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Un jour, le web vous donnera régulièrement à lire du vrai multimédia interactif. Pour l'heure, il vous livre quotidiennement des vidéos.
Des machines imparfaitesDans notre imaginaire collectif, la machine est cette chose froide et implacable capable d'exécuter des tâches sans relâche et de manière parfaite, pour peu qu'elle ait été conçue pour.
Opposée à l'homme et à ses erreurs, elle réprésente un idéal d'exécution dont les seules failles sont imputées à l'humain qui aura mal su la concevoir. Car la machine ne pense pas. Elle n'essaie pas. Elle n'échoue pas. Elle fait ce qu'on lui dit de faire, sans émotion, sans doute, ni illusion. Le travail de Michael Kontopoulos en devient donc d'autant plus passionnant qu'il parvient à insuffler dans ses machines la dose d'humanité dont on les croyait privées. Dans l'installation "Machines qui tombent presque", ci-dessus, c'est un système mécanique simplissime qui fait osciller une planche de bois, la poussant à la limite du déséquilibre, mais sans jamais la faire tomber. Ayant par nature une tendance profonde à l'anthropomorphisme, le spectateur se retrouve, face à ce système basique, en situation de suspens, oubliant la nature parfaite de la machine et la rigueur des lois physiques pour toujours espérer l'erreur, qui bien sûr ne vient jamais. Encore plus troublant, les "Machines qui essaient de dessiner un cercle" touchent à une autre qualité fondamentale de l'humain : sa capacité à écrire et dessiner. Sans le titre de l'installation, on ne voit qu'un vulgaire mécanisme gribouillant sur une feuille. Avec, c'est une situation d'échec permanent qui est présentée, qui transforme la machine en enfant balbutiant, à l'exact opposé de la perfection qu'on pouvait imaginer, à tel point qu'on aurait presque envie de l'aider, cette machine, lui prendre sa main difforme et lui expliquer comment on trace un cercle. Et enfin, pour ceux qui veulent aller encore plus loin dans l'oeuvre de cet artiste passionnant, jetez un oeil à la vidéo "Ce que vous avez manqué", témoignage d'une brillante performance au cours de laquelle Kontopoulos a photographié son environnement à chaque fois que ses yeux clignaient. Une occasion de vivre, au moins pour une fois, la totalité de l'expérience d'une simple balade, et d'utiliser la technique, une fois n'est pas coutume, pour palier aux erreurs et approximations humaines. Devenir réalisateur...Posté par Easywriter le 20.09.08 à 09:23 | tags : vidéo
...Ca vous branche ? Question posée par ce collectif en plein happening dans les rues de Paris qui invite la population à "libérer ses émotions" - la maxime un peu tarte rappelle plus un slogan d'opérateur téléphonique qu'un manifeste libertaire, m'enfin... comme la jeune fille qui nous a proposé de suivre le CLE ( pour collectif de libération des émotions) est plutôt jolie et que le réalisateur improvisé est plutôt drôle on vous balance cette vidéo et on attend la suite - qu'on nous promet étonnante. Vous avez dit buzz ? Un cri est politiqueAujourd'hui, tout est politique d'ailleurs.
Ca n'est pas moi qui le dis, c'est Orwell. Et son observation s'avère encore plus juste aujourd'hui, qu'elle ne l'était au 20e siècle. ![]() Sur la base de cette réflexion, les deux artistes de MTAA (Michael Sarff et Tim Whidden) ont conçu la pièce "Our Political Work", dont la version finale est présentée par la galerie portugaise Lisboa 20. Alimenté par une série de 141 vidéos à lecture aléatoire, le diptyque met en scène les deux hommes poussant des cris en une boucle changeante de fureur, de colère et parfois même de rire. Si l'oeuvre peut sembler repoussante au premier abord, force est de constater que l'énergie déployée par ces artistes éveille chez le spectateur des sentiments variés, de l'impression d'agression à la réelle compassion. Et passées les 2 premières minutes, une fois que ces visages et ces voix sont devenus familiers, on se surprend à adhérer à ce discours politique, réduit à sa plus simple expression de bruit et de fureur. Car le système logiciel qui lance les vidéos, et les arrête souvent au milieu d'un cri, permet d'entretenir l'illusion que ce qui se passe devant nous est une performance en temps réel, que ces deux hommes ont bel et bien crié pendant des heures, et sont peut-être même en train de crier encore en ce moment. L'oeuvre politique dont parle le titre prend alors un sens qui va au-delà des images et du son. Elle s'installe dans la durée, théoriquement infinie, de la projection. L'oeuvre politique n'est alors plus seulement la vidéo en elle-même, mais aussi et surtout le temps qu'elle dure. 8-bit or dieA part le fait qu'ils jouent super bien au rugby et qu'ils adorent les hobbits, il faut bien reconnaître qu'on ne sait pas grand chose des néo-zélandais.
