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Au
Centre Pompidou jusqu'au 29 avril
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Andreas
Gursky
La
Répétition
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Artiste très "coté", Andreas Gursky
demande des droits pour la reproduction de ses images sur internet,
bien trop élevés pour que nous puissions en donner
un aperçu à nos lecteurs. Une série de
liens externes, en bas de page, vers des galeries virtuelles,
vous donneront cependant le loisir d'admirer une grande partie
des ses oeuvres. [ndlr]
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Des foules d'humains, de fenêtres, d'étages, d'objets. Des
foules à l'infini, au point de ne plus distinguer une silhouette
d'une autre. Les photographies d'Andreas Gursky sont habitées
par le principe de répétition. Et si les cinquante monumentales
images-objets présentées au Centre Pompidou résultent parfois
de manipulations de Gursky, intelligent et habile montreur
de notre contemporanéité, elles sont autant de mises en scène
frontales d'un monde que l'on préférerait ne croire encore
qu'à l'état de projet… de répétition. Vertigineuse.
Une certaine échelle
Né en 1955 à Leipzig, Andreas Gursky a été formé successivement
à la Folkswangschule d'Essen, école prestigieuse qui prône
la créativité dans l'esprit du Bauhaus des années vingt, puis
auprès de Bernd Becher, le maître des icônes anonymes de l'architecture
industrielle désertée. Cette double influence se retrouve
dans l'approche photographique de Gursky qui conjugue une
réelle innovation pour chaque image à une simplicité dans
les angles de vue, les plans. Une dialectique naît alors qui
se décline sous bien des aspects. Ainsi s'opposent et se rejoignent
sur la toile-trame photographique l'unité de la foule et la
multiplicité des sujets, le gigantesque et le fragment infiniment
petit, l'impersonnel et le personnel, le lointain et le proche,
le haut et le bas de/dans l'image. On est saisi par une dialectique
de la perception qui fait naître un certain vertige devant
cet enchevêtrement à la Pollock du détail et du tout, confusion
encore appuyée par certaines manipulations informatiques qui
permettent qu'une photographie soit en fait le résultat de
plusieurs prises de vue.
Des lieux improbables
Retravaillées ou non, les images collent bien au réel ; et
pourtant, elles ont toutes quelque chose qui "sonne faux".
Sans tromperie, Andreas Gursky nous donne à voir des lieux
impossibles qui correspondent davantage au monde tel qu'on
le perçoit qu'au monde tel qu'en lui même. Qu'il s'agisse
d'immeubles gigantesques, d'aéroports, d'événements rassemblant
des milliers d'individus, Gursky traite du foisonnement des
échanges, de cette fameuse mondialisation dont on ne sait
plus dire si elle peut être évoquée à une échelle humaine.
L'univers de Gursky est à la fois fonctionnel, impersonnel,
standardisé, fétichiste et désenchanté. Mais rien n'y est
vraiment raconté. L'image, si elle bourdonne comme une ruche,
reste cependant muette. Comme s'il ne s'agissait, dans ces
théâtres, que d'une répétition avant la vraie vie.
Plus qu'à la réalité, Andreas Gursky veille à l'image, pour
peut-être laisser affleurer la part de réalité contenue dans
l'imaginé.
Fabienne
Siegwart
Réagissez à cette chronique sur le forum
de Flu.
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Andreas Gursky au Centre Pompidou jusqu'au 29 avril 2002
Un catalogue est édité par le Centre Pompidou, premier
ouvrage consacré à Gursky en français.
Peu d'images de Gursky sont visibles sur internet, sans
doute étant donné les droits de reproduction à payer au photographe.
Raison de plus pour aller voir son travail " en vrai ".
[Liens] Les travaux d'Andrea Gursky sont visibles ici :
Exposition
au Musuem Of Modern Arts (MOMA)
Architecture
et paysages dans les premières photos de Gursky (allemand)
Guggenheim
Museum
Broad
Art Foundation
Museum
of Contemporary Art, Los Angeles
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