| Les raves, cest party. Traditionnellement, le
week-end du premier mai marque le lancement des agapes technoïdes. Nous étions
évidemment sur place pour prendre le pouls des tribus. Vendredi 30 avril, donc, départ
tardif pour le point de rendez-vous indiqué par linfoline. Direction la Normandie,
près de Giverny, à une heure de la Place Clichy. Arrivés sur place, on apprend que le
prochain point de rendez-vous se situe à Caen, sur le parking de Continent. Un peu
dépités mais follement excités par cette destination exotique, nous repartons par la
N13. Une pensée, en passant, pour nos amis Rouennais et Caennais, qui auraient évité
quatre heures de route sils avaient su que le Teknival avait lieu à deux pas de
chez eux " ;-( |
 |
Deux heures après, la Calvados nous ouvre ses bras. Il est déjà 3 heures du mat
mais le parking du Continent est plein comme un samedi après-midi. Bientôt, voitures,
camions, vans et autres engins roulants recyclés (dont une ambulance, un car de CRS, un
bibliobus) partent en convoi pour rallier le lieu du Tecknival, à
Saint-Martin-de-Fontenay, charmante bourgade et qui le restera.
Commence alors un balai sans
chorégraphie : on sort les groupes électrogènes, on range comme on peut les
véhicules, on dresse les tentes, on installe les sound-systems. Des playmobils
nauraient pas montré plus de dynamisme dans ce mécano géant. Cest rigolo,
mais cest aussi un peu lourd. Il a fallu attendre 7h00 du mat pour entendre
les premiers sons. Lheure convient plus aux afters quaux before. Cest
vrai, le résultat en valait la peine, le lieu était classe, fait de friches
industrielles, deau et de prés. Mais bordel, pourquoi ne pas installer ne serait-ce
quune sono pourrie pour commencer à danser dès larrivée ? Pourquoi ne
pas limiter laccès des bagnoles au site ? Ya dans lactivisme de
ces free-parties un côté " installation au camping de Mimizan " qui
finit par agacer.
|
| On croirait quon sinstalle pour quinze
jours. En plus, la moitié des 7 000 personnes présentes sest retrouvée coincée
dans un embouteillage monstre à un moment ou à un autre du Teknival, la route menant au
site étant un cul-de-sac (finalement, les ravers sont aussi cons que leurs parents, qui
sagglutinent sur lautoroute du sud chaque été). Bénéfice net (pour parler
comme au camping de Mimizan) : une fête un peu gâchée ou la déambulation remplace
la danse. Le décorum et le code vestimentaire des ravers, en plus, rappelle de plus en
plus les milices serbes, façon " joccupe un bloc en Bosnie ".
Pour tenir dans cet environnement, faut au moins avoir fait un stage de survie avec les
gendarmes corses. Heureusement, il faisait beau. |
 |
Vux pour la
saison qui démarre : plus de musique, moins de mécanique. Et un visagiste à
lentrée des free pour empêcher laccès du site aux Castors juniors et à
Riri-Fifi-Loulou. |