C'est donc en ambassadeur des antipodes que Disasteradio débarque pour porter la bonne parole lo-fi dans nos contrées. Déniché par Discobabel, le bougre se démène depuis 1999 derrière ses claviers old-school et semble capable d'enflammer les stades au seul moyen de rythmes binaires et de mélodies proto-Nintendo. En plus de la quantité de chansons disponibles sur son site, vous pourrez faire connaissance avec cette cocasse pop-star dès la fin de l'année puisqu'il entamera alors une tournée européenne qui devrait passer par la France. Et si vous n'êtes toujours pas convaincus, allez donc jeter un oeil à sa reprise de 12:51 des Strokes, en live, s'il vous plait. Quelle ambiance ! Pourquoi on boit ?Inspirés par les graphiques futés et quotidiens de Jessica Hagy, deux infographistes ont créé cette petite vidéo afin de tenter de comprendre pourquoi bon nombre d'entre nous finissent par boire.
Ou comment on peut raconter n'importe quoi avec des graphs super sérieux : Un oeuf qui danseChez Sony, le coup de la plante en plastoque qui danse sur de la musique, ça leur suffisait pas.
Alors ils ont mis un temps fou à inventer ça : Enfin, moi, je préférais la plante... Le lundi au soleil (levant)Le lundi, c'est Cloclo remixé par Kenzo Saeki. L'album Cloclo made in Japan est en démo sur Myspace. Rage against John McCainBon allez, ça n'a rien à voir avec les thèmes habituels de AEIOU, mais que voulez-vous... J'ai déjà rien dit ici quand j'ai appris que Rage Against The Machine se reformait, mais là, je peux pas faire autrement.
Ca fait déjà plusieurs jours qu'on entend parler du coup d'éclat du groupe de Los Angeles, qui a souhaité être présent aux abords des deux grandes conventions d'investiture, démocrate et républicaine. Depuis toujours militant engagé sérieusement à gauche, le quatuor a organisé une série d'interventions et de concerts, à Denver tout d'abord, pendant qu'Obama était investi candidat officiel à l'élection présidentielle, puis à Minneapolis cette semaine, non loin du rassemblement républicain désignant John McCain. Et c'est là que ça se gâte, car à Minneapolis, un couvre-feu était instauré à partir de 19 heures. Le groupe arrivant sur place un peu trop tard, on lui a gentiment signifié qu'il ne pouvait pas jouer au Ripple Effect Festival, où par ailleurs il n'était pas programmé. Qu'à cela ne tienne. Zach de la Rocha et ses collègues sont tout simplement descendus dans le public et se sont mis à entonner deux chansons a capella au mégaphone. Pour les connaisseurs, c'est Bulls on Parade et Killing in the Name. Pour les autres... bah.... à demain. AutodafeUne installation vidéo du meilleur effet à présenter chez soi, lors d'un dîner entre amis, par exemple.
![]() "Fuego 2" d'Eugenio Ampudia fera flamber votre bibliothèque en silence. Du même auteur, on conseillera aussi la surprenante boucle footballistique "En juego". Dommage que le nombre d'oeuvres en ligne soit encore trop limité. Shining-omaticShining avec des robots : une vidéo bête mais pas méchante dégotée via Coudal et apparemment réalisée en réponse à cette autre vidéo (moins glop) : après la vague des re-enacted by bunnies (résumés de films en 30 secondes et force lapins crétins), faut-il s'attendre à une série de classiques revisités façon C-3PO ? Les fans du film de Kubrick pourront réfléchir à cette vaste perspective en savourant le making of de l'original signé Vivian Kubrick (fille de, qui avait 17 ans à l'époque), dispo sur Google vidéo : Making the Shining, lumineux. De l'art et de l'essai transformés![]() Et dire que nous étions passés à côté de la nouvelle création du groupe PAVU... Et quelle création ! Avec Vent(wind) dans(in) la(tHe) Kaisapol, le célèbre collectif de troubadours numériques se frotte en effet à la plus pure tradition de l'art et de l'essai françois. C'est bilingue, c'est cosmique, c'est bio, et c'est beau. Travaux pratiquesYoupi ! C'est la rentrée des classes !
