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L'argument de ce long métrage tient dans sa fiche technique, où l'on peut
lire le nom de Jennifer Lopez. The Cell est-il un film ? Là réside la querelle décole.
Certains seront partisans du «voilà un navet cinématographique qui sent lHollywood pourri à plein nez» dautres, dont je suis, resteront plus pondérés et diront
simplement «non, ce nest pas un film, voilà ce quon appelle un produit». La différence me direz-vous ? Elle est de taille.
Certaines personnes prétendent que si le nez de Cléopâtre avait été plus long, la face du monde en eût été changée. A linverse, si les fesses de lactrice latino la
mieux payée de sa génération avaient été plus tristes, nous naurions pas eu droit à un tel clip pour libidineux pré-pubères. Pourtant la belle,
tout comme ses partenaires, fait un travail honorable.
Psychologue orthodoxe, elle pénètre dans le cerveau dun serial killer grâce à une machine révolutionnaire. Ce faisant, elle sauve une pauvre victime
dune mort certaine. Voilà une trame qui permettait de jouer avec de lonirique et de linvraisemblable sans se soucier dun quelconque réalisme. Léquipe technique,
dont une grande partie a été reconnue antérieurement par des récompenses diverses, semble dailleurs sen être donné à cur joie, pratiquant un art visuel sans
limites.
Ceci donne une succession dimages intéressantes qui ne font pas un film. Soignées, lissées, toutes ont le bon goût des magazines de mode que lon consomme avec
une dose dadmiration pour nos contemporains. Demain on trouvera ça kitsch, en attendant on peut toujours repérer les plans inutiles de filles en shorts et
sapitoyer un peu en rigolant beaucoup sur les faiblesses de lespèce mâle qui se fera avoir !
Anne-Laure
Bell
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