celle de Jsais
pas jouer, de Pierpoljak. Et
là, je minterroge : lequel a copié lautre ? A moins quils
naient tous deux repris très exactement le riddim dun troisième ? Si
vous savez, merci den faire profiter les autres en me laissant un mail.
Kzino |