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Label :
www.caipirinha.com

Label de Panacea :
www.force-inc.com

Site sur Niemeyer :
www.pop-mg.com.br

 

 

Panacea
Brasilia / Oscar Niemeyer
[Architettura volume 4 / Caipirinha music]


Ira Lee, le fondateur de Caipirinha production, est sans arrêt à la recherche de nouvelles imbrications entre media et culture, art et société. Depuis quelques années il s’intéresse à l’improbable relation qu’il peut y avoir entre architecture et musique. La synergie entre ces deux pôles est maintenant explorée dans la série Architettura, sorte de bande originale pour édifice et autres constructions de béton. Dans ce contexte, des musiciens, les plus extrémistes en matière de renouveau sonore, se donnent rendez-vous pour tenter de combiner les aspects techniques et théoriques du bâtiment pour composer des morceaux se rapprochant le plus possible de l’univers des créateurs spécialisés en grosses œuvres. Trois volumes ont déjà vu le jour. Les architectes Toyo Ito, Nicholas Grimshaw et Itsuko Hasegawa ont été célébrés par les géométries auditives de Savvas Ysatis, Testu Inoue et David Toop. Ce quatrième volume rend hommage à Oscar Niemeyer, l’architecte en chef de la ville de Brasilia.

Pour ce nouveau projet, c’est Panacea qui s’est chargé de conceptualiser l'installation de la ville Brésilienne. Mathias Mootz est l’un des pionniers dans la scène darkening drum & bass Allemande. Il est très proche de l’anti-chambre electro-cataclysmique de Berlin et des distorsions apocalyptiques du Digital Hardcore de Alec Empire. C’est justement Empire qui a chaperonné Mootz et qui l’a fait connaître au public averti des free-parties tendance sado-maso-faut-que-ça-saigne. Panacea concasse depuis des années des samples de My Bloody Valentine et des boucles Autechriennes, version speedy freak, dans ses consoles poussées à bout. Sa dance techno jungle bruitiste prend sa source dans le pire de Front 242 et d’un Nitzer Ebb malaxé à chaud dans une grande bétonneuse cauchemardesque.

Le plan de Brasilia, tracé selon des principes hérités de Le Corbusier, est fondé sur une répartition rationnelle des activités harmoniques. L'ensemble, qui s'organise selon deux axes qui se coupent, a la forme d'un avion ou d'un oiseau géant volant à l’intérieur d’une machine aux transistors à vif. L'ensemble monumental allie les formes symétriques aux perspectives étudiées. Entre bruit et mélodie, entre rythme et nu-fonction,  Brasilia est froid comme la voûte cimenteuse des œuvres post-modernes d’Oscar Niemeyer. Tout fait penser à la disposition et à l’aménagement des immeubles de la ville. La construction du beat est ouverte sur un espace autonome aux contours Fennesziens et l’aride texture des nappes martèle l’implacable agonie de l’arithmétique frénésie des oscillations communautaires. Le silence est inclus dans les plans, le minimalisme oppressant et intrigant. On sent le mortier sous les plaines d’imbrications sysmo-électrostatiques et l’odeur de l’ aggloméré s’engouffre dans la moindre parcelle des visions cubistes qui sommeille dans l’interstellaire partie des structures synthétiques.

Pour vos projections de diapositives, à votre retour de la capitale Brésilienne, cet album sera parfait pour ravir vos invités du son et images que vous leur proposerez. Magnifique BO improbable de l’aridité des bâtisses froides et futuristes, Brasilia frappe fort… Deux glaçons dans ma Caipirinha s’il vous plait.

Laurenzilia Rollinão

>> Brasilia... - 116.00 F


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