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Rendez-vous compte ! La Grande Halle de la Villette, investie
sur dix jours par les travaux de quelques 150 artistes contemporains
! Le salon de la jeune création qui se déroule du 13 au 22 avril,
constitue une occasion unique de se confronter à l'inventivité
de 150 artistes contemporains, hors les sentiers battus des
galeries et des institutions culturelles. Non que ces artistes,
dont les propositions actuelles sont le langage artistique de
demain, ne travaillent pas avec elles. Mais réunies ici sous
l'égide de leurs pairs, choisis par un collège exclusivement
composé d'artistes et de practiciens, ils s'exposent par devers
les pressions et les injonctions du marché. Abstraction faite
de la relation complexe qui lie les artistes aux galeristes,
journalistes, collectionneurs et acheteurs. Il en ressort une
plus grande liberté, et à coup sûr une plus immédiate confrontation
des œuvres avec le public. S'affirme à travers ces 150 travaux
d'artistes français mais également européens, américains, asiatiques,
sud-américains, une richesse et une vitalité qui emportent immédiatement
notre conviction.
Contemporain
: non pas simplement actuel et strictement tendance, mais qui
inscrit ses multiples propositions dans l'ensemble des possibilités
artistiques au présent, dans le cours d'une pratique en constante
évolution. Le salon de la jeune création constitue un panorama
exhaustif de ces réalités contemporaines, non parce qu'il offrirait
une prétendue représentativité de la pratique, mais justement
par la foisonnante inventivité des démarches, toutes singulières
et personnelles. Installations vidéos, photographies, multimédia,
peintures, sculptures, art conceptuel, land art, la création
y est présentée dans l'extrême diversité de ses pratiques et
en offrant de se confronter à un champ presque infini de supports.
Nous n'avons pas la vocation ici de rentrer dans le détail et
nous vous conseillons de vous reporter à notre sélection de
dix artistes, dont nous présenterons les travaux durant toute
la durée de l'exposition (à partir du vendredi 13 avril, date
d'ouverture de l'exposition…). A seul titre d'exemple, rien
qu'en ce qui concerne la photographie et l'image fixe numérique,
nous avons retenu six artistes qui s'illustraient chacun par
un traitement original du support analogique et/ou numérique.
Photographies retravaillées au moyen des outils photoshop &
autres, photographies retravaillées par l'artiste directement
sur le négatif ou peintes sur épreuves, ou photographies simplement
mises en situation, rien que dans le champ de l'image fixe les
propositions et les techniques abondent. Nous pouvons déjà citer
les noms de : Laurence Aubourg , Matilde Rivoire, Matthieu Lapierre,
Michel Le Belhomme, Pascal Houdart et Jean-Michel Hequet que
nous vous présenterons chacun ultérieurement.
Et
il en est de même dans tous les champs artistiques : bois, terre,
pigments, métaux, papiers, tissus, éléments de récupération,
matières brutes, végétales, minérales, les travaux investissent
tous les supports possibles et imaginables en instaurant un
dialogue toujours fécond entre matières et manières, objets
et projet. Nous avons tenté d'être exhaustifs et de sélectionner
dans notre panorama spécial des approches multiples. Approches
du corps par exemple avec Katrin Gattinger ou Matthieu Lapierre,
approche de l'espace et du temps avec Anne Geoffroy ou travail
sur les fondamentaux de la pratique : dessin, peinture, sculpture
avec Aurélie Brame ou Bruno Supervil. Spontanéité, inventivité,
aisance, travail, compréhension commune et investissement singulier.
A eux dix, ils s'inscrivent dans un champ artistique représentatif
de notre temps, significatif par ce seul fait d'un dialogue
fructueux entre pratique éprouvée de la forme et interrogation
constante d'un fonds immuable personnel, singulier, humain et
collectif. Mais notre sélection est subjective bien sûr et ne
montre qu'un infime 15e des travaux proposés à la Villette.
Réconcilier
l'art avec la vie, la pratique artistique avec le présent d'un
investissement personnel : inventivité, générosité, vitalité,
suprise, force. Telles sont les quelques caractéristiques communes
à ces 150 propositions artistiques, qui donnent à voir toute
la vitalité de la création contemporaine, par delà les modes
et les tendances. Contemporains, ils le sont, qui par une pratique
au présent échaffaudent un langage artistique en prise avec
notre monde, très bien représenté ici. Jeunes, le fait est,
ils le sont, la moyenne d'âge avoisinne la trentaine, mais le
qualificatif vient plutôt comme une caractéristique en forme
d'élan et de force de proposition. La trentaine ? ce qui veut
dire qu'ils ont tous plus d'une dizaine d'années de pratique
et qu'ils ont chacun largement dépassé les balbutiemments des
premiers apprentissages. Ils usent d'une langue dont ils ont
parfaitement intégré la syntaxe et ont aujourd'hui chacun leur
propre vocable. Tour à tour, chacun s'exprimant en son nom propre
mais dans la volonté de faire sens ensemble, ils parlent une
langue individuelle, singulière, extrémement vivifiante, et
font preuve d'un vocable de praticien accompli et exigent.
Osée,
incidente, en gestation, ou déjà très maîtrisée ; la langue
de ces 150 artistes expore à elle seule un panorama vertigineux
de possibilités de champs et de lieux : c'est vivifiant et porteur.
Vive la pratique, vive la langue libre de la jeune création.
En deux mots : vive le talent !
Arnaud
Jacob
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de Flu
Remerciements
Nous devons les illustrations de ce dossier aux artistes membres
et organisateurs du Salon Jeune création 2001. Nous remercions
particulièrement :
Katerine Louineau - Présidente d'honneur de l'association Jeune
Création 2001 Scène d'a n°14 : "les cochons" Peinture à l'huile
sur toile de Jouy - 2000.
Dominique Pallier - Vice-Présidente de l'association Jeune Création
2001 Sans titre - 1999.
Eric Derac - Membre de l'association Jeune Création 2001 Extrait
de la série "Chantier, titre provisoire" Photographie - 1999.
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