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De la poésie dans les manettes
Du véritable virtuel et du faux gluant pour démarrer les chroniques jeux
désormais hebdomadaires sur le flu. Où il est question de
d'affrontements de vers de terre, de stratégie guerrière et de
spectateurs clonés. Choisissez votre camp, mais sachez également
déscotcher.
Attention
les oreilles
Willi
Williams n'est pas l'homme d'un seul tube, vous pourrez désormais le
redécouvrir grâce à une rétrospective à trouer le cul de jah.
Ragaillardi(e) par ces énergies printanières, vous vous enfilerez
peut-être Pierpoljak, si vous n'êtes pas trop regardant, ou
préférerez peut-être passer une soirée peinard avec Neil Young,
entre cow-boys.
En attendant mercredi prochain que Bidlo le pyromane
des platines embrase le Batofar, patientez avec quelques Mp3 frappés
de sceau de l'hystérie
avec les "Unsane Breakbeats" Xylox. De
la scène à satiété
Malgré le consensus autour du théâtre de l'Odéon et pour vous
éviter de voir et revoir une (habituelle) mise en scène de Dom
Juan, nous sommes allés à l'affût des créations originales
dans tous les théâtres de Paris et de ses environs, depuis le
théâtre de Saint-Denis (qui reprend dans la mise en scène de
Stanislas Nordey "La Dispute" de Marivaux, montée aux
Amandiers à Nanterre il y a trois ans - chronique à suivre),
jusqu'au Proscenium dans le 15e ("Danny et la grande bleue",
du contemporain US John Pepper), en passant par la Tempête, à
Vincennes, le Théâtre de la Cité universitaire, à la cité
universitaire, ou le Théâtre Antoine Vitez, à Vitry. Allez donc
voir le saisissant "Concile
d'Amour", de Serge Sandor, "Titanic
City", qui remet à l'honneur un théâtre déambulatoire,
avec participation active des spectateurs (le spectacle se déroule à
l'échelle de l'Histoire), ou le "Cercle
de Craie Caucasien" de Brecht, mis en scène par Ludovic
lagarde. Spectacle récréatif et vivifiant, il vous reste encore la
possibilité d'aller au théâtre de la Bastille, tenter d'écouter le
silence ?
Non ! La pièce déroge à tous les canons du théâtre (mise en
scène, sacralisation du texte classique...) et promet de ravir les
spectateurs qui rechignent habituellement à aller au théâtre. Haro
sur les scènes de la région parisienne donc, et bon spectacle. Plein
feux sur les expos
Au rythme d'une visite et d'un compte-rendu ou deux par semaine,
la rubrique expos de fluctuat n'est pas loin de vous présenter toutes
les expositions qui comptent. Cette semaine, Mariko Mori installait au
Centre national de la photographie sa capsule
trans-temporelle et trans-spaciale. Nous avons fait le voyage pour
vous. Avec Brassaï
et Salgado,
la photographie sous toutes ses formes se trouvent ainsi
particulièrement à l'honneur ce printemps, après Magnum,
Essais sur le monde (qui s'achève le 7 mai). En plus de Mariko Mori,
nous vous présenterons dès cette semaine l'étonnante exposition
hébergée en ce moment par le vénérable musée du Louvre. Posséder
et détruire, les stratégies sexuelles dans l'histoire de l'art en
occident devrait ne pas cesser de ravir les amateurs des cabinets de
curiosité mais l'expo est, avant tout, une formidable exploration des
représentations et des discours de et sur la différence sexuelle.
Une réflexion fondamentale sur l'altérité et ses conflits. Le
phare Berton
Vous l'avez appris sur la home, puis on vous l'a confirmé en
tête de la rubrique livres pour enfin vous l'asséner sur la
chronique de son bouquin et son interview fleuve, notre collaborateur
et ami Benjamin Berton
reçoit aujourd'hui le Goncourt du premier roman à Blois des mains
personnelles de Jack Lang. Outre le fait que la rédaction de fluctuat
soit un vivier de super meufs, cet événement confirme que nous
travaillons également avec des types intelligents. la
rédac... jeudi 04.05.00
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