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Intro
1/
Mitraillette introductive : Qui es-tu ? Quelle sont tes premières
expériences du réseau (où et quand as-tu découvert
internet ?) Quelle était la vocation de Panoplie ?
Mes premières
expériences sur le réseau ont commencé en 1997,
c'était pendant mon service militaire, (je crois que le magazine
Chronicart
aussi s'est monté pendant le service militaire de ses fondateurs
comme
quoi). Avant cela j'ai fait des études d'arts plastiques
et sciences de l'art à l'université d'Aix en Provence.
La vocation de Panoplie est d'expérimenter, de défricher,
d'apprivoiser, de démythifier les technologies dites nouvelles.
En se posant et en tenant de répondre à la question
: La technologie : est-ce une projection de nous, les êtres
humains, ou une altérité, une chose autonome ?
Si c'est nous, comme le montre si bien le film " Simone ",
il ne reste plus alors qu'à choisir quel être humain
nous voulons être, selon notre manière d'utiliser cette
technologie. Je pense qu'en voyant nos productions, il est facile
de nous deviner derrière. La technologie ne sert pas à
nous cacher.
2/Panoplie
était récemment donné comme une des références
françaises en matière de création flash ; (cité
par exemple dans l'ouvrage de Nathalie Magnan & Annick Bureaud,
connexions : art, média, réseau, ensb-a, aux côtés
du projet LeCielEstBleu.com). Que pensez-vous de cette reconnaissance
institutionnelle ?
Nous sommes
très flattés. D 'ailleurs je trouve que Nathalie Magnan
et Annick Bureaud font un travail admirable, ce sont de vraies personnes
de convictions. Mais je n'ai pas encore lu le livre.
Le
net art, l'univers du jeu video et les arts numériques
3/Le
net art et la villette numérique : les arts électroniques,
et notamment le net art, vont être fêtés cette
semaine à la Villette dans le cadre d'une première
biennale dédiée. Vous avez conçu le site de
la manifestation au sein de Panoplie prod, mais vous avez surtout
conçu un jeu ; peux-tu nous parler de cette collaboration
? Pourquoi le jeu Society était-il si important ?
Oui, Society
est pour nous une sorte de manifeste. Il tend à poser le
jeu vidéo comme un art à part entière. Un art
qui pourrait être la synthèse de nombreux autres. Ce
n'est pas évident aujourd'hui car les coût de production
d'un jeu video font que les éditeurs les pensent comme des
produits formatés, sans se soucier de la notion d'auteurs.
C'est moins le cas au Japon, où le marché du jeu et
plus large et permet donc des expérimentations et de sortir
des sentiers battus.
4/Vous
avez travaillé durant six mois à son développement
; peux-tu nous en dire un peu plus
tu m'as notamment laissé
entendre que vous aviez innové en créant des animations
en temps réel qui intégraient du son et qui permettaient
aux joueurs de créer des boucles originales
Malheureusement,
Society n'est pas en temps réel, les décors sont pré
calculés, on s'intéresse à la 3d temps réel
mais c'est une question de moyens. Si un éditeur de jeu vidéo
nous lit
.
Disons que la nouveauté vient de la dimension et de la diversité
que comporte un tel projet à un moment où on dit le
net moribond. Le net est une excellente chose mais il est très
très mal utilisé.
5/
Il semble qu'il y ait une véritable dimension ludique dans
vos différentes réalisations ; sous le sérieux
de vos travaux, il y a toujours une large part faite au jeu, à
la détente ; c'est le cas de Society par exemple, mais il
en était déjà de même dans le projet
Protoform, ou dans le chat avec l'agent Newt
. Que devez-vous
au jeu video purs et durs ? Aux jeux d'arcades par ex ? As-tu été
un game addict dans ta prime jeunesse ?
Je suis toujours
un game addict , j'attend Mario Sunshine avec impatience, et Zelda
Gamecube et Ico 2 et GTA Vice city et Doom 3 (le jeu est à
tomber)
[Avatars et Univers persistants : suite de
l'interview ]
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