expos

 

www.rip-arles.org

32 ème Rencontres Internationales de la Photographie
(un bilan de l'édition 2001)


L'expo de Garry Winogrand

A l'heure où les festivités et réjouissances du festival d'Avignon se lancent dans un mois de juillet orageux, les 32ème Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles se sont achevées dans une ambiance polémique. La troisième et dernière édition du directeur artistique Gilles Mora laisse un bilan contrasté du festival. Moins d'expositions cette année - du à un resserrement budgétaire - moins de festivaliers, moins d'entrain, moins de rencontres. Mais les organisateurs voient cette édition comme une année d'assainissement (en grande partie financier) et le nouveau président, François Barré, entend apporter un nouveau souffle dès septembre prochain avec la nomination d'un nouveau directeur artistique.

L'Anonyme, le thème de la programmation cette année (l'anonymat du sujet mais non du photographe), a vu s'installer des expositions plus ou moins pertinentes sur le sujet. De l'exposition de Luc Delahaye sur les passagers sans âme du métro à l'exposition peu convaincante sur les Masques - un assemblage simpliste d'images où on se demande ce que peuvent bien faire des guerilleros cagoulés du Nicaragua à côté des mises en scène léchées de Witkin, on ne retient que peu de lieux et temps forts. L'exposition consacrée à Garry Winogrand et la très belle soirée de projection au Théâtre Antique où l'on a découvert pour le première fois ses diapositives couleur, ont été le rendez-vous sans doute le plus marquant de ces rencontres. Les expositions de James Caseberre et Stéphane Couturier étaient aussi intéressantes, mais dans l'ensemble le thème de l'Anonyme a voilé dans un flou de sens l'ensemble du festival. La dernière soirée a vu la projection d'un film décevant sur la célébrité "anonyme" Kirsten Owen et la présentation d'un film de Franck Perrin de la revue Crash. Ce dernier, sur l'invitation de Gilles Mora, a composé une réflexion très pertinente sur la mise en réseau de créateurs issus de multiples univers (musique, mode, création numérique…) qui dans l'ombre de l'anonymat participent à l'émergence de nouveaux courants culturels et artistiques.

Mais au moment où s'achève enfin l'aventure médiatique du Loft, on aurait pu aller plus loin dans la réflexion sur l'anonyme et ses rapports à l'image et à son aura médiatique. Finalement l'ambiance cette année collait à la programmation. Pas d'éclat, peu d'engagement, tout est dilué et rien ou presque ne sort du lot. Pour vivre heureux restons cachés.

Chrystel Jubien

Le site des rencontres : http://www.rip-arles.org/
Réagissez à cette chronique sur le forum de Flu.

L'expo de Garry Winogrand

 

édiTARD

Plumes

Mp3

Interviews

Blog

Forum