Festival
Frictions 2003
Cannes a remis ses palmes, les stars sont
rentrées épousseter leurs paillettes
dans des résidences quaternaires et
pendant que dans la rue gronde la rumeur d’une
explosion sociale couplée aux vives
critiques d’un G8 hors-la-loi, le festival
Frictions met à l’honneur pour
une semaine-marathon les dernières
réflexions de la création théâtrale
contemporaine.
Toutes ces données ne pourraient n’avoir
aucun rapport entre elles, mais pour rester
fidèle à Deleuze, dont le fantôme
n’a cessé de hanter notre virée
dijonnaise ainsi que les spectacles présentés
ici, commençons sobrement par cette
définition salutaire du « rhizome
», extraite de Mille Plateaux
(Deleuze/Guattari, 1980), et qui nous sera
bien utile pour la suite des événements
:
"(...) à la
différence des arbres ou de leurs racines,
le rhizome connecte un point quelconque avec
un autre point quelconque, et chacun de ses
traits ne renvoie pas nécessairement
à des traits de même nature,
il met en jeu des régimes de signes
très différents et même
des états de non-signes. Le rhizome
ne se laisse ramener ni à l'Un ni au
multiple. Il n'est pas l'Un qui devient deux,
ni même qui deviendrait directement
trois, quatre ou cinq, etc. (...) Il n'a pas
de commencement ni de fin, mais toujours un
milieu, par lequel il pousse et déborde."
Journal de bord
:
Introduction
Jour 1 : mercredi
28 mai
Jour 2 : jeudi 29
mai
Jour 3 : vendredi
30 mai
Jour 4 : samedi 31
mai
Conclusion
Jour 1 :
mercredi 28 mai 2003 [suite]