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Dot.com, be to see, be to consumer or not to be, telle
était la question jusqu'au mois d'avril 2000, date du
krach du nasdaq.
Coup
d'arrêt des start-up qui se confondent en start-down,
le wait and see est de rigueur, les capital-risqueurs
moins entreprenants, les business angels définitivement
envolés alors qu'apparaissent les démons du brick and
mortar, les syndicats. Les analystes les plus branchés
pètent un câble.
Et
pourtant… un an après, tout semble s'agrémenter à la
sauce binaire jusqu'au plus insignifiants actes de la
vie quotidienne : passer la commande de son fromage-qui-pue
préféré, vérifier le débit de son compte en banque,
s'informer de la énième grève de métro, lire les dernières
bonnes nouvelles de l'actualité nationale ou internationale,
jouer ou écrire à son meilleur ami, dont on a jamais
vu le visage@iciouailleurs.com, etc, etc.
Au
métro-boulot-dodo succède le www du réseau. Du bureau
au salon, l'internaute arrive parfois à décoller ses
doigts du clavier pour surfer en ville. Avec un soupir
de soulagement, bipède à ses heures, il décide de retrouver
ses racines au troquet du coin. Mais, là aussi il y
a eu du changement…
Voici
le bobo, curieux et pas trop réac', parti pour une tournée
des cafés devenus cyber. Une histoire @ suivre tout
l'été depuis son coin d'écran. Episode premier : le
Web bar.
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textes
et photos : Claudia
Mélin
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