|
Un jour, le web vous donnera régulièrement à lire du vrai multimédia interactif. Pour l'heure, il vous livre quotidiennement des vidéos.
Horizon lointainA la fois apaisante et frustrante, cette vidéo de Mary Pearson traite de notre rapport au paysage.
Bien qu'immobile dans notre esprit, la ligne d'horizon n'est jamais en repos. Et dès l'instant où l'on s'aperçoit qu'elle nous suit partout, pour prendre toute forme, le monde tout autour en devient bien plus inquiétant. L'homme 100 têtesPosté par Easywriter le 10.11.08 à 12:01 | tags : vidéo
L'homme 100 têtes de Julien Lassort et Matthieu Burlot est un film-puzzle : le principe est de recomposer de faux visages en réassociant des bouts d'autres figures. On reconnaitra (ou pas) dans le flot ininterrompu un visage étrangement familier ou une de ses propres expressions faciales. Le film, dont la musique est signée Julien Fargo vient de remporter le Panasonic'art de la création numérique. John McCain a gagné... sur GoogleEnfin... Google ne fait pas grand chose, mais les utilisateurs de Google, eux, font exploser les compteurs. Qu'en pensent les Français ? Et oui, c'est bizarre, mais il semblerait que dans leur quête de reconnaissance mondiale, les Américains aient à coeur de connaître l'avis des Français sur le résultat de cette élection. A la 59e place, on trouve ainsi la requête "Paris newspaper" et à la 77e "french news", tandis que "german news" arrive 93e et "london times" 48e. "Pourquoi nous détestent-ils autant ?" disait la presse américaine en 2002. Aujourd'hui, on peut penser qu'une des clés du vote Obama aura été la reconquête de l'aura internationale des USA. "Les années Bush, c'est fini. On a changé, et on espère que vous avez remarqué." C'est ce que semble dire aujourd'hui le peuple américain. Conspiration ! Pour finir, forcément, on trouve aussi dans ces requêtes les premières rumeurs de conspiration dont seul le web a le secret. A la 44e place, le flippant "obama antichrist" nous laisse présager de belles années illuminées du côté des ultra-catholiques pétés au casque, tandis que l'oxymorique "obama kkk" parvient à atteindre la 67e place sans qu'on sache vraiment si les internautes étaient à la recherche d'un lien secret entre le sénateur et le gang des capuches pointues, ou bien s'ils voulaient simplement connaître l'opinion des leaders racistes sur le résultat de cette élection. Cassoulet ? Et en bonus, l'intrus du classement, en forme d'énigme culinaire. A la 53e place, trône fièrement le mot-clé "cassoulet" et là, nous n'avons aucune analyse à apporter. Si de votre côté, vous avez des indices sur la présence de ce plat, par ailleurs succulent, dans les requêtes du jour de Google, n'hésitez pas à nous éclairer...
Obama/McCain dans le textePosté par Troudair le 04.11.08 à 09:29 | tags : design numérique, hoax ?, media art, politique, vidéo
Jour J pour les Américains qui vivront ce soir le dénouement d'une des campagnes politiques les plus exitantes de leur histoire.
Depuis près de deux ans maintenant, John McCain et Barack Obama parcourent les 50 états et enchaînent meeting sur meeting, avec chaque fois un texte différent à dispenser à leur auditoire. Différent, parce que désormais, tout ou presque est enregistré, décortiqué, diffusé, à tel point que les foules amassées dans les stades ne représentent au fond qu'un petit pourcentage de la cible de ces discours. Et puisque tout le monde peut tout voir et tout entendre, il convient de ne pas se répéter. Pourtant, fondamentalement, le message reste le même, et les techniques qui permettent de le faire passer sont identiques. Vous connaissez tous les graphiques et autres analyses sémantiques de discours politiques dont nous relatons l'existence depuis plusieurs années, et dont Jean Véronis est devenu l'incontournable expert. Décomptes de mots employés, références à "moi", "eux" ou "nous", martelement de phrases récurentes, toutes ces techniques de réthorique nous sont désormais familières mais jusqu'à aujourd'hui, il nous fallait encore attendre l'analyse poussée d'un spécialiste pour nous éclairer sur les méthodes particulières d'un candidat ou d'un autre. Le groupe de designers et artistes américains Sosolimited a monté le niveau d'un cran en proposant, pendant tout le mois d'octobre, cette même méthode d'analyse sémantique, mais présentée en direct, au moment même de la diffusion d'un débat télévisé, sous la forme de performances vidéo. Basé sur un logiciel de reconnaissance de texte, ReConstitution 2008 présente ainsi en temps réel des décomptes de mots qui se classent automatiquement, offrant pour chacune des prestations des candidats une image fidèle de leurs champs lexicaux au moment même où ceux-ci sont en train de parler. Bien entendu, ça, c'est la théorie, mais on ne vous cachera pas que la technologie employée nous paraît quelque peu floue, et que derrière cette idée intéressante, on aurait tendance à renifler le hoax, sans pour autant que ceci ôte quoi que ce soit au projet. Mais puisque Sosolimited se refuse à mettre en ligne des captations de leurs performances, et invite le public à venir vérifier de ses propres yeux, on en restera à la version officielle et aux quelques exemples, déjà très parlants, disponibles sur leur site. Le baiser le plus long... ou pas.Car dans la performance d'Annie Abrahams, The Big Kiss, réalisée le 10 octobre dernier à OTO (Over The Opening, New York), la réflexion n'est pas tant la durée, mais à nouveau le rapport réel/virtuel, chair/image, que l'artiste avait déjà développé dans son précédent "L'un la poupée de l'autre".
