-------------------
- Présentation
------------------
- Calendrier

------------------

- Films sélectionnés
------------------
- Infos Pratiques
------------------

Crédits/Partenaires
------------------

> Séances spéciales


- 15 février :
Résumés des films


- 29 février :
« Les ailes du désir »


- 14 mars :
Mini-rétrospective Abbas Kiarostami




-------------------
- Communication événementielle
-------------------
- Fluctuat.net

 

   

Films sélectionnés pour la thématique (par séance)
(projetés tous les dimanches, à raison d’une à deux projections au cours du cycle)

Programme n°1

LOUIS LUMIERE d'Éric Rohmer
France, 1968, 16mm, N&B, 66’
Eric Rohmer filme une conversation entre Henri Langlois, fondateur-directeur de la Cinémathèque Française et le cinéaste Jean Renoir. Les deux hommes sont aussi passionnés l'un que l'autre par les premiers âges du cinématographe et sont heureux de revoir à cette occasion une sélection de films de Louis Lumière. Renoir, né en 1894, l'année qui précède la première projection publique voit dans ces bandes la suite logique des recherches picturales des impressionnistes qui ont prônés le retour à la nature en peignant sur le motif.
Henri Langlois renchérit, soulignant qu'au-delà de l'enregistrement du réel, s'inscrit, dès le début, un souci de composition et l'amorce d'un fictionnement.
Voir, en exercice, deux hommes qui ont compté dans notre culture cinématographique est un vrai bonheur.
suivi de
LA PETITE MARCHANDE D’ALLUMETTES de Jean Renoir
France, 1928, 35 mm, N&B, muet, 29’
"Ça serait bon de se réchauffer à la flamme d'une allumette" se dit Karen, la petite marchande d'allumettes qui grelotte de froid sous la neige en cette période de Noël. Réfugiée sous une palissade, alors qu'elle s'est fait rabrouer par des bourgeois pressés qui ne lui ont rien acheté, elle s'endort sous le froid, et elle rêve.
suivi de
POST-FACE A LA PETITE MARCHANDE D’ALLUMETTES de Jean Eustache
France, 1972, Beta SP, couleur & N&B, 26’
Un film de la série Rencontres, produite par Georges Gaudu.
Georges Gaudu interroge Jean Renoir à propos de son film La petite marchande d’allumettes, sur la scène du Théâtre du Vieux-Colombier, lieu de tournage du film en 1928. Un entretien documenté et pédagogique, interrompu par des extraits magnifiquement choisis et montés.

Dimanche 4 janvier, 11h


Programme n°2

POLA A 27 ANS de Natacha Samuel
France, 2001, Beta SP, couleur, 55’
« Pola était une petite juive de Varsovie. Entre 1944 et 1945 - elle a 27 ans - elle a perdu ses grands-parents, son père, sa mère, ses quatre frères, son mari (et toute la famille de son mari) à Auschwitz, où elle a elle-même vécu l'enfer pendant un an. Moi, j'ai eu 27 ans cette année, et vraiment très envie de comprendre la mémoire que ma grand-mère Pola gardait de ses 27 ans. On a décidé de partir toutes les deux sur les traces de ses souvenirs, dans ce pays qui m'a toujours semblé beaucoup plus loin que la Chine... » Natacha Samuel
suivi de
LES ENFANTS DE SAM de Pascal Magontier
France, 2002, Beta SP, couleur, 52’
"Coupable d'être vivant", seul rescapé de sa famille disparue à Auschwitz, Sam Braun est rapatrié en France fin juin 1945. Marié deux fois, il aura deux filles et deux garçons. "Les enfants de déportés sont une génération sacrifiée. Ils sont soit enfermés dans le non-dit soit abreuvés de souvenirs", dit-il.
Pendant quarante ans, Sam n'a rien pu dire. Ni à ses deux femmes, ni à ses quatre enfants. Jusqu'au jour où, cédant à une sollicitation amicale il s'est décidé à témoigner, devant des collégiens et des lycéens, de l'indicible.
Le réalisateur tente de faire le portrait de Sam à travers les confidences croisées de ses enfants. Chacun d'eux a développé une perception singulière de son histoire, contraint de l'imaginer faute d'en connaître les détails. Chacun à sa façon réajuste peu à peu les pièces manquantes d'un puzzle intime, et, derrière la souffrance cachée de leur père, retrouve l'adolescent détruit qu'il cherche depuis toujours à protéger.

