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édiTARD
58.O
(Dé)confiture exécutive
Quand le pouvoir exécutif
devient pouvoir d'exécution
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Il y en aurait eu des choses à
dire, depuis ce lointain dernier éditard consacré
à la condition des nains.
De l'eau a coulé sous les ponts, comme on dit, et de
nombreuses start-up avec. C'était prévu, et c'est
tant mieux. Nous reviendrons une autre fois sur ce naufrage
attendu, symbolisé par le report de l'introduction en
bourse de benchmark,
société qui édite la Bible des new-economists.
Les nains sont mort de rire... et repasseront plus tard sur
ces cadavres
froids.
Une fois n'est pas coutume, et
puisque nous sommes toujours à flot, nous avons plutôt
décidé de coller à l'actualité la
plus immédiate, la plus chaude, la plus électrique
: les zuhessa, l'élection de l'homme "le plus puissant
de la planète", la perduration de la peine
de mort dans ce même pays qui héberge décidément
beaucoup d'assassins. Nous y consacrons cette semaine un dossier
complet, en revenant sur Mumia
Abu-Jamal, sur les conditions pénitentiaires et sur
le racisme (extra)ordinaire dans ce pays passe-droit, sur Odell
Barnes et sur la pétition
en cours...
Ce 15 décembre, le couperet
électoral américain est tombé : comme dans
un match de lutte bidonné, le Boucher du Texas a gagné
haut la main devant le Goret de la Maison Blanche. Loin devant
: sur l'ensemble du territoire, Bush a reçu 300 000
voix de moins que son concurent homologue et perdant... On ironisera
sans peine sur le ridicule de cette situation, sur l'absurdité
du système "démocratique" au pays de
l'Oncle Sam. Mais il ne faudra surtout jamais oublier que si
Bush est l'assassin que l'on connait,
Gore s'est aussi prononcé favorablement sur la question
de la peine de mort. Plutôt que de se lamenter sur l'élection
du candidat républicain, pleurons sur la médiocrité
de ces hommes interchangeables et sur la misère idéologique
de la plus grande puissance mondiale.
Et ce n'est pas faire du touspouritisme
que de dire cela... [1] En Europe, le climat
n'est pas vraiment plus favorable, avec un Blair qui devra sa
réelection potentielle à un renouveau de répression,
et avec Notre Président qui franchit en matière
d'hypocrisie de nouveaux records... Je fus tout de même
ravi d'apprendre hier 15 décembre sur TF1 et en compagnie
de PPDA que
Notre Président ne pouvait en aucun cas s'autoriser à
attaquer quiconque en diffamation.
Alors donnons-nous en à
coeur joie : Jacques Chirac
n'est qu'une râclure de bidet, un sale maquignon, un voleur
de poules de troisième zone. C'est lui qui salit sa fonction
et nos institutions démocratiques. Ce n'est qu'un péquenot
mal dégrossi par les ors de la République. Chirac
n'est qu'une vieille pourriture qui finira au mieux sur un piquet,
qui au pire sera méprisé et vite oublié
par l'Histoire.
Voilà qui défoule
(un peu) mais qui n'est pas vraiment constructif. D'autant que
je ne suis pas certain qu'il lise nos éditards, ce porc.
Tant pis pour lui. Le mieux, pour échapper à cette
sinistrose, c'est encore de rester à l'affut : ATTAC,
Confédération
paysanne, Uzine,
les raisons et les moyens de résister sont légion.
Au 7 décembre 2000, il
n'y avait que 321 282 signatures pour la pétition
Ecart-Type
contre la peine de mort aux Etats-Unis. L'objectif est de 1
million de signatures pour le 21 janvier 2001 (date d'investiture
du nouveau président américain)... Alors Signons,
signons, puisqu'il n'y a que ça à faire. Faisons
tourner cette pétition, atteignons ce million plus précieux
que tous les jeux et téléthons du monde.
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[1] Référence
livresque à la citation de Jacques Chirac sur le bruit
et l'odeur des "étrangers", immortalisée
par l'excellent groupe toulousain Zebda
sur la chanson éponyme : "Le bruit et l'odeur".
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