Cette performance vidéo est donc la continuité logique de cette recherche. Après avoir expérimenté l'élaboration d'une intimité à distance, les personnages passent à l'acte et s'embrassent par delà l'espace, leurs bouches réunies grâce à la technologie. La vidéo est un montage de 5 minutes de ce baiser qui a duré 3 heures, mais les images des deux protagonistes, filmés indépendament, en disent déjà long sur notre rapport à la communication, qui de plus en plus est plein de confiance et ne tolère plus le moindre recul. Car si nous ne nous livrons que rarement (jamais ?) à des baisers langoureux par webcams interposées, nous sommes néanmoins de plus en plus aptes à entretenir des relations purement virtuelles et des amitiés fondées sur l'absence, sans d'ailleurs que ce fait soit fondamentalement nouveau en soi, puisque déjà Voltaire nous en parlait : "Autrefois, si vous aviez un ami à Constantinople et un autre à Moscou, vous auriez été obligé d'attendre leur retour pour apprendre de leurs nouvelles. Aujourd'hui, sans qu'ils sortent de leur chambre, ni vous de la vôtre, vous conversez familièrement avec eux (...)" L'illustre philosophe parlait alors de la Poste dans son Dictionnaire Philosophique, mais comment ne pas faire le rapprochement entre ces mots de 1764 et la tournure que prend aujourd'hui notre rapport à la correspondance ? D'autant plus quand il ajoutait : "Les absents deviennent par elle présents ; elle est la consolation de la vie." La Poste donc ? Ou la technologie ? Des bassets pour ObamaQu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? La route de San JosePetite animation typographique réalisée par les élèves de l'Ecole de Communication Visuelle de Paris.
AC/DC fait péter le XLSAC/DC a beaucoup de fans. Parmi ces fans - qui l'eut cru - des nerds (mais est-ce vraiment le premier clip excel de l'histoire du rock ? il me semblait en avoir déjà vu passer un...). La vraie version .xls est téléchargeable ici. Actualité zombieJe m'aperçois avec stupeur que ça fait plus d'un mois maintenant que nous n'avons pas parlé de zombies.
Macro-cosmosIl y a une dizaine d'années, David Lynch fantasmait sur les possibilités du traitement numérique de l'image en imaginant qu'on pourrait bientôt filmer des scènes minuscules en macro et ensuite faire croire que celles-ci étaient des prises de vue à taille humaine. Car contrairement à ce que nous dit notre oeil au premier abord, ce ne sont pas des maquettes qui sont présentées ici, mais bien des prises de vue réelles, que le traitement numérique (adjonction de flou et modification de la vitesse) a transformé en scènes miniatures. Sur son site, le photographe explique qu'il espère ainsi que les habitants de Sydney, reconnaissant ces lieux familiers, pourront les regarder d'un oeil neuf, et s'attarder sur des paysages tellement quotidiens que plus personne ne les voit. Sexy sémantiqueDevant le tollé provoqué hier par la publication d'un article hautement intellectuel, la direction de Fluctuat.net m'a sommé de rattraper le coup immédiatement.
