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HISTOIRES
DE FESTIVAL
Film de montage de Gilles Jacob assisté de Samuel Faure
Le Festival de Cannes est une histoire de montage. Il y a ce que montrent
toutes les télés et toutes les pages people
des magazines : les marches rouges et les robes de stars,
les baisers envoyés, les cohues, les remises de prix
et les applaudissements
Derrière toutes ces paillettes se cachent des grands-hommes,
des belles femmes, et puis cette ribambelle de réalisateurs
ayant reçu une palme d'or, venus saluer le public pour
le Cinquantième anniversaire de la manifestation. La
salle, le parterre composé des plus grands acteurs
et actrices, des plus grands cinéastes, s'était
levé pour une standing ovation. Les applaudissements
durèrent plusieurs minutes. Là s'exprimait quelque
chose de toutes ces victoires gagnées après
tant de combats artistiques. Un hommage à l'essence
du festival qui est composée de tous ces cinéastes,
tous ces acteurs, tous ces producteurs offrant leur film après
avoir surmonté tant de difficultés. Quand
passent les Cigognes, Waati, La Leçon
de Piano, Taxi Driver, Les 400 Coups
Il suffit
d'aimer le cinéma pour être ému par le
film réalisé par Gilles Jacob. Le président
du Festival de Cannes, son ancien directeur général,
ancien critique à l'Express, rend hommage à
ses vingt-cinq ans de croisette et d'émotions, tout
en saluant la mémoire de Robert Favre-le-Bret sans
qui toute cette fête n'existerait pas.
Tout commence
toujours par un train. Le bruit, le voyage, les vapeurs de
la locomotive, les braises du moteur qui chauffe. Tel celui
qui entre en gare de la Ciotat, ce train est de tous les voyages,
de toutes les arrivées triomphantes des vedettes émerveillées,
de toutes les rencontres fortuites, c'est aussi celui de tous
les drames cinématographiques : Madame de
,
Une Dame disparaît, La Sentinelle, mais
aussi Certains l'aiment chaud, Dumbo, Sérénade
à Trois
des images qui nous reviennent en
mémoire par hasard.
Histoires
de Festival est une promenade au cur du cinéma.
Sans images trop clairement identifiables, sans admiration
compassée pour un passé révolu, notre
réalisateur amateur (qui aime, c'est évident)
nous amène à créer nos propres métonymies
selon nos propres références. Selon notre état
d'esprit du moment nous voyons ainsi notre propre film. Le
cinéma est une éternelle rencontre, qu'on nous
invite à faire en train, à pied, à cheval
ou en bateau.
Anne-Laure
Bell
[16.05]
Au
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