|









|
Adieu plancher des vaches
De Otar Iosseliani
Avec Otar Iosseliani -
Nico Tarielashvili - France Durée : 1h57 - Couleurs |

|
"Nicolas, 20 ans, fils aîné d'une riche famille dirigée par la mère,
redoutable femme d'affaires, passe ses journées dans la ville voisine. Il est laveur de
carreaux, plongeur dans un bistrot. Il est aussi déjà un peu alcoolique, comme son père
qui semble
n'avoir dans la famille d'autre fonction que celle de géniteur. Ses copains sont des
voyous, des SDF, ou de petites gens de son quartier. Les filles sont souvent belles.
Dommage qu'elles ne s'intéressent jamais à celui qui pourrait les aimer. Un soir,
pourtant, Nicolas suit la bande dans une entreprise plus risquée que d'habitude."Otar Iosseliani fait partie de ces cinéastes dont on aimerait ne
jamais avoir à dire du mal. Fils spirituel de Jacques Tati, le réalisateur géorgien est
un auteur rare et précieux.
Seulement voilà, son dernier film est décevant. La
première demi-heure est certes superbe, mais la suite est ennuyeuse et fade au possible.
Platement réalisé, sans élan, lhistoire et les personnages du film se liquéfient
et perdent leur saveur. Adieu, plancher des vaches ! finit par ressembler à
un film démago ringard et paresseux.
Reste cette première demi-heure du film. Du grand art.
Drôle et enlevé, cest un véritable bijoux de fraîcheur et dinventivité.
Réalisée avec élégance et finesse, oscillant entre burlesque et absurde (on
conseillerait presque daller voir le film rien que pour la prestation du marabout,
sorte de grosse cigogne dAfrique, traînant dans les soirées mondaines). Ces trop
courtes minutes justifient, à elles seules, la belle renommée de ce cinéaste original.
Christophe Régin
|
|
|