édiTARD 48.0 :
Fluctuat, agitateur de talents

La rédaction de votre web magazine préféré, animée par son légendaire esprit de synthèse, vous préparait un éditard sur la déprime printanière, Bourdieu, les raves parties et la pollution à Montmartre. Jeudi passé de sept minutes, nous décidons finalement de couper court à notre impérieux besoin de polémique pour vous présenter en trois lignes l'actu de la semaine que nous avons la modestie de trouver impressionnante. Elle n'est d'ailleurs pas entièrement publiée à l'heure qu'il est... nous en gardons pour demain, histoire de ne pas trop se la raconter.


De la poésie dans les manettes

Du véritable virtuel et du faux gluant pour démarrer les chroniques jeux désormais hebdomadaires sur le flu. Où il est question de d'affrontements de vers de terre, de stratégie guerrière et de spectateurs clonés. Choisissez votre camp, mais sachez également déscotcher.

Attention les oreilles
Willi Williams n'est pas l'homme d'un seul tube, vous pourrez désormais le redécouvrir grâce à une rétrospective à trouer le cul de jah. Ragaillardi(e) par ces énergies printanières, vous vous enfilerez peut-être Pierpoljak, si vous n'êtes pas trop regardant, ou préférerez peut-être passer une soirée peinard avec Neil Young, entre cow-boys. En attendant mercredi prochain que Bidlo le pyromane des platines embrase le Batofar, patientez avec quelques Mp3 frappés de sceau de l'hystérie avec les "Unsane Breakbeats" Xylox.

De la scène à satiété
Malgré le consensus autour du théâtre de l'Odéon et pour vous éviter de voir et revoir une (habituelle) mise en scène de Dom Juan, nous sommes allés à l'affût des créations originales dans tous les théâtres de Paris et de ses environs, depuis le théâtre de Saint-Denis (qui reprend dans la mise en scène de Stanislas Nordey "La Dispute" de Marivaux, montée aux Amandiers à Nanterre il y a trois ans - chronique à suivre), jusqu'au Proscenium dans le 15e ("Danny et la grande bleue", du contemporain US John Pepper), en passant par la Tempête, à Vincennes, le Théâtre de la Cité universitaire, à la cité universitaire, ou le Théâtre Antoine Vitez, à Vitry. Allez donc voir le saisissant "Concile d'Amour", de Serge Sandor, "Titanic City", qui remet à l'honneur un théâtre déambulatoire, avec participation active des spectateurs (le spectacle se déroule à l'échelle de l'Histoire), ou le "Cercle de Craie Caucasien" de Brecht, mis en scène par Ludovic lagarde. Spectacle récréatif et vivifiant, il vous reste encore la possibilité d'aller au théâtre de la Bastille, tenter d'écouter le silence ? Non ! La pièce déroge à tous les canons du théâtre (mise en scène, sacralisation du texte classique...) et promet de ravir les spectateurs qui rechignent habituellement à aller au théâtre. Haro sur les scènes de la région parisienne donc, et bon spectacle.

Plein feux sur les expos
Au rythme d'une visite et d'un compte-rendu ou deux par semaine, la rubrique expos de fluctuat n'est pas loin de vous présenter toutes les expositions qui comptent. Cette semaine, Mariko Mori installait au Centre national de la photographie sa capsule trans-temporelle et trans-spaciale. Nous avons fait le voyage pour vous. Avec Brassaï et Salgado, la photographie sous toutes ses formes se trouvent ainsi particulièrement à l'honneur ce printemps, après Magnum, Essais sur le monde (qui s'achève le 7 mai). En plus de Mariko Mori, nous vous présenterons dès cette semaine l'étonnante exposition hébergée en ce moment par le vénérable musée du Louvre. Posséder et détruire, les stratégies sexuelles dans l'histoire de l'art en occident devrait ne pas cesser de ravir les amateurs des cabinets de curiosité mais l'expo est, avant tout, une formidable exploration des représentations et des discours de et sur la différence sexuelle. Une réflexion fondamentale sur l'altérité et ses conflits.

Le phare Berton
Vous l'avez appris sur la home, puis on vous l'a confirmé en tête de la rubrique livres pour enfin vous l'asséner sur la chronique de son bouquin et son interview fleuve, notre collaborateur et ami Benjamin Berton reçoit aujourd'hui le Goncourt du premier roman à Blois des mains personnelles de Jack Lang. Outre le fait que la rédaction de fluctuat soit un vivier de super meufs, cet événement confirme que nous travaillons également avec des types intelligents.

la rédac... jeudi 04.05.00

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le collectif animé par Bourdieu

>Brut et censuré
l'éditard initialement prévu

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