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-- Histoires de Festival (15.05]

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Au paradis des films : l'enfer de choisir [16.05]

-- Rencontre du troisième type avec Woody Allen [16.05]

-- La Valse des apparences (17.05]

-- Croisements intérieurs [17.05]

-- Le Jour est gris [18.05]

-- Deuxième mouvement symphonique [19.05]

-- Les grands écarts [20.05]

-- Confidences d'évidences [21.05]

-- Michael Moore, un nounours en croisade [22.05]

-- Le Passé repensé [24.05]


-- Plage People [25.05]

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A la recherche des mots [25.05]

-- Les dernières marches [25.05]

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Manche finale [26.05]


HISTOIRES DE FESTIVAL
Film de montage de Gilles Jacob assisté de Samuel Faure

Le Festival de Cannes est une histoire de montage. Il y a ce que montrent toutes les télés et toutes les pages people des magazines : les marches rouges et les robes de stars, les baisers envoyés, les cohues, les remises de prix et les applaudissements…
Derrière toutes ces paillettes se cachent des grands-hommes, des belles femmes, et puis cette ribambelle de réalisateurs ayant reçu une palme d'or, venus saluer le public pour le Cinquantième anniversaire de la manifestation. La salle, le parterre composé des plus grands acteurs et actrices, des plus grands cinéastes, s'était levé pour une standing ovation. Les applaudissements durèrent plusieurs minutes. Là s'exprimait quelque chose de toutes ces victoires gagnées après tant de combats artistiques. Un hommage à l'essence du festival qui est composée de tous ces cinéastes, tous ces acteurs, tous ces producteurs offrant leur film après avoir surmonté tant de difficultés. Quand passent les Cigognes, Waati, La Leçon de Piano, Taxi Driver, Les 400 Coups

Il suffit d'aimer le cinéma pour être ému par le film réalisé par Gilles Jacob. Le président du Festival de Cannes, son ancien directeur général, ancien critique à l'Express, rend hommage à ses vingt-cinq ans de croisette et d'émotions, tout en saluant la mémoire de Robert Favre-le-Bret sans qui toute cette fête n'existerait pas.

Tout commence toujours par un train. Le bruit, le voyage, les vapeurs de la locomotive, les braises du moteur qui chauffe. Tel celui qui entre en gare de la Ciotat, ce train est de tous les voyages, de toutes les arrivées triomphantes des vedettes émerveillées, de toutes les rencontres fortuites, c'est aussi celui de tous les drames cinématographiques : Madame de…, Une Dame disparaît, La Sentinelle, mais aussi Certains l'aiment chaud, Dumbo, Sérénade à Trois… des images qui nous reviennent en mémoire par hasard.

Histoires de Festival est une promenade au cœur du cinéma. Sans images trop clairement identifiables, sans admiration compassée pour un passé révolu, notre réalisateur amateur (qui aime, c'est évident) nous amène à créer nos propres métonymies selon nos propres références. Selon notre état d'esprit du moment nous voyons ainsi notre propre film. Le cinéma est une éternelle rencontre, qu'on nous invite à faire en train, à pied, à cheval ou en bateau.

Anne-Laure Bell

[16.05] Au paradis des films : l'enfer de choisir >>

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