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avec Allociné

 
Le Birdwatcher
de Gabriel Auer. Avec Thom Hoffman, Inês de Medeiros, Catherine de Seynes… France - Couleur - 1h24. Sortie le 20 décembre.

The ornithologue

L'action se passe en 1975, dans le Pays Basque français. Un ornithologue américain vient pour étudier les oiseaux de la région et rencontre Miranda, fille d'un haut dignitaire du régime franquiste. Le service de sécurité chargé de la protection de la jeune espagnole s'étonne de la présence de ce scientifique qu'il prend rapidement pour un espion. D'autant que tous les habitants du coin semblent reconnaître cet étranger au passé secret…

Avec ce film, Gabriel Auer passe un petit peu pour le Hitchcock du pauvre. Sans moyens, sans grandes intentions et surtout sans talent, le réalisateur français reprend certains des thèmes favoris du maître anglais. Ici, c'est bien la quête de l'identité et l'erreur judiciaire (ou l'erreur sur la personne) qui sont mollement repris. Plagiant des éléments de chefs d'œuvres comme l'Homme qui en savait trop ou Le Faux coupable, Le Birdwatcher aurait pu surprendre un spectateur intrigué (la période du régime franquiste étant trop peu traitée au cinéma) s'il avait conjugué les différents éléments de ses glorieux aînés : une interprétation exceptionnelle, une intrigue bien ficelée, une réalisation brillante et ambitieuse… Seulement, avec Le Birdwatcher, nous sommes bien loin du compte, et pour utiliser une métaphore sportive, nous avons bien souvent l'impression que ce film rebondit comme un ballon de rugby. La phrase d'accroche du synopsis présent dans le dossier de presse (que vous, simples quidams, avez la chance de ne pas avoir entre les mains) nous avait pourtant prévenue : "Qu'y a-t-il de plus inoffensif qu'un ornithologue ?" A cette question je reste coi, subjugué également par la maladresse de ce film qui multiplie les gaffes. Si vous n'êtes pas encore convaincu, je vous laisse admirer l'affiche du Birdwatcher qui nous présente un couple observant le ciel avec des lunettes infrarouges… sous le soleil de midi. Il fallait oser !

Jonathan Lecarpentier