Dimanche 4 janvier, 14h / Dimanche 1er février, 18h
La séance du dimanche 1er février sera suivie d’un débat en présence des cinéastes, avec la participation de Sam Braun et d’Antoine Spire, conseiller éditorial du Monde de l’Education, Universitaire, auteur de « L’obsession des origines » Ed. Verticales, 2001.


Programme n°3

LE PAYS DES SOURDS de Nicolas Philibert
France, 1992, 35mm, couleur, 95’
A quoi ressemble le monde pour ces millions de gens qui, dès leur naissance, vivent dans le silence ? Avec Jean-Claude, Claire, Florent, Abou, Marie-Hélène et quelques autres, Nicolas Philibert nous fait pénétrer et découvrir ce pays lointain, régi par des systèmes de communication spécifiques, où tout passe par le regard et le toucher.
(...) Pendant longtemps en France, ce langage a été interdit, on liait les mains des sourds pour les forcer à parler. Aujourd'hui, ils luttent pour l'apprentissage des deux expressions à l'école. La richesse de ce document réside dans la balance délicate entre les témoignages des interviewés qui démontent tous les lieux communs sur la surdité (...).


Dimanche 4 janvier, 18h
La séance sera suivie d’un débat en présence de Nicolas Philibert.


Programme n°4 INEDIT

ONE OF MANY – LE VOL DE L’ESPRIT de Jo Béranger & Doris Buttignol
France, 2003, 35mm, couleur, 95’
Sally est une jeune femme autochtone originaire de la réserve de Lower Post située à la lisière du Yukon. Très jeune, Sally a été enlevée à sa mère pour être placée dans une famille d’accueil loin de sa communauté d’origine. Parvenue à l’âge adulte et devenue elle-même mère, elle reconstitue difficilement l’histoire de sa famille dont tous les membres ont été dispersés. Aujourd’hui, elle cherche à comprendre pourquoi et comment tout cela est arrivé. Du Yukon au Sud de l’Alberta, la quête de Sally réveille le souvenir de plusieurs générations d’enfants autochtones enlevés en bas âge à leurs parents pour être placés de force dans des pensionnats. L’histoire personnelle de Sally lève le voile sur un chapitre méconnu de l’histoire des Premières Nations, éclairant sous un jour nouveau les enjeux du combat actuel pour le contrôle de l’éducation.
Acculturation, perte d’identité, souffrances mais également guérison et espoir pour les générations à venir, telles sont les différentes étapes du périple que nous allons vivre avec Sally.

Dimanche 4 janvier, 21h / Dimanche 1er février, 14h
La séance du dimanche 4 janvier sera suivie d’un débat en présence des cinéastes, avec la participation d’Edith Patrouilleau, Présidente du Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques, de Nelcya Delanoë, Professeur d’histoire américaine à l’Université de Paris X, et Joëlle Rostkowski, Ethnohistorienne Consultante à l’Unesco, co-auteurs de l’ouvrage “Voix indiennes, voix américaines - Les deux visions de la conquête du Nouveau Monde” Ed. Albin Michel 2003.


Programme n°5

FRANCE, TOUR/DETOUR, DEUX ENFANTS de Jean-Luc Godard & Anne-Marie Miéville
Episodes n°3, 4 et 7
France, 1978, Beta SP, couleur, 3 x 26’
Conçue comme un feuilleton, cette série suit le parcours quotidien de deux enfants, Camille et Arnaud, regardés, interrogés par Jean-Luc Godard dit Robert Linard. Il explore avec eux et à travers eux les frontières entre le monde des adultes et celui des enfants, leur apprentissage de la réalité et du langage. Des surprises naissent des questions et réponses mais aussi des voix qui commentent et déchiffrent les images, les jeux de mots...