Entrant dans mon bureau comme une furie, tenant dans sa main droite les derniers rapports de stats d'AEIOU, Gflu était méconnaissable. Et dans la N'écoutant que mon amour de l'entreprise, j'ai donc juré sur l'honneur de fouiller dans mes bookmarks afin d'apaiser l'ire de nos lecteurs inquiets de se sentir si bêtes, qui plus est en temps de crise. Voici donc HotForWords, une série d'émissions diffusée sur YouTube et présentée par la très étymologique Marina Orlova. Presque tous les jours, celle-ci se fait un plaisir d'éclairer les internautes cherchant désespérément la signification ou l'origine d'un mot de la langue de Shakespeare (ci-dessus : l'expression "déjà vu", issue de notre beau français). Alors oui, ces émissions sont toutes en anglais et elles sont un peu difficiles d'accès pour vous, chers lecteurs, mais franchement, n'allez pas me dire que vous ne savez pas vous servir du TLF ! EurovisionUne image tellement pourrave qu'elle en est presque abstraite, des chorégraphies à faire se retourner Kamel Ouali dans sa tombe (comment ça, il est pas mort ?), une musique digne des Musclés... que dire de plus ?
Non contents de nous envoyer leurs plombiers, les Polonais nous font aussi partager leur disco. Et là, moi je dis NON à l'Europe ! Devenir publicitaire, ça vous tente ?Posté par Easywriter le 04.10.08 à 11:34 | tags : vidéo
Dernier happening du CLE dont on vous avait déjà parlé (ici et là). Vous n'aurez en revanche pas le droit à "Devenir acteur porno" pas plus qu'à "Devenir pickpocket" comme on l'espérait, le dernier numéro de la série dévoilant le pot-aux-roses. Ego-cartographie Certains passent des années à tenter de reconstituer leur arbre généalogique. Et dans cette quête, internet est un allié de poids qui, en quelques années, a révolutionné cette science documentaire.Mais pour certains patronymes, les recherches sont plus difficiles que pour d'autres. Imaginez que vous vous appelez Nicolas Martin en France, ou Marco Villani en Italie, et tout de suite, la tâche ne devient plus nécessairement de rechercher votre famille, mais déjà d'identifier vos innombrables homonymes. Et bien justement, l'artiste Marco Villani s'est lancé dans cette aventure avec son projet Ego-cartography. Encore en cours, son travail consiste à identifier et rencontrer tous ses homonymes à travers le monde. L'oeuvre se compose ainsi d'une carte interactive sur laquelle apparaissent les "Marco Villani" déjà trouvés, ainsi que d'une vidéo dans laquelle ceux-ci se présentent et expliquent brièvement qui ils sont. L'histoire ne dit pas, en revanche, si l'idée d'un tel projet est venu à Marco Villani en découvrant que son nom était déjà pris sur tous les sites de réseaux sociaux... Debout face au délugeDevant un parterre clairesemé, G.H. Hovagimyan exécute sa performance "Smart Money" à l'occasion des rencontres Democracy in America.
En pleine crise boursière, tandis que dehors, les murs de Wall Street tremblent, l'image de cet artiste, scandant son texte avec rage devant quelques personnes acquises à sa cause, apparaît comme dérisoire. Car aux Etats-Unis, actuellement, bien plus qu'en Europe, c'est une sensation sourde qui habite les citoyens. L'idée que peut-être, un monde est en train de s'écrouler. Et pas n'importe quel monde : l'empire le plus puissant de tous les temps. C'est un tumulte, supérieur en puissance aux vents des ouragans qui balaient régulièrement les côtes du pays. Et face à ce déluge, se tenir face à un micro et continuer à crier apparaît, avec toutes les imperfections de l'exécution, comme un geste qui contient toute la force et toute la beauté qu'on demande à l'art. Personne ou presque n'aura entendu les mots de Hovagimyan, mais ce minuscule point sombre, comme un surfeur glissant avant de disparaître sous un mur d'eau de plusieurs dizaines de mètres, nous aura fait prendre conscience qu'il est possible de toujours s'élever, peu importe le gigantisme des événements. Puisque comme l'écrivait Shakespeare il y a plus de quatre siècles, c'est à celui qui voit qu'il revient de juger de la force des personnages, pour "compenser nos imperfections par ses pensées, et en mille parties diviser un seul homme pour créer des armées imaginaires." Hommage à James TurrellDepuis les années 60, James Turrell impose sur le monde de l'art sa griffe radicale et minimaliste.
