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_édiTARD 14.0

fais ce que plait


Les raves, c’est party. Traditionnellement, le week-end du premier mai marque le lancement des agapes technoïdes. Nous étions évidemment sur place pour prendre le pouls des tribus. Vendredi 30 avril, donc, départ tardif pour le point de rendez-vous indiqué par l’infoline. Direction la Normandie, près de Giverny, à une heure de la Place Clichy. Arrivés sur place, on apprend que le prochain point de rendez-vous se situe à Caen, sur le parking de Continent. Un peu dépités mais follement excités par cette destination exotique, nous repartons par la N13. Une pensée, en passant, pour nos amis Rouennais et Caennais, qui auraient évité quatre heures de route s’ils avaient su que le Teknival avait lieu à deux pas de chez eux " ;-( Teknival1.gif (38112 octets)


Deux heures après, la Calvados nous ouvre ses bras. Il est déjà 3 heures du mat’ mais le parking du Continent est plein comme un samedi après-midi. Bientôt, voitures, camions, vans et autres engins roulants recyclés (dont une ambulance, un car de CRS, un bibliobus) partent en convoi pour rallier le lieu du Tecknival, à Saint-Martin-de-Fontenay, charmante bourgade et qui le restera.

Commence alors un balai sans chorégraphie : on sort les groupes électrogènes, on range comme on peut les véhicules, on dresse les tentes, on installe les sound-systems. Des playmobils n’auraient pas montré plus de dynamisme dans ce mécano géant. C’est rigolo, mais c’est aussi un peu lourd. Il a fallu attendre 7h00 du mat’ pour entendre les premiers sons. L’heure convient plus aux afters qu’aux before. C’est vrai, le résultat en valait la peine, le lieu était classe, fait de friches industrielles, d’eau et de prés. Mais bordel, pourquoi ne pas installer ne serait-ce qu’une sono pourrie pour commencer à danser dès l’arrivée ? Pourquoi ne pas limiter l’accès des bagnoles au site ? Y’a dans l’activisme de ces free-parties un côté " installation au camping de Mimizan " qui finit par agacer.

 

On croirait qu’on s’installe pour quinze jours. En plus, la moitié des 7 000 personnes présentes s’est retrouvée coincée dans un embouteillage monstre à un moment ou à un autre du Teknival, la route menant au site étant un cul-de-sac (finalement, les ravers sont aussi cons que leurs parents, qui s’agglutinent sur l’autoroute du sud chaque été). Bénéfice net (pour parler comme au camping de Mimizan) : une fête un peu gâchée ou la déambulation remplace la danse. Le décorum et le code vestimentaire des ravers, en plus, rappelle de plus en plus les milices serbes, façon " j’occupe un bloc en Bosnie ". Pour tenir dans cet environnement, faut au moins avoir fait un stage de survie avec les gendarmes corses.  Heureusement, il faisait beau. Teknival2.gif (26774 octets)

Vœux pour la saison qui démarre : plus de musique, moins de mécanique. Et un visagiste à l’entrée des free pour empêcher l’accès du site aux Castors juniors et à Riri-Fifi-Loulou.

 

Quelques liens pour suivre les bons plans :
http://www.freetekno.org/
http://www.technonews.net/
http://www.atome.asso.fr/menu.htm
http://www.raveordie.com/

trouvé sur www.liberation.fr

Plus mal organisés que les Teknivals, les incendies de paillotes par les gendarmes. Amis travellers, arrêtez de vous cacher ! Organisez vos raves Chez Francis, on viendra pas vous emmerder...