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Mini-rétrospective Abbas Kiarostami
Journée exceptionnelle
Erratum : Pour des raisons indépendantes de notre volonté,
la rétrospective Abbas Kiarostami,
initialement prévue le 28 mars, a du être décalée
au dimanche 14 mars 2003. Merci de nous en excuser.
Dimanche 14 mars
La séance sera suivie d’un
débat avec Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef
des Cahiers du Cinéma.
Que l’un des plus
grands cinéastes contemporains ait fait ses premiers
pas sous l’égide de la pédagogie n’est
probablement pas étranger aux signes distinctifs de
son œuvre : la simplicité des cadres, la limpidité
du récit et la présence constante de l’enfant,
symbole de la découverte du monde et de l’autre.
Incarnation du regard pur, premier, objectif de son cinéma.
Lui-même rappelle dans les entretiens que tous ses films
recèlent des plans rêvés, désirés,
ancrés en lui dès son plus jeune âge.
L’enfance comme référence absolue d’un
étonnement face à ce qui advient, à ce
qu’il fait advenir dans son cinéma.
Venez, sans faute, vous émerveiller avec nous d’une
transmission qui a l’évidence et la beauté
des origines, point d’orgue d’un cycle, éloge
d’une tradition en péril.
11h
LES ELEVES DU COURT PREPARATOIRE d’Abbas Kiarostami
Iran, 1985, 16 mm, couleur, 85’
Une école primaire iranienne au milieu des années
80. Dès qu’un conflit éclate, les élèves
concernés sont envoyés dans le bureau du directeur.
Celui-ci les interroge de façon à ce qu’ils
reconnaissent d’eux-mêmes leur part de responsabilité.
Nous suivons donc la procession de ceux qui se sont battus,
insultés, ont chahuté... Le même cérémonial
(interrogation, aveux, repentir) se répète à
quelques variantes près, en alternance avec un autre
moment fortement ritualisé : le quart d’heure
de gymnastique matinal.
14h30
OU EST LA MAISON DE MON AMI ? d’Abbas Kiarostami
Iran, 1987, 35mm, couleur, 85’
Un écolier s'aperçoit qu'il a emporté
par mégarde le cahier de son voisin de pupitre. Or
le maître a menacé ce dernier de le renvoyer
de l'école si ses devoirs ne sont pas faits le lendemain.
Notre jeune héros, échappant à la vigilance
de sa mère, se lance à la recherche de son ami
dans les hameaux environnants. Mais son épuisante course
contre la montre se trouve entravée d'obstacles divers.
18h
LA SOLUTION d’Abbas Kiarostami
Iran, 1978, 16mm, couleur, 11’
Un homme fait du stop au bord d’une route très
fréquentée pour rejoindre sa voiture dont il
vient de faire réparer la roue. En vain.
suivi de
LE PAIN ET LA RUE d’Abbas Kiarostami
Iran, 1970, 35mm, N&B, 10’
Un petit garçon est allé chercher du pain. Sur
le chemin du retour, un chien l’empêche de continuer
son chemin. Il ne peut s’en défaire et lui lance
un morceau de pain. Le chien, reconnaissant, accompagne le
petit garçon jusqu’à sa porte : là,
il attend sa prochaine victime.
suivi de
LA RECREATION d’Abbas Kiarostami
Iran, 1972, 35mm, N&B, 11’
A l’école, un jeune garçon est puni pour
avoir brisé une vitre avec son ballon. Sur le chemin
du retour, un match de foot l’empêche de passer.
Il emprunte alors un chemin accidenté qui le conduit
à la périphérie de la ville…
suivi de
LE COSTUME DE MARIAGE d’Abbas Kiarostami
Iran, 1978, 35 mm, couleur, 53’
Dans la cour intérieure d’un immeuble s’étagent
différents commerces, dont un tailleur, chez qui une
dame arrive avec son fils, pour lui faire fabriquer un costume
à l’occasion du mariage de sa fille. Dans l’ombre
du commerce des adultes, d’autres tractations ont lieu
: qui obtiendra du jeune apprenti du tailleur le privilège
clandestin de porter ce costume la nuit précédant
la livraison ? Sans lui faire perdre sa place ?
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