Ses oeuvres, conçues à base de projections lumineuses, ont été une source d'inspiration pour des générations d'artistes travaillant dans tous les domaines. Cette fois, avec Morrell (Moving Turrell), le duo 3kta (André Rangel et Anne-Kathrin Siegel) s'empare de l'esthétique reconnaissable de l'artiste et la recycle pour y ajouter le son et le mouvement. L'installation audiovisuelle se présente donc exactement comme une oeuvre de Turrell, à la différence que celle-ci évolue en fonction des mouvements du public. Idée bien curieuse, en fait, puisque l'immobilité de la lumière fait souvent partie du projet même d'une création de Turrell, et l'artiste a pu aussi, par le passé, jouer avec les variations de lumière quand il le jugeait nécessaire. Alors est-ce que cet ajout de mouvements et de sons apporte ou retranche une certaine puissance à la vision originale ? A vous d'en décider. Les dessous des HallesLoïc Lautard utilise photographies et super-8 pour décrire les personnages qui hantent le quartier des Halles, à Paris.
Il applique aux figures que l'on croise sans voir un traitement sensible, fait de gros plans et de portraits de face, manière technique de donner à ces individus anonymes une existence dont ils sont privés le reste du temps. Dans les courtes séquences en super-8, la galerie de portraits prend vie, et même s'ils n'en retrouvent pas pour autant la parole, toutes ces silhouettes errantes y gagnent au moins un peu d'humanité. La série "Les Halles de Paris" est exposé à la galerie Mycroft, du 29 septembre au 4 octobre. Y a-t-il un pilote ?Posté par Easywriter le 27.09.08 à 17:45 | tags : vidéo
On vous avait déjà parlé du CLE la semaine dernière. Après un épisode de réalisation improvisée, le collectif transforme (plutôt bien) une course de tricycles en improbable rallye de Formule 1. Le premier jeu vidéo à base de YouTube Depuis que YouTube a lancé son système d'annotations, on se dit que quelqu'un va forcément trouver quelque chose de passionnant à faire avec, qui aille un peu au-delà des commentaires inutiles incrustés sur la vidéo qu'on est en train de voir.Ce jour est donc arrivé le 18 septembre dernier, quand a été mise en ligne la série de vidéos A car's life, sorte de mini-jeu où le destin d'une voiture dépend de votre rapidité à cliquer. En cliquant assez vite, vous propulsez votre navigateur vers une autre vidéo (la suite du parcours), évitant ainsi la fin tragique du petit véhicule. Là où on attendait un artiste pour manipuler cette fonction de YouTube, on constate que c'est une agence de développeurs, Hexolabs, qui a mis au point le jeu. Mais maintenant que la brèche est ouverte, nul doute que de nombreux bidouilleurs inspirés vont s'intéresser de plus près à ce procédé. L'ère de l'hyper-vidéo vient peut-être de commencer. Humaniser l'imagerie médicale Pour accompagner la Nuit des Chercheurs, qui aura lieu le 26 septembre prochain dans toute la France, le Théâtre Dunois (Paris XIIIe) a eu la bonne idée de donner carte blanche à une compagnie travaillant à la frontière des disciplines artistiques et scientifiques.Le résultat, publié au rythme d'une vidéo tous les lundis, c'est "52 traits pour un portrait", étonnante série de courts films utilisant le coûteux système imagerie à résonnance magnétique (IRM) et en partie basé sur l'oeuvre littéraire d'Edouard Levé. Au travers de ces séquences, c'est tout l'aspect impersonnel de l'image médicale qui est malmené, comme l'explique très bien le sociologue des sciences Olivier Martin, sur le site du projet, citant une patiente bouleversée par l'attitude de son médecin, les yeux braqués sur son écran de contrôle, mais jamais sur son corps malade. La performance s'étendra jusqu'au mois d'août 2009. Des machines imparfaitesDans notre imaginaire collectif, la machine est cette chose froide et implacable capable d'exécuter des tâches sans relâche et de manière parfaite, pour peu qu'elle ait été conçue pour.
