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The
ornithologue
L'action
se passe en 1975, dans le Pays Basque français. Un ornithologue
américain vient pour étudier les oiseaux de la région et rencontre
Miranda, fille d'un haut dignitaire du régime franquiste. Le
service de sécurité chargé de la protection de la jeune espagnole
s'étonne de la présence de ce scientifique qu'il prend rapidement
pour un espion. D'autant que tous les habitants du coin semblent
reconnaître cet étranger au passé secret…
Avec
ce film, Gabriel Auer passe un petit peu pour le Hitchcock du
pauvre. Sans moyens, sans grandes intentions et surtout sans
talent, le réalisateur français reprend certains des thèmes
favoris du maître anglais. Ici, c'est bien la quête de l'identité
et l'erreur judiciaire (ou l'erreur sur la personne) qui sont
mollement repris. Plagiant des éléments de chefs d'œuvres comme
l'Homme qui en savait trop ou Le Faux coupable,
Le Birdwatcher aurait pu surprendre un spectateur intrigué
(la période du régime franquiste étant trop peu traitée au cinéma)
s'il avait conjugué les différents éléments de ses glorieux
aînés : une interprétation exceptionnelle, une intrigue
bien ficelée, une réalisation brillante et ambitieuse… Seulement,
avec Le Birdwatcher, nous sommes bien loin du compte,
et pour utiliser une métaphore sportive, nous avons bien souvent
l'impression que ce film rebondit comme un ballon de rugby.
La phrase d'accroche du synopsis présent dans le dossier de
presse (que vous, simples quidams, avez la chance de ne pas
avoir entre les mains) nous avait pourtant prévenue : "Qu'y
a-t-il de plus inoffensif qu'un ornithologue ?" A cette
question je reste coi, subjugué également par la maladresse
de ce film qui multiplie les gaffes. Si vous n'êtes pas encore
convaincu, je vous laisse admirer l'affiche du Birdwatcher
qui nous présente un couple observant le ciel avec des lunettes
infrarouges… sous le soleil de midi. Il fallait oser !
Jonathan
Lecarpentier
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