Dimanche 11 janvier, 11h
La séance sera présentée par Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque, auteur de “Exils et territoires, le cinéma d’Amos Gitaï” Ed. Cahiers du Cinéma 2003.


Programme n°6

AU COURS DE MUSIQUE de Marie-Claude Treilhou
France, 2000, Beta SP, couleur, 95’
Les conservatoires de musique ont parfois l'injuste réputation de dispenser un enseignement aux méthodes dépassées. Edouard Exerjean, personnage principal du film, enseigne le piano au conservatoire du XIIIe arrondissement de Paris. Attaché à la rigueur inhérente à la pratique de l'instrument, il parvient néanmoins à transmettre sa passion en douceur...
“Si ce film réussit à communiquer l’enchantement de ces cours de musique, sa mission sera accomplie. Car c’est bien dans ce labeur sans relâche que se trame un jeune musicien. C’est dans cette patience - et dans cette impatience que s’offre la lisibilité - la possibilité même - d’un tel héritage. Edouard Exerjean, remarquable pianiste lui-même, est de ceux qui montrent le chemin avec une impitoyable générosité : un vrai maître, pour ses élèves, et peut-être au-delà.
Marie-Claude Treilhou

Dimanche 11 janvier, 14h / Dimanche 21 mars, 18h
La séance du dimanche 21 mars sera suivie d’un débat en présence de la cinéaste avec la participation du professeur Edouard Exerjean.


Programme n°7

WATCH ME ! de Xavier Baudoin
France, 2003, Beta SP, couleur, 52’
Des élèves du collège Louise Michel de Clichy-sous-bois chantent la musique composée pour eux par Ernest Dawkins. Le saxophoniste américain a laissé à des lycéens de la Seine-Saint-Denis le soin d'écrire les textes. Ceux-ci parlent de la cité et de la vie. Une chanteuse, une pianiste et un percussionniste les font répéter pendant deux mois. La musique composée par Dawkins, "The Last Diaspora" se fraie petit à petit un chemin dans le quotidien de ces jeunes de banlieue. Une semaine avant le concert, l'artiste arrive à Chicago. Il se rend dans les classes, improvise avec ses musiciens un standard de jazz, explique sa démarche et prend en charge la direction de cent cinquante choristes, des percussionnistes et trente musiciens de la fanfare. Dawkins dirige tout le monde avec des mimiques et des grands gestes, utilise tout son corps pour solliciter et canaliser l'énergie des jeunes et la restituer ensuite dans sa musique. "Le plus important - répète-t-il en anglais - c'est de me regarder." Captivés par le personnage, les jeunes interprètes s'appliquent comme jamais et son mot d'ordre "Watch me", prend un sens nouveau le jour du concert, lorsque, placés sur le devant de la scène, ils se produisent en public.
suivi de
A L’OMBRE D’UNE MEMOIRE de Mustafa Balci INEDIT
Belgique, 2003, Beta SP, couleur, 60’
"Sur mon chemin, j'ai rencontré un vieil homme qui m'a invité à écouter. Une mémoire. Cet homme, Ramazan Güngör, marqué parfois durement par les vicissitudes du temps et de l'âge, n'est pas une personne comme les autres. Il est l'un des derniers bardes d'une époque en passe d'être révolue. Une transmission orale a eu lieu et un film prend forme, pour partager cette transmission. Ce vieux sage turc m'a transmis une part de son savoir. Ce savoir se présente sous la forme d'un luth à trois cordes, un üçtelli, qui s'ouvre sur un monde. Le monde de Ramazan Güngör, le dernier maître du üçtelli." Mustafa Balci

Dimanche 11 janvier, 18h / Dimanche 22 février, 14h
La séance du dimanche 11 janvier sera suivie d’un débat en présence des cinéastes, avec la participation de Stéphanie Touré, responsable des actions musicales de Banlieues Bleues et de Jérôme Cler, ethnomusicologue, maître de conférence à l’université de Paris IV – Sorbonne.