Bon courage, les enfants (et les enseignants) ! Et bien chantez maintenant !Tout le monde se plaint. Vous savez bien, il y a forcément quelque chose qui ne va pas. La bière est trop chère, le bus n'arrive jamais à l'heure, la mer est trop loin... Alors on rumine, on grogne, on se plaint auprès de ses amis et de ses collègues, mais bien souvent, ça s'arrête là. En finnois, le terme "Valituskuoro" signifie "Plainte chantée", une expression que Tellervo Kalleinen et Oliver Kochta-Kalleinen ont prise au pied de la lettre en décidant de transformer toute cette fabuleuse énergie que chacun déploie pour se plaindre, et la changer en énergie positive. C'est ainsi qu'est né en 2005 le premier Complaints Choir (Chorale de plaintes), réunion improbable de citoyens pas contents qui au lieu de rester aigris seuls dans leur coin, se sont mis à chanter leurs problèmes quotidiens, et bien souvent à quel point la vie en société les gonfle. La Fontaine qui voit cette malheureuse cigale chanter tout l'été pour finir congelée et affamée sur le bord du canal Saint Martin dès que la bise fut venue.
Du coup, au lieu de faire le rigolo à chanter, le Français a décidé de travailler plus. Chacun son truc... Faites-vous greffer des membres en FlandresSe propageant à grande vitesse depuis cet été, la nouvelle a de quoi réjouir nos amis amateurs de modifications corporelles.
La très sérieuse clinique du Docteur Scheelboute proposerait en effet, à des prix modiques, la greffe de membres supplémentaires (jambes, bras, etc.). Trois vidéos, sur YouTube et Dailymotion, démontrent même, images à l'appui, les résultats étonnants de cette clinique de chirurgie du XXIe siècle. Un site super chiadé, des vidéos super virales... pensez-vous... Il ne nous en fallait pas plus pour comprendre que nos espoirs de se faire poser un troisième oeil karmique allaient vite s'effondrer. Et pour cause... Ce brave Dr Scheelboute n'existe pas. Il s'agit simplement du fer de lance de la nouvelle opération marketing de l'Office du Tourisme de Flandres, lequel s'était déjà fait remarquer avec le lancement de son site "La Flandre, descendez en terre irrégulière" (sic). En cherchant bien sur le site de la clinique, on peut en effet trouver l'intérêt de ces greffes. En plus de la greffe d'un troisième oeil, le pack Visio+ vous offre un aller-retour pour Gand et l'entrée à son musée. De même, une troisième main vous permettra, d'après le site, de faire encore plus de shopping à Anvers. Bref, ça n'est pas encore pour aujourd'hui que vous pourrez vous changer en Vishnu et faire découvrir à votre conjoint(e) des sensations inédites... Dommage. (Merci à Alex pour l'info !) Emily vous parleToujours dans notre série des manipulations d'images, un petit tour du côté des systèmes vraiment professionnels avec la charmante Emily qui vous explique ci-dessous le travail de la société Image Metrics.
Les plus observateurs l'auront compris : cette vidéo est en réalité entièrement générée par ordinateur à partir de captations (photos et vidéos) de la vraie Emily. Ce système a entre autre été utilisé pour modéliser les personnages de GTA IV, mais le réalisme du rendu laisse supposer un nombre incalculable d'autres applications, qui peuvent aller bien au-delà du monde du jeu vidéo. Et si vous êtes toujours sceptiques, allez jeter un oeil au making-off. Petra sans effetDans le prolongement de la réflexion d'hier, permettez-moi de vous présenter une autre vidéaste, mais dont les prétentions sont bien moindres, ce qui, au fond, rend son travail encore plus attachant.
