Le
Velvet Underground & Nico
http://www.loureed.org/new/index_lou.html
http://smironne.free.fr/NICO/index.html
Pour finir, on ne peut pas
parler de superstars sans parler de la partie
la plus connue du collectif pop de la Factory,
la bande-son inévitable des années
pop, en quelque sorte : The Velvet Underground.
Le groupe, constitué comme chacun sait
de Lou Reed, John Cale, Maureen (Mo) Tucker
et Sterling Morrison, utilise pour la première
fois son nom en 1965, lors d’un concert
où la formation joue déjà
There she goes again, Venus in Furs et Heroin.
Tout se passe très vite, car à
peine un mois plus tard, ils sont engagés
pour jouer 6 soirs par semaines au Café
Bizarre, un club plutôt sordide du Village
si on en croit les témoignages.
C’est là que Gerard Malanga les
remarque. Dès le lendemain, sachant
que Andy cherche à produire un groupe
de rock, il le pousse à venir les voir
jouer. L’essai est concluant mais le
Velvet Underground ne sait pas encore que
le pop-artist a des visées sur eux.
De leur côté, excédés
par la manière dont le patron du Café
Bizarre les traite (interdiction d’utiliser
la batterie, travail le jour de Noël),
ils jouent volontairement une fois de trop
The Black Angel’s Death Song, chanson
qui se termine en maelström infernal
et dissonant. Deux jours après que
leur futur producteur les ait vu, ils réussissent
donc à se faire virer.
Recontactés par Warhol qui leur propose
de les produire, les membres du groupe investissent
donc la Factory et, affublés de l’ex-mannequin
Nico (Lou Reed est premièrement réticent
à sa présence mais finira par
céder et composer des chansons pour
elle), commencent à répéter
de nouveaux titres en vue d’accompagner
le Exploding Plastic Inevitable encore en
gestation 15.
Fort du succès public et financier
de la tournée, Warhol peut alors payer
au groupe l’enregistrement de leur premier
album intitulé The Velvet Underground
& Nico dont la sortie en 1968 passera
assez inaperçue quand il ne récoltera
pas des critiques exécrables.
Comme cela se produit souvent, Warhol part
alors sur d’autres projets et quand
Lou Reed lui annonce qu’il est temps
pour le Velvet de reprendre son indépendance,
les deux hommes se brouillent. Ils ne se reparleront
plus jamais.
En 1989 pourtant, 2 ans après la mort
de Warhol, John Cale et Lou Reed enregistrent
Songs for Drella, concept-album hommage entièrement
dédié à la mémoire
de celui qui les avait fait sortir de l’ombre.
Dans Hello it’s me, le poignant dernier
titre, Lou Reed chante :
Andy it’s me. Haven’t see you
in a while
I wished I talked you more when you were alive.
Quand à la toute fin de la chanson,
il susurre enfin “Goodnight Andy”,
on devine une voix étranglée
par le remord.
Aujourd’hui, les chansons du Velvet
Underground que la critique avait descendues
en flammes et que le public avait ignorées
il y a 30 ans servent d’illustration
sonore à des pubs pour des pneus et
des assurances…
Sur
Paul morrissey
15 On
raconte que les mythiques lunettes noires
de Lou Reed lui viennent de cette époque,
alors qu’elles servaient à atténuer
la luminosité provoquée par
les projections des films de Warhol.