Twitter ou le plus minimaliste des outils de communication. Aucune option, juste 140 signes pour vous exprimer et un lien. Que voulez-vous de plus ?
Twitter les Bains, les régionales grâce à Twitter
Non content d'avoir signé un nouveau record en termes d'audience télévisée avec 111 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis ( le 46e Super Bowl qui se disputait le 5 février a également affolé les compteurs sur Twitter.

Au cours de cette finale du championnat de football américain, qui a vu les New York s'imposer 21 à 17 contre les New England Patriots, 13,7 millions de tweets ont été postés sur le site de microblogging entre 15h et 20h (heure du pacifique), soit une moyenne affolante de 10 000 tweets par seconde, avec un pic relevé à 12 333 TPS, a révélé Twitter dans un communiqué.
Pour illustrer l'explosion phénoménale des live tweets du Super Bowl, Twitter a rappelé qu'en 2008 le pic de tweets était de... 27 par seconde. L'an passé, jusqu'à 4064 micro-messages par seconde avait été échangés, soit 2,5 fois moins qu'au cours de l'édition 2012.
"La performance de Madonna à la mi-temps a également cartonné", se félicite la compagnie basée à San Francisco. "Il y a eu en moyenne 8000 TPS pendant sa performance, avec un pic à 10 245 tweets".
Twitter peut être fier de ses chiffres, mais du point de vue de l'utilisateur suivre un live-tweet d'un évènement sportif de grande ampleur devient un peu n'importe quoi vu la masse de messages postés, même si l'option "top" est censée faire le tri pour nous.
Google prépare depuis 15 jours une grosse update de son moteur de recherche qui met en avant dans les résultats son réseau social Google+. Surnommé "Search Plus Your World", ce projet prétend vous apporter de meilleurs résultats en les personnalisant à l'aide des données du web social. Sauf que le web social, demandez à n'importe qui, c'est Twitter, Facebook, pas Google+, un réseau peu populaire, avec beaucoup moins d'inscrits que ses principaux concurrents et encore moins d'utilisateurs actifs. Chez Facebook et Twitter, et dans toute la communauté high tech, on est choqué par cette transgression de la neutralité de Google, qui profite clairement de sa position de quasi monopole pour tenter d'imposer son réseau social.

Il faut dire que Google a toujours prétendu être neutre, et alors qu'aux USA et en Europe ils doivent se défendre devant des commissions antitrust en expliquant qu'ils n'abusent pas de leur position dominante, une telle manoeuvre semble presque absurde. Pour protester, Facebook, Twitter (et aussi Myspace) viennent de lancer une extension pour les principaux navigateurs. Appelée Focus On The User, cette extension vous permet d'afficher des résultats plus "neutres", sans le favoritisme accordé pour l'instant à Google+.
"Focus On The User"
"Focus on the user", c'est à dire "concentrons-nous sur l'utilisateur" : c'est une des promesses de Google, au même titre que le plus célèbre "Don't Be Evil", et c'est au moins aussi essentiel. Ca peut paraitre tout ce qu'il y a de plus évident, mais c'est bien différent de déclarer que le client est roi : les clients de Google, ce sont les annonceurs à qui il vend la diffusion de messages publicitaires. Les utilisateurs de Google, vous et moi, nous sommes plutôt le produit. Avec cette maxime, si on la considère cinyquement, Google déclare vouloir offrir le meilleur produit qui soit. C'est une stratégie qui est devenue une norme pour la plupart des grands succès du web : AOL ou Myspace ont perdu leurs batailles respectives en placant le client avant l'utilisateur. Et c'est ce que Facebook et Twitter accusent Google de faire aujourd'hui.
Hypocrisie des deux côtés
Google défend de façon assez hypocrite cette update, en affirmant que c'est la faute de Twitter et Facebook s'ils ne fournissent pas toutes leurs données à son moteur de recherche pour les intégrer à "search plus your world". Sauf que Twitter est public, et Google aurait très facilement pu l'intégrer à ses résultats. Mais l'autre côté de la dispute n'est pas irréprochable, loin s'en faut : l'extension a été développée par les équipes de Facebook, qui ont ensuite été chercher le soutien de Twitter et Myspace pour la lancer, histoire de masquer leur propre hypocrisie.

Si Facebook peut accuser Google de ne pas être neutