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On pourrait continuer longtemps à exposer ce type dexemples pour montrer que la subversion, lorsquelle est brouillonne et utilise des procédés dépassés, sert la
réaction. En fait, la subversion échoue toujours quand elle effraie les classes moyennes et se trompe sur les objectifs à atteindre. Umberto Ecco le disait déjà en
1978, dans un article de La Repubblica paru à la suite de lassassinat de lindustriel italien Aldo Moro par les Brigades Rouges :
«Le capitalisme "national" à la Oncle Picsou craint la révolte, le vol et la révolution qui lui soustraient ses moyens de production. Le capitalisme moderne, qui investit
dans différents pays, a toujours un espace de manuvre assez ample pour pouvoir supporter lattaque des terroristes en un point, deux points, trois points isolés.
Parce quil est sans tête et sans cur, le système manifeste une incroyable capacité de cicatrisation et de rééquilibrage. Où quon le frappe, ce sera toujours à la
périphérie. Si le président des industriels allemands y laisse sa peau, il sagit dun accident statistiquement acceptable comme les accidents de la route. Pour le reste,
on procède à une médiévalisation du territoire avec des fortifications et de grands ensembles résidentiels pourvus de gardiens privés et de cellules
photo-électriques.»
Arrivés à ce stade de la réflexion, tout le monde se pose la même question : « que faut-il donc faire, alors, pour rendre ce monde un peu meilleur ? ». Doit-on
rechercher de nouvelles voies daction ou dois-je me résigner à « prendre ma place dans le trafic », comme le disait amèrement Francis Cabrel dans une de ses
chansons qui ne parlent ni de cabane, ni de fleurs, ni de papillons ? Comment peut-on être vraiment
subversif aujourdhui ? Comme dans les mauvais feuilletons
littéraires à suspens, la réponse est dans le prochain numéro (parce que bon, cest pas tout ça, mais cest vraiment crevant des sujets pareils
).
Pourquoi
une guérilla sémiologique ?
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