Programme n°8

GRANDS COMME LE MONDE de Denis Gheerbrant
France, 1998, 35 mm, couleur, 95’
Ils disent l'enfance qui s'en va, la cité qui fait peur et qui fait envie. Ils parlent du bien et du mal, de la religion et des résultats scolaires. Ils sont en cinquième et vivent l'âge où l'on naît au monde. Denis Gheerbrant a su susciter et capter la parole, entre l'enfance et l'adolescence, sur la vie dans le quartier, à la maison et au collège. Filmé à Gennevilliers, dans un environnement réputé difficile, le film nous tend un miroir à travers des conversations qui révèlent une surprenante maturité face au défi représenté par l'entrée dans l'adolescence, et plus loin dans la société.

Dimanche 11 janvier, 21h / Dimanche 21 mars, 14h
La séance du dimanche 11 janvier sera suivie d’un débat en présence du cinéaste.


Programme n°9 INEDIT

DIE II PHASE (PHASE II) de Lukas Schmid
Allemagne/Suisse, 2002, Beta SP, couleur, 87’
"Etre adulte, c'est "avoir une vie normale". Maintenant que tu es grand, tu dois utiliser tes dons, du mieux que tu peux. Je n'ai pas envie de grandir, jamais, jamais..." ("Rappa")
Robert Rappacinski, dit "Rappa", 18 ans, est toxicomane et délinquant. Ce n'est plus possible ! Avec sept autres jeunes, il est placé à Kalrchain, un ancien monastère transformé en AEA, institution de rééducation pénitentiaire, où ils apprendront à se fixer pour but "une vie normale".
On leur donne trois mois pour changer d'attitude, sinon ils en prendront encore pour deux ans ! Pendant ces trois mois, la caméra suit le quotidien du service où ils sont détenus.

Dimanche 25 janvier, 18h / Dimanche 8 février, 14h30
La séance du dimanche 25 janvier sera suivie d’un débat en présence du cinéaste avec la participation du docteur Jean Dugarin, psychiatre à l’Espace Murger de l’Hôpital Fernand Widal à Paris.


Programme n°10 INEDITS

TERRE D’EXIL de Yohan Laffort
France, 2002, Beta SP, couleur, 59’
Quatre marocains travaillent dans l'une des dernières briqueteries traditionnelles du Nord de la France. Ils ont en commun d'être arrivés du Maroc dans les années soixante et soixante-dix, en quête d'un travail. À travers leur parcours personnel, c'est une partie de l'histoire de l'immigration marocaine récente qui se dévoile. Au sein de l'usine, ils partagent leur vie de travail avec les autres ouvriers, tous embarqués dans la même galère.
suivi de
DU COTE DE CHEZ SOI de Rahma Benhamou El Madani
France, 2003, Beta SP, couleur, 56’
Ce film raconte l'histoire de mes parents, et de leurs différents voyages : le principal c'est celui qu'ils accomplissent fréquemment vers leur pays d'origine le Maroc. Ce voyage en rappelle d'autres accomplis vers l'Algérie dans les années 40 puis celui vers la France. Ces voyages d'immigrations ont fait d'eux des êtres à part. La question que je me pose est là dans ce regard que je pose sur leur quotidien, leur histoire, leur environnement. Et le chez soi prend des allures, des tons, des rythmes où je les retrouve et où je les perds. Où le chez soi est commun aux autres, à ceux à la même histoire, à ceux qui partent aussi.

Dimanche 25 janvier, 21h
La séance sera suivie d’un débat en présence des cinéastes, avec la participation d’Aïssa Kadri, directeur de l’Institut Maghreb Europe, Université Paris VIII.


