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Krzysztof Pruszkowski,
Paris détruit, mines niet
Galerie
Agathe Gaillard
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Krzysztof Pruszkowski, qui expose « Paris détruit, mines niet » à la Galerie Agathe Gaillard, introduit également la dimension du temps dans ses visions de Paris. En
couleur ou en noir et blanc, le photographe laisse ouvert son appareil et saisit le temps qui passe sur la ville. Le résultat donne des clichés flous, mouvants, dune très
grande émotion. Pruszkowski déconstruit la ville. Il la strie, la malmène, la bouleverse. Il croise des habitants dont on ne voit que des traces de jambes ou des
ombres fugitives. Le rapport à lurbanisme est violent. Les images sont saccadées et provoquent le trouble. Le photographe capte la ville en mouvement. Et
comment faire surgir le mouvement dans une image fixe, limitée de surcroît par le cadre ? En travaillant le flou, la vision brouillée par ce que tout ce qui bouge :
soi-même et les autres. Rien nest immobile, le photographe aussi bouge comme obéissant à une loi naturelle, physique. Dans chaque image la présence du
photographe est visible par son intervention involontaire sur limage produite. Le résultat peut faire penser à un fruit du hasard où à une magie chimique. Lappareil
de Pruszkowski, placé entre lui et le réel, enregistre dans la durée un moment insondable de lexistence, limperceptible.
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Chrystel
Jubien
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Mois de la Photo à Paris
Galerie Agathe Gaillard : « Krzysztof Pruszkowski, Paris détruit, mines niet »
3, rue du Pont-Louis-Philippe 75004 Paris, tel. 01 42 77 38 24, M°Pont-Marie ou Hôtel de Ville, ouvert du mardi au samedi de 13h à 19h, jusquau 2 décembre
2000, entrée libre.
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