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Par Troudair
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  • Introduction

  • Qui a réalisé la trilogie Flesh / Trash / Heat ?

  • Notion de performance dans le cinéma de Warhol

  • La Factory

  • Galerie de superstars


  • - Gerard Malanga
    - Edie Sedgwick
    - Brigid Polk
    - Candy Darling
    - Billy Name
    - Le Velvet Underground & Nico

  • Sur Paul Morrissey

  • La trilogie
  • Galerie de superstars - Le Velvet Underground & Nico
    New York UndergroundLe Velvet Underground & Nico
    http://www.loureed.org/new/index_lou.html
    http://smironne.free.fr/NICO/index.html

    Pour finir, on ne peut pas parler de superstars sans parler de la partie la plus connue du collectif pop de la Factory, la bande-son inévitable des années pop, en quelque sorte : The Velvet Underground.

    Le groupe, constitué comme chacun sait de Lou Reed, John Cale, Maureen (Mo) Tucker et Sterling Morrison, utilise pour la première fois son nom en 1965, lors d’un concert où la formation joue déjà There she goes again, Venus in Furs et Heroin.

    Tout se passe très vite, car à peine un mois plus tard, ils sont engagés pour jouer 6 soirs par semaines au Café Bizarre, un club plutôt sordide du Village si on en croit les témoignages.

    C’est là que Gerard Malanga les remarque. Dès le lendemain, sachant que Andy cherche à produire un groupe de rock, il le pousse à venir les voir jouer. L’essai est concluant mais le Velvet Underground ne sait pas encore que le pop-artist a des visées sur eux. De leur côté, excédés par la manière dont le patron du Café Bizarre les traite (interdiction d’utiliser la batterie, travail le jour de Noël), ils jouent volontairement une fois de trop The Black Angel’s Death Song, chanson qui se termine en maelström infernal et dissonant. Deux jours après que leur futur producteur les ait vu, ils réussissent donc à se faire virer.

    Recontactés par Warhol qui leur propose de les produire, les membres du groupe investissent donc la Factory et, affublés de l’ex-mannequin Nico (Lou Reed est premièrement réticent à sa présence mais finira par céder et composer des chansons pour elle), commencent à répéter de nouveaux titres en vue d’accompagner le Exploding Plastic Inevitable encore en gestation 15.

    Fort du succès public et financier de la tournée, Warhol peut alors payer au groupe l’enregistrement de leur premier album intitulé The Velvet Underground & Nico dont la sortie en 1968 passera assez inaperçue quand il ne récoltera pas des critiques exécrables.

    Comme cela se produit souvent, Warhol part alors sur d’autres projets et quand Lou Reed lui annonce qu’il est temps pour le Velvet de reprendre son indépendance, les deux hommes se brouillent. Ils ne se reparleront plus jamais.

    En 1989 pourtant, 2 ans après la mort de Warhol, John Cale et Lou Reed enregistrent Songs for Drella, concept-album hommage entièrement dédié à la mémoire de celui qui les avait fait sortir de l’ombre. Dans Hello it’s me, le poignant dernier titre, Lou Reed chante :
    Andy it’s me. Haven’t see you in a while
    I wished I talked you more when you were alive.
    Quand à la toute fin de la chanson, il susurre enfin “Goodnight Andy”, on devine une voix étranglée par le remord.
    Aujourd’hui, les chansons du Velvet Underground que la critique avait descendues en flammes et que le public avait ignorées il y a 30 ans servent d’illustration sonore à des pubs pour des pneus et des assurances…

    Sur Paul morrissey


    15 On raconte que les mythiques lunettes noires de Lou Reed lui viennent de cette époque, alors qu’elles servaient à atténuer la luminosité provoquée par les projections des films de Warhol.

     
    New York Underground 1968-1972 / Fluctuat.net - Dossiers 2003