Opposée à l'homme et à ses erreurs, elle réprésente un idéal d'exécution dont les seules failles sont imputées à l'humain qui aura mal su la concevoir. Car la machine ne pense pas. Elle n'essaie pas. Elle n'échoue pas. Elle fait ce qu'on lui dit de faire, sans émotion, sans doute, ni illusion. Le travail de Michael Kontopoulos en devient donc d'autant plus passionnant qu'il parvient à insuffler dans ses machines la dose d'humanité dont on les croyait privées. Dans l'installation "Machines qui tombent presque", ci-dessus, c'est un système mécanique simplissime qui fait osciller une planche de bois, la poussant à la limite du déséquilibre, mais sans jamais la faire tomber. Ayant par nature une tendance profonde à l'anthropomorphisme, le spectateur se retrouve, face à ce système basique, en situation de suspens, oubliant la nature parfaite de la machine et la rigueur des lois physiques pour toujours espérer l'erreur, qui bien sûr ne vient jamais. Encore plus troublant, les "Machines qui essaient de dessiner un cercle" touchent à une autre qualité fondamentale de l'humain : sa capacité à écrire et dessiner. Sans le titre de l'installation, on ne voit qu'un vulgaire mécanisme gribouillant sur une feuille. Avec, c'est une situation d'échec permanent qui est présentée, qui transforme la machine en enfant balbutiant, à l'exact opposé de la perfection qu'on pouvait imaginer, à tel point qu'on aurait presque envie de l'aider, cette machine, lui prendre sa main difforme et lui expliquer comment on trace un cercle. Et enfin, pour ceux qui veulent aller encore plus loin dans l'oeuvre de cet artiste passionnant, jetez un oeil à la vidéo "Ce que vous avez manqué", témoignage d'une brillante performance au cours de laquelle Kontopoulos a photographié son environnement à chaque fois que ses yeux clignaient. Une occasion de vivre, au moins pour une fois, la totalité de l'expérience d'une simple balade, et d'utiliser la technique, une fois n'est pas coutume, pour palier aux erreurs et approximations humaines. Devenir réalisateur...Posté par Easywriter le 20.09.08 à 09:23 | tags : vidéo
...Ca vous branche ? Question posée par ce collectif en plein happening dans les rues de Paris qui invite la population à "libérer ses émotions" - la maxime un peu tarte rappelle plus un slogan d'opérateur téléphonique qu'un manifeste libertaire, m'enfin... comme la jeune fille qui nous a proposé de suivre le CLE ( pour collectif de libération des émotions) est plutôt jolie et que le réalisateur improvisé est plutôt drôle on vous balance cette vidéo et on attend la suite - qu'on nous promet étonnante. Vous avez dit buzz ? Un cri est politiqueAujourd'hui, tout est politique d'ailleurs.
Ca n'est pas moi qui le dis, c'est Orwell. Et son observation s'avère encore plus juste aujourd'hui, qu'elle ne l'était au 20e siècle. ![]() Sur la base de cette réflexion, les deux artistes de MTAA (Michael Sarff et Tim Whidden) ont conçu la pièce "Our Political Work", dont la version finale est présentée par la galerie portugaise Lisboa 20. Alimenté par une série de 141 vidéos à lecture aléatoire, le diptyque met en scène les deux hommes poussant des cris en une boucle changeante de fureur, de colère et parfois même de rire. Si l'oeuvre peut sembler repoussante au premier abord, force est de constater que l'énergie déployée par ces artistes éveille chez le spectateur des sentiments variés, de l'impression d'agression à la réelle compassion. Et passées les 2 premières minutes, une fois que ces visages et ces voix sont devenus familiers, on se surprend à adhérer à ce discours politique, réduit à sa plus simple expression de bruit et de fureur. Car le système logiciel qui lance les vidéos, et les arrête souvent au milieu d'un cri, permet d'entretenir l'illusion que ce qui se passe devant nous est une performance en temps réel, que ces deux hommes ont bel et bien crié pendant des heures, et sont peut-être même en train de crier encore en ce moment. L'oeuvre politique dont parle le titre prend alors un sens qui va au-delà des images et du son. Elle s'installe dans la durée, théoriquement infinie, de la projection. L'oeuvre politique n'est alors plus seulement la vidéo en elle-même, mais aussi et surtout le temps qu'elle dure. 8-bit or dieA part le fait qu'ils jouent super bien au rugby et qu'ils adorent les hobbits, il faut bien reconnaître qu'on ne sait pas grand chose des néo-zélandais.
C'est donc en ambassadeur des antipodes que Disasteradio débarque pour porter la bonne parole lo-fi dans nos contrées. Déniché par Discobabel, le bougre se démène depuis 1999 derrière ses claviers old-school et semble capable d'enflammer les stades au seul moyen de rythmes binaires et de mélodies proto-Nintendo. En plus de la quantité de chansons disponibles sur son site, vous pourrez faire connaissance avec cette cocasse pop-star dès la fin de l'année puisqu'il entamera alors une tournée européenne qui devrait passer par la France. Et si vous n'êtes toujours pas convaincus, allez donc jeter un oeil à sa reprise de 12:51 des Strokes, en live, s'il vous plait. Quelle ambiance ! Pourquoi on boit ?Inspirés par les graphiques futés et quotidiens de Jessica Hagy, deux infographistes ont créé cette petite vidéo afin de tenter de comprendre pourquoi bon nombre d'entre nous finissent par boire.
Ou comment on peut raconter n'importe quoi avec des graphs super sérieux : |
Discussions en cours sur les forums :
|