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Belgrade en live !

_édiTARD                                     copyright@ronaldmacdonald.puke

Happy Meal sous les bombes

Une petite erreur dans les frappes chirurgicales de l' OTAN : on bombarde les colonnes de réfugiés (ce qui est "regrettable" mais "inévitable" : dixit Clinton), les locaux de la télévision à Belgrade - vides depuis une semaine - mais on épargne avec soin le temple de la bouffe préchiée à la yank'. Haut les coeurs ! peuple serbe, réjouis-toi ! on t'a fait exploser ta téloche, mais tu peux toujours te consoler devant un "Milo Mac". Trois restaurants Macdo (pour les victimes) ont réouvert pour le plus grand bonheur des jeunes habitués et en dépit d'un fort sentiment anti - américain (ce qui n'est pas un scoop ndlr). Tous avaient fermé le 26 mars, la direction prenant le soin d'afficher à l'intention de ses clients et casseurs potentiels ce message prévenant : "fermeture en raison de l'impossibilité d'assurer un produit de qualité". Il est vrai que l'embargo empêche tout approvisionnement en vache enragée.
McDo prend soin de son client ! Mcdo va jusqu'à braver l'OTAN , en collant sur la devanture de ses restaurants ce manifeste courageux : "Mcdo-Yougo partage le sort de son peuple. Nous sommes tous des cibles." C'est beau la solidarité en temps de guerre.

The show must go on

"Il est évident que le festival de Cannes ne pourra pas faire totalement abstraction du conflit au Kosovo. Mais d'un autre côté, les fêtes et autres réjouissances sont inévitables, elles font partie de l'ambiance cannoise." Gilles Jacob, président du Festival de Cannes.

Nique et communique !

Il ne faut pas croire que les réfugiés kosovars soient des laissés-pour-compte. L'Amérique dans sa munificence a promis de leur fournir, à défaut de l'eau fraîche, les connexions internet gratuites (!!!), les portables et les préservatifs. Les petits veinards...

Les malheurs de Slobodan Milosevic, paisible habitant de l'Essex

Ce britannique vivant depuis 19 ans en Angleterre a plus que d'autres envie que la guerre dans les Balkans cesse au plus tôt afin de retrouver la paix. Il a beau démentir catégoriquement tout lien de parenté avec son célébre homonyme et affirmer n'avoir aucune relation avec la Yougoslavie, sa vie depuis le début du conflit est un enfer. Des hordes de journalistes sont sur le pied de guerre devant son domicile pour relater le moindre de ses faits et gestes, le bombardant de questions sur sa vision du conflit.
Le bonheur de Monika Lewinski, paisible habitante du Sussex...

Merci à l'AFP