Elle s'appelle Petra, elle est américaine, et elle aussi est tombée sous le charme des logiciels de retouche vidéo. Bon, évidemment, on est loin des manipulations de l'Etoile de la Mort sur San Francisco, mais dans un autre registre, plus poétique, les manipulations d'images de cette jeune fille ont quelque chose d'attachant. Au départ, sa production est relativement standard. Comme des millions d'autres jeunes, Petra se filme en train de danser devant sa caméra. Et puis Petra grandit, et se lasse vite de danser. Elle sort alors une vidéo qui pourrait ressembler à une captation de webcam tout ce qu'il y a de plus banal, à la différence près qu'elle ne dit pas un mot, arbore simplement son visage fermé et inexpressif, pendant que sur l'écran courent des dizaines d'animations grossières. L'effet est saisissant. Et à partir de ce moment, Petra va commencer à s'intéresser à l'esthétique. Souvent en ajoutant de simples effets, et parfois en captant simplement ce qu'elle trouve beau sur le moment. Cette vidéo de petit matin, son visage et celui de son ami baignés de la lumière du soleil qui filtre au travers de ses volets, fait ainsi partie des rares productions vraiment poétique que YouTube ait à offrir. De la même manière, l'étonnant mirrorkist, toujours en compagnie de son ami entreprenant, se sert d'un effet visuel tout à fait basique pour transformer une vidéo insignifiante en production artistique à part entière. Depuis deux ans donc, Petra publie sur son compte YouTube des vidéos que personne ne voit, témoigne de sa vie mois après mois sans quasiment jamais un mot, mais avec chaque fois une idée graphique nouvelle. Devant ce travail presque clandestin, on se prend à rêver d'un YouTube purement poétique, où chaque utilisateur ne se contenterait pas de diffuser des vidéos comme on bavarde, mais aurait aussi à l'esprit l'importance du cadre, du sujet et du traitement, souvent minime, qui a le pouvoir de changer une vidéo insignifiante en véritable poème visuel. L'Empire attaque pour de bonCa faisait quelques jours que les screenshots de cette vidéo circulaient sans vraiment émouvoir.
Parce qu'après tout, les incrustations avec Photoshop n'ont rien de très complexe et n'importe quel gamin peut, s'il le souhaite, bidouiller une photo pour faire apparaître King Kong dans son jardin ou Spiderman sur un gratte-ciel de New-York. Là où l'objet est devenu intéressant, c'est justement quand on s'est aperçu que ces fameuses photos étaient issues d'une vidéo amateure. Quand autrefois, il fallait des millions de dollars et des ordinateurs surpuissants pour concevoir ce type d'incrustation, on s'aperçoit qu'aujourd'hui, avec du matériel bon marché, la prouesse n'en est plus une. Comme l'explique brillament Kevin Kelly sur son blog, alors que nous avions déjà dépassé le stade de "la photo comme preuve", on arrive désormais à un état de doute total sur toutes les images, quelles qu'elles soient. Autrement dit, même une vidéo floue qui tremblotte n'est plus gage d'authenticité car elle est presque aussi facile à truquer qu'un plan fixe. Esthétiquement, si on extrapole un peu, cela peut changer beaucoup de choses. On peut par exemple tirer un trait sur la vague de films "à effet documentaire" qui sont sortis ces dernières années, de Cloverfield au Projet Blair Witch en passant par REC. L'ambiance recherchée par les mouvements saccadés de ces productions était en effet une ambiance d'authenticité. Mais si comme le suppose Kevin Kelly, à partir de maintenant, plus aucune image ne pourra, par sa simple esthétique, prouver son authenticité, il ne fait aucun doute que ce ressor ne pourra plus être utilisé dans le cinéma de fiction. Ou alors, il signifiera autre chose. De la même manière, les vidéos des reportages des journaux télévisés seront confrontés à ce doute général et devront trouver un moyen, autre que la bonne foi ou la déontologie, pour certifier la véracité de ce qu'ils montrent. Car si aujourd'hui, Arrêt sur images, par exemple, se penche plus spécifiquement sur le montage et le vocabulaire proposé par la télévision, pour mettre en avant le sens caché de l'information, il faudra désormais réfléchir à de tout autres enjeux. Pour conclure, cette Death Star over San Francisco marque peut-être un tournant dans l'histoire des images, et sans le savoir, nous entraîne peut-être vers une époque de paranoïa généralisée... si ça n'était pas déjà le cas. CNN remixéDepuis que les logiciels de montage vidéo sont si faciles d'accès et si simples d'utilisation, on voit fleurir des tonnes de vidéos au montage suggestif, plus ou moins heureuses, et dont l'intérêt, pour une grande majorité, réside dans la prouesse technique, bien plus que dans le fond.
Depuis 2002 pourtant, on a rarement vu un vidéo-montage plus réussi que ce "CNN Concentrated", conçu en 2002 par Omar Fast, à partir des voix et des images des présentateurs de la chaîne d'info en continu. Furie médiévale en boucleVous qui vous plaignez de vos voisins, essayez un peu de relativiser : au moins, vous n'habitez pas à côté de chez Alex Vivian, aka Always.
Avec cette première vidéo, à base de boucles grinçantes, de fourrures de renard et autres fléaux d'armes, vous pourrez mesurer à quel point, finalement, vous avez de la chance. Alors ? Convaincus ? L'appel de la forêt : des sex tapes pour sauver les arbres ?Le sexe et l'écologie font-ils bon ménage ? La réponse est oui, évidemment. On connaissait déjà l'éco porn et le mouvement Fuck for Forest, dont Greanspeace s'est certainement inspiré pour imaginer cette vidéo toute métaphorique, feuillue et sensuelle. Et lancer cet appel : Mariah Carey "Green Screened"Jamais à court d'inspiration quand il s'agit de détournement à base de YouTube, Oliver Laric (on parlait de lui ici) a récemment été fasciné par le dernier clip de Mariah Carey, "Touch my body".
