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Quelques films sortis le 23 juin... en vrac

Little Voice
Comme un Garçon
Calino Maneige

 

Little Voice
De Mark Herman avec Jane Horrocks, Brenda Blethyn, Mickael Caine
GB - Durée : 1h37 - Couleurs.

Petite voix

Little Voice, c'est d'abord Jane Horrocks, ce "petit bout" d'actrice que l'on a rarement vu (à part les fans d'Absolutely Fabulous) et qui interprète en "direct live" des morceaux de Shirley Bassey, Judi Garland et Marylin Monroe avec une incroyable justesse, entourant le film d'une chaleur particulière.
Little Voice, c'est aussi une Brenda Blethyn (mais si ! La mère de Secrets et Mensonges !) formidable qui donne une nouvelle fois à son rôle une profondeur et une authentique complexité psychologique. Ainsi qu'un Mickael Caine qui propose une impressionnante caricature à l'anglaise d'un De Niro scorcesien.
Little Voice, c'est le deuxième film de Mark Herman, après Les Virtuoses, qui adopte ici une mise en scène beaucoup plus prononcée où, même si le film est tiré d'une pièce de théâtre, l'utilisation d'une caméra très mobile rend le film particulièrement intéressant.
Little Voice, c'est donc une nouvelle production venue d'Angleterre qui, une fois de plus, nous charme par son originalité et la prestance de ses comédiens.

Julien Marc

Comme un garçon
(anglais) de Simon Shore
avec Ben Silverstone, Brad Gorton
Durée 1h50 - couleur

Il porte un blouson.

Le cinéma miroir de la société, voilà une notion qui n'est pas nouvelle. Depuis plusieurs années maintenant les films "gays", c'est-à-dire qui traitent de l'homosexualité, se multiplient sur les écrans. Dernier né du genre ce petit film anglais, premier long métrage de Simon Shore, qui nous raconte l'histoire de deux jeunes lycéens prisonniers de leur passion : si l'un est ouvertement homosexuel, l'autre, capitaine de l'équipe de foot et joli-cœur, ne sait pas sur quel pied danser.

Comme un garçon, à mi-chemin entre La Boum et Le Cercle des poètes disparus, n'a absolument rien d'original. L'homosexualité n'est plus tabou de nos jours, et cette histoire d'amour particulièrement mièvre entre deux adolescents à la recherche de leur personnalité n'a plus rien d'étonnant à la veille de l'an 2000. Le film de Shore n'est qu'une parodie des comédies mélodramatiques des années 80, un énième épisode des Années Collèges où Snake coucherait avec Joey Jeremia. C'est dommage, quinze ans plus tôt Comme un garçon aurait pu faire parler de lui.

Jonathan Lecarpentier

Calino maneige
Avec Gerald Thomassin
Nozha Khouadra, Lea Gabriele
Ariane Ascaride, Jean-Francois Gallotte
Réalisé par Jean-Patrick Lebel

Film social ou film d'amour? Jean-Patrick Lebel ne semble pas chercher à inscrire son film dans un genre. Sa principale préoccupation : saisir la réalité. Cette réalité sent lourdement la reconstitution. A croire que c'est un homme d'un autre temps, d'un autre pays qui aimerait nous faire ouvrir les yeux sur notre société actuelle. Jean-Patrick Lebel a beau avoir un passé audiovisuel important, il accumule les défauts d'un premier long métrage de fiction : situations et personnages peu crédibles. Sauf que si l'on arrête de prendre le film dans son entier et que l'on se remémore certaines scènes, il y a du bon voire du très bon. Mais pour cela, il faut attendre les 20 dernières minutes.

Emmanuel Latowicki