Le désir a-t-il encore des ailes ?
Journée particulière
offerte à l’association nationale des enseignants
et partenaires culturels des classes cinéma et audiovisuel
« Les ailes du désir »
Dimanche 29 février
Dans cet éloge de la transmission, il
nous a paru indispensable de convoquer l’expérience
de professeurs du secondaire, pratiquant à côté
de leur discipline propre, l’enseignement du cinéma.
Fondée par Françoise Jeancolas-Audé –
critique de cinéma à Positif, «
Les ailes du désir » est une association de pédagogues
militants en faveur de la culture cinématographique,
qui publie une revue Le Cahier des Ailes du Désir.
A notre demande cette association propose pour le 29 février
2004, outre le chef-d’œuvre de Chris Marker Sans
soleil, film au programme du baccalauréat, série
L'option cinéma et sélectionné également
cette année par « Lycéens au Cinéma »,
des films récents comme La spirale du pianiste
de Judith Abitbol et Mimi le très beau
portrait de Claire Simon et l’indémodable La
Jungle plate de Johan van der Keuken. A l’occasion
de la table ronde vous pourrez interroger avec nous ces enseignants
sur l’état du « désir de cinéma
» dans les lycées et sur la manière dont
les élèves reçoivent les films qu’on
leur propose. On imagine cette transmission plus aisée
que celle de la transmission pédagogique pure, ce que
nous aurons le loisir de vérifier ensemble.
11h
SANS SOLEIL de Chris Marker
France, 1982, 35 mm, couleur, 100’
Des lettres d'un cameraman free-lance, Sandor Krasna, sont
lues par une femme inconnue. Parcourant le monde, il demeure
cependant attiré par ces deux "pôles extrêmes
de la survie", le Japon et l'Afrique, plus particulièrement,
la Guinée-Bissau et les îles du Cap Vert. Le
cameraman s'interroge sur cette représentation du monde
dont il est en permanence l'artisan, et le rôle de la
mémoire qu'il contribue à forger…
La séance sera présentée
par Jean-Albert Bron.
14h30
LA JUNGLE PLATE de Johan van der Keuken
Pays-Bas, 1978, 16 mm, couleur, 90’
La Waddenzee, Mer des Terres Humides, est une région
naturelle unique, zone côtière des Pays-Bas qui,
selon les marées, est tantôt mer, tantôt
terre. Johan van der Keuken filme cette " jungle plate
", sa faune, sa flore et ses habitants et montre leur
vie qui a été bouleversée par les développements
économiques, techniques et industriels de la région.
La séance sera présentée
par Marie-Claude Bénard, secrétaire de l’association.
18h
LA SPIRALE DU PIANISTE de Judith Abitbol
France, 2000, 35mm, couleur, 100’
C'est un film sur le travail lié à la création
qui montre le travail du pianiste Jean-Louis Haguenauer. Plus
précisément son travail sur les vingt-quatre
Préludes de Claude Debussy. Il s'agissait de filmer
l'élaboration du travail de l'interprète, tel
que le conçoit Jean-Louis Haguenauer, chez lui, seul,
face à son piano.
Que fait-il des heures entières à son piano
? Quelle est son approche de l'œuvre ? Comment "trouve"-t-il
son interprétation ?
Comment pense un musicien ? Et comment le cinéaste
qui le filme le regarde-t-il ? Ce travail du pianiste
apparaît comme une spirale dont nous sommes le témoin
attentif.
La séance sera suivie d’une table-ronde
en présence de la cinéaste, avec la participation
de Françoise Jeancolas-Audé, de Jean-Albert
Bron, président de l’association Les ailes du
désir, de Raphaël Girardot, des Ateliers Varan,
de Geneviève Merlin, professeur de lettres, membre
du bureau des Ailes du désir et de Pascaline Simard,
réalisatrice et intervenante cinéma.
21h
MIMI de Claire Simon
France, 2002, 35mm, couleur,
Mimi n'est pas une vedette, c'est quelqu'un. Elle raconte
sa vie au beau milieu du monde où elle s'est constituée
comme héroïne de sa propre légende.
Toute autobiographie est le récit d'une autre vie :
le passé est avant tout la propriété
de nos hantises, et nos histoires la succession d'hallucinations
auxquelles on tente de ressembler. Mimi n'échappe pas
à la règle : des souvenirs douloureux de son
enfance jusqu'au rock final, elle tourne autour d'elle-même
à la recherche d'un point d'appui qui lui permettrait
de coïncider avec ce qu'un personnage croisé au
hasard des marches de la mémoire appelle "sa grande
puissance d'évasion".
La séance sera présentée
par Françoise Jeancolas-Audé.
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