Programme n°11

L’ABECEDAIRE DE GILLES DELEUZE (L’ENFANCE) de Pierre-André Boutang
France, 1996, Beta SP, couleur, 36’
Deleuze ne voulait pas d'un film sur lui, mais il avait accepté l'idée d'un film avec lui, et avec Claire Parnet qui fut son élève. C'est un abécédaire dont chaque lettre renvoie à un mot, de A comme animal à Z comme zigzag. Existe-t-il un lien entre Spinoza et Minelli ? Entre Marcel Proust et Francis Bacon ? Entre les poux et la culture ? L'abécédaire nous montre l'expérience d'une pensée à l'œuvre, d'une parole qui fit dire à Michel Foucault : « Une fulguration s'est produite qui portera le nom de Deleuze... Un jour peut-être le siècle sera deleuzien ».
suivi de
ZERO DE CONDUITE de Jean Vigo
France, 1933, 35 mm, N&B, 44’
Dans un pensionnat de province, entre chahuts, punitions, études et récréations, trois gamins fomentent une rébellion. Un joyeux vent de révolte souffle sur ce film largement autobiographique de Jean Vigo. C’est sans doute ce qui valut à Zéro de conduite d’être interdit par la censure jusqu’en 1945.
suivi de
EN RACHACHANT de Jean-Marie Straub & Danièle Huillet
France,1982, 35mm, N&B, 7’
Un petit garçon têtu et sérieux comme un pape derrière de grosses lunettes de myope réalise le rêve de tous les enfants en âge d'aller à l'école primaire : celui de dire une bonne fois pour toutes "merde" au professeur et à ce qu'il représente.

Dimanche 1er février, 11h / Dimanche 22 février, 18h
La séance du dimanche 22 février sera suivie d’un débat en présence Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.


Programme n°12 INEDIT

EN MARGE DES CAHIERS de Bernard Kleindienst
France, 2002, Beta SP, couleur, 78’
L'école Oscar Romero a été créée un peu par hasard, il y a 20 ans, par des frères des Écoles Chrétiennes et des jeunes de la banlieue nord de Paris. Aujourd'hui elle continue sa mission d'origine : accueillir d'abord et avant tous, les enfants mis hors du système scolaire classique, dans des lieux où elle devient maintenant le dernier service public. Le film n'est pas rassurant. Il montre un lieu incroyablement fragile. Le monde qui l'entour l'est tout autant. La vie, comme on dit, risque à tout moment de piétiner les démarches, les efforts répétés par des adultes souvent dans le doute. Pourtant les enseignants, les éducateurs... avec Amar, un ancien élève, croient toujours "qu'au fond de toute personne, même la plus grosse des crapules, il y a un truc de bien." Mais il faut le chercher.

Dimanche 1er février, 21h
La séance sera suivie d’un débat en présence du cinéaste, avec la participation de l’enseignante Moktharia Louadit, de Nicolas Capelle, co-fondateur de l’école Romero et de Marie-Danielle Pierrelée, à l’initiative de structures scolaires expérimentales.


Programme n°13

CE QUI ME MEUT de Cédric Klapisch
France, 1989, 35mm, N&B et couleur, 23’
Un hommage à Jules Marey - chronophotographe - dont les recherches sur le mouvement sont célèbres et en qui certains voient l'un des inventeurs de la cinématographie.
Hommage qui est une prouesse technique par la reconstitution des conditions de filmage et de tirage des travaux de Jules Marey, et qui témoigne déjà de l'invention scénaristique dont fera preuve Cédric Klapisch par la suite. Savoir raconter un moment de l'histoire du cinéma avec grâce et humour relève du grand art.
suivi de
UNE JOURNEE D’ANDREÏ ARSENEVITCH de Chris Marker
France, 1999, Beta SP, couleur, 55’
Chris Marker nous offre un voyage à travers les films de l'un des plus grands stylistes du cinéma, Andreï Tarkovski. A partir de l'un des derniers bonheurs du cinéaste (l'arrivée à Paris de son fils longtemps retenu comme otage par les soviétiques), Marker plonge avec respect dans cette œuvre mystérieuse et tranquille, dont on revoie des fragments, et notamment la préparation périlleuse d'un plan-séquence du Sacrifice. Un mois plus tard, Tarkovski, cloué sur son lit par la maladie, découvrira sur un écran télé la première mouture de ce qui sera son dernier film.

