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édiTARD 27.0
Des fêtes et des victoires

Personne n’y croyait, ils l’ont pourtant fait. Le XV de France a battu les imbattables All Blacks. Battu ? Laminé, latté, pulvérisé. On n’ose à peine imaginer l’ambiance dans les douches du stade de Twickenham, côté français. C’est donc reparti comme en 14, ou en 98, pardonnez-nous, l’émotion nous conduit à confondre nos références historiques. Ce n’est pourtant qu’une demi-finale, il faut encore battre les Australiens pour que la victoire reste belle. Peu importe. Nous sommes déjà réconciliés avec les Anglais, pour qui nous sommes les derniers défenseurs de l’hémisphère nord, seuls à même d’effacer l’affront dans lequel ils se sont allègrement vautrés avec leurs cousins gallois, écossais et irlandais.

Le plus fascinant, c’est la capacité des Français à se concocter des moments de fébrilité et de fusion nationale, façon Valmy, 18 Juin 40 ou Libération de Paris. Mortifiés, condamnés, mis au pied du mur, nous adorons penser que c’est dans ces moments là que notre génie national s’exprime le plus noblement. Ayant choisi le coq pour emblème, nous raffolons des luttes inégales, le petit Poucet contre Goliath et tous ces moments où le courage et l’intelligence l’emportent sur la brutalité. La victoire du XV de France rencontre un écho d’autant plus puissant qu’elle symbolise – arrêtez moi si je déraille – la résistance victorieuse face à une implacable (!) mondialisation. Ce sport se professionnalise, se mondialise et se monétarise. Depuis un an, tous les commentateurs pleurent sur le bon vieux rugby des campagnes, fait de troisième mi-temps, de mâchoires larges et d’accents épais. Or, la victoire française vient prouver que nous pouvons nous inscrire efficacement dans la concurrence internationale sans renier notre culture (le béret, les bretelles, le pinard dans la gourde). A l’heure où commencent les négociations de l’OMC à Seattle, les quatre essais passés aux Neo-Zélandais ressemblent aux beignes qu’Asterix inflige aux Romains. Bon, arrêtons-là avant d’invoquer Peguy, de Gaulle et Thierry Roland. Nous sommes les meilleurs, c’est entendu. Nous sommes encore plus forts quand on nous prend pour des cloportes, cela devient une évidence. Les Brésiliens et les néo-zélandais l’ont appris à leurs dépends. Vivement que les Américains se mettent au rugby.

Au fait, Halloween est fini, les balais sont rangés et les sorcières cuvent leur bière. On peut maintenant commencer à organiser le nouvel an. Pour les fous de House déjantée, l’ami Sunshine Jones, leader du Dubtribe Sound System, organise la rave du millenium à Maui, sur une plage idyllique où se produiront pendant six jours et cinq nuits tous les DJ’s du posse et leurs invités. La classe, quoi. Pour vous inscrire, cliquez ici ou contactez-nous. Ça coûte 750 dollars, avion compris (au départ de San Francisco ...).

Et vous, que ferez-vous ? Plateau télé avec Arthur, soirée cotillons en boîte ou voyage en ballon aux antipodes ? Si vous hésitez encore, pas de panique, fluctuat regorgera bientôt de bons plans. Dès le 24 décembre, le site vous proposera même la liste complète des numéros de téléphone de SOS amitié (au cas où).

 

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La Fédération FFR de Rugby
La FUFMe Society (FuckU-FuckME)
Le VIP club (Very Important Pucelles)
"Bercy c'est cyber" avec DSK

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