Pensez... Un nerd réparateur d'ordinateur déboule pour un dépannage dans une villa géante et tombe nez à nez avec une bombe en nuisette qui lui susurre à l'oreille de la jeter sur le lit... Grooah... Il n'en fallait pas plus à l'artiste qui s'est donc atelé à la laborieuse tâche du détourage, afin d'isoler la silhouette de la chanteuse sur un fond vert, de manière à encourager les vidéastes amateurs à concevoir leur propre remix du clip. Au delà des résultats produits, assez inégaux dans l'ensemble, la démarche de Laric est plus subtile qu'elle n'y paraît pour deux raisons. La première, c'est que de toute évidence, le travail fourni pour épurer le clip a été considérablement plus important que celui des remix eux-mêmes, et que le résultat originel, la version "Mariah Green Screen", peut tout à fait se suffire à lui-même. Détourer un corps dans une vidéo, c'est en effet passer un temps fou à caresser de la souris les contours de Mariah Carey, et comme le signale Rhizome, c'est bien ce qu'elle demande, après tout, non ? La seconde, c'est que tous ces remix conçus à partir de l'oeuvre de Laric sont immédiatement diffusés via YouTube, et à nouveau, il s'agit d'un malicieux pied de nez aux paroles de la chanson dans laquelle la chanteuse réclame un moment privé, loin des regards et des caméras : If it's a camera up in here Then I best not catch this flick on YouTube 'Cause if you run your mouth and brag about this secret rendezvous I will hunt you down Désolé, Mariah, semble dire le travail d'Oliver Laric, mais si tu ne voulais pas te retrouver sur YouTube, il ne fallait pas nous laisser rentrer... A noter enfin les trois versions de Philippe Comtesse de moreismore, qui nous a signalé l'existence de cette oeuvre. Merci Philippe, et en bonus, la version "Mariah of the Dead", parce qu'on aime bien les zombies ici, vous savez bien. Ukulele-maniaNon, ce petit joueur de Julien Doré n'a pas inventé le ukulele, ni la reprise décalée, contrairement à ce que s'imaginent les jurés de la Nouvelle Star.
Pour preuve, un petit tour du côté d'une artiste fabuleuse, Junkie Brewster, qui dans l'ombre, élabore depuis plusieurs années compositions et reprises à l'aide de cet instrument traditionnel hawaïen. Perso, je vous conseille "Like a prayer", à vous tirer une larme. ![]() Et dans le même registre, on ressort les vieilleries des cartons avec le fameux Ukulele Orchestra of Great Britain, et sa fidèle reprise de Smells Like Teen Spirits. A noter que le DVD "Anarchy in the Ukulele" est disponible à la vente et la vision de ce live mythique vous enchantera bien plus que n'importe quelle rediff de l'émission-phare de M6. Si avec ça, vous continuez à penser que Julien Doré est un génie, on peut plus rien faire pour vous... In the lost and foundApéro. Sunysky nous suggère ce "concert à emporter du groupe Nénuphar is What We Are. Calqué sur le principe des vidéos de la blogothèque ce film se veut résolument amateur. L'utilisation de bière pour les instruments à vent montre tout de même un certain professionnalisme !" Après ce détour potache sur les rives de la Vilaine (?), direction le myspace de Nénuphar is What you are pour un son studio du meilleur effet. Sunysky, je ne sais pas si on a filé un coup de pouce à ton pote Antoine, mais merci en tout cas pour les cahouètes. Caméra embarquéeMarre des films de vacances ringards ?
Vidéo sans caméraOn va pas être mauvaise langue, mais il semblerait que depuis quelques mois, les clips consacrés aux chansons de Radiohead sont nettement plus intéressants que les chansons elles-mêmes.
Après le dispositif lo-fi de James Houston, voici cette fois le clip officiel de House of cards, entièrement tourné sans caméra. Techniquement, ça signifie que les formes restituées à l'image ont été capturées grâce à des capteurs 3D et des lasers, puis remodélisées par ordinateur (plus d'infos sur la page making of). Le résultat est un clip onirique et lancinant qui nous ferait presque oublier que Radiohead semble avoir investi un paquet d'actions chez Google. |
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