Dimanche 8 février, 11h


Programme n°14

LA LOI DU COLLEGE de Mariana Otero
Episodes n°2, 3 et 4
France, 1994, Beta SP, couleur, 3 x 28’
Jour après jour, tout au long de l'année scolaire 1992-1993, Mariana Otero a filmé les élèves d'un collège implanté au cœur d'une cité en banlieue parisienne. Âgés de 10 à 16 ans, ces jeunes découvrent dans l'établissement scolaire un lieu de socialisation avec ses règles et ses sanctions. Dans les salles de cours ou le bureau du Principal, pendant les conseils de classe ou les conseils de discipline, la réalisatrice a capté les moments ordinaires, exceptionnels ou dramatiques de la vie d'un collège. (Primé au festival de Lisbonne 94)

Dimanche 8 février, 18h
La séance sera suivie d’un débat en présence de la cinéaste avec la participation de Denis Freyd d’Archipel 35 Production.


Programme n°15 INEDIT

LE FUTUR DE L’IMPARFAIT de Sylvie Ditmann
France, 2003, Beta SP, couleur, 110’
"N'oublie jamais de regarder si celui qui refuse de marcher n'a pas un clou dans sa chaussure." (Fernand Deligny)
“Animée par le désir de mieux comprendre les mécanismes qui engendrent l'échec scolaire et la violence, j’ai filmé une classe d’adolescents de 13 ans durant une année scolaire dans une SEGPA ( Secteur d’Enseignement Général et Professionnel Adapté). Les élèves sont regroupés en 5ème par classe d’âge et non par niveau. Tous sont en grandes difficultés scolaire, sociale ou affective. Zowie est leur institutrice. Elle nous ouvre sa classe et nous permet d’observer dans le quotidien les difficultés de cette profession en manque de reconnaissance, face à des enfants stigmatisés dans leur image d'élèves "durs" et "mauvais".
Au-delà d’un documentaire sur l’école, ce film est un huis clos dans lequel on prend le temps de mesurer l’impact et les conséquences de chaque geste et de chaque parole.” Sylvie Ditmann


Dimanche 8 février, 21h
La séance sera suivie d’un débat en présence de la cinéaste avec la participation du producteur Gérald Colas.


Programme n°16

CITIZEN LANGLOIS d’Edgardo Cozarinsky
France, 1995, 35mm, couleur et N&B, 65’
Primé à Berlin 1995
Henri Langlois a vécu une seule passion : l’obsession de sauver, conserver, montrer tous les films de l’histoire du cinéma. Pour plusieurs générations de cinéphiles, il fut la mémoire vivante du septième art. Le film retrace le parcours de celui qui créa en 1936 la Cinémathèque Française, et qui fut un formidable programmateur, un extraordinaire pédagogue et un grand artiste de son temps.

Dimanche 22 février, 11h


Programme n°17

ON N’EST PAS DES BOUFFONS d’Hubert Brunou
France, 2001, Beta SP, couleur, 52’
Des filles et des garçons, bons élèves d'un collège situé dans une cité dite "difficile" de la banlieue parisienne racontent leurs espoirs mais aussi leurs difficultés d'apprentissage au collège. Tous issu de l'immigration, Hichem, Lekbir, Sonia, Sébastien et les autres vivent leurs études avec des handicaps certains : habitat dégradé, violence dans le quartier, faibles revenus des parents, familles nombreuses... Tout cela pourtant, ils semblent s'en accommoder grâce à une volonté farouche de réussir leurs études. La pression vient d'ailleurs. Participer au cours, répondre au professeur, vouloir réussir, c'est prendre le risque de se faire traiter de "suceur", ou de se faire exploiter par ses camarades.
Tableau effrayant de la remise en cause de l'enseignement dans une zone défavorisée de la périphérie, sauvé par la fraîcheur, l'intelligence, le fatalisme teinté d'humour de ces enfants qui résistent aux multiples handicaps de leur environnement. Comme le regard généreux du cinéaste nous y invite, nous aimerions que la vie consente à les épargner, et encourage leur vaillance.
suivi de
PEUT MIEUX FAIRE d’Agnès Bert
France, 2001, Beta SP, couleur, 53’
Qu'est-ce que ce métier d'instituteur que nous croyons tous connaître puisque nous sommes tous passés par l'école ? Quand on débute sans formation, comme Nathalie et la réalisatrice, on ne comprend rien à ce que l'on fait. Et l'on a, pour seul outil, le souvenir de ses anciens maîtres. En suivant les épreuves de cette jeune institutrice (de la prise d'autorité à sa réflexion sur la pédagogie) et ses rencontres avec les autres enseignants, l'inspecteur, le conseiller pédagogique, le film tente de mesurer le degré de liberté des instituteurs. Bien que nous soyons seuls et responsables de notre classe, tout dans l'école induit la reproduction d'une norme que nous avons intégrée lorsque nous étions enfants et il est difficile pour l'instituteur de trouver sa propre voie. Et si l'autonomie des enfants est le meilleur projet de l'école, peut-être faudrait-il que l'institution s'intéresse à celle du maître.

Dimanche 22 février, 21h
La séance sera suivie d’un débat en présence des cinéastes avec la participation du philosophe Hubert Vincent, auteur de Lieux et usages du monde. 2- Enseigner, Ed. L’Harmattan, 2003 (sous réserve).


Programme n°18

A COMME ARITHMETIQUE de Pierre Kast & Raymond Queneau
France, 1951, 35 mm, N&B, 7’
A comme Arithmétique, ou A comme absurde ?
Pierre Kast et Raymond Queneau se sont unis pour réaliser, dans l'esprit d'une encyclopédie illustrée, ce film amusant. On y voit Raymond Queneau faisant une démonstration par l'absurde d'opérations simples.
suivi de
FERNAND DELIGNY, A PROPOS D’UN FILM A FAIRE de Renaud Victor
France, 1987-88, 16mm, couleur et N&B, 67’
Après une collaboration avec Fernand Deligny à divers titres et notamment pour ce document exceptionnel sur l'autisme qu'est "Ce gamin-là", il était naturel que Renaud Victor souhaite transmettre la parole de celui qui fut pour lui un père spirituel et nous offrir une trace de cette intelligence au travail. Ce qui frappe dans le monologue éblouissant de cet homme à la trajectoire singulière, c'est l'humilité avec laquelle il avance ses hypothèses, l'humilité d'un chercheur pour qui il ne s'agit pas d'imposer des conclusions sur l'autisme mais de nous aider par tâtonnements à nous approcher de la vérité.
L'habitude de tout remettre à plat, de tout reconsidérer, y compris et surtout le langage, fait toute l'originalité de sa pensée. Cette réflexion à voix haute nous mène au cœur du problème : l'image opposée au langage. L'autisme devient une métaphore pour aborder le cinéma : un film qui est une fête de l'esprit.

Dimanche 21 mars, 11h



Programme n°19 INEDIT

LA RENCONTRE de Jean-Patrick Lebel
France, 2000, Beta SP, couleur, 79’
Sous la direction artistique de Rachid Akbal
La rencontre entre trois apprenties comédiennes et de jeunes handicapés mentaux à la faveur d’un travail théâtral autour du thème du clown. Au fil de cet échange le plaisir naît furtivement, de la découverte du jeu, de l’édification de soi-même mêlée à la construction d’un personnage imaginaire.

Dimanche 21 mars, 21h
La séance sera suivie d’un débat en présence du cinéaste, avec la participation de Rachid Akbal, directeur artistique « Le temps de vivre ».


Cycle « Eloge de la transmission »
Du 4 janvier au 28 mars 2004

Pages réalisées par le Studio "Communication événementielle"
des éditions hybrides © fluctuat.net 2003 / 2004
Vous souhaitez annoncer vos événements sur Fluctuat.net ?
Consulter nos offres en cliquant ici ou contactez-nous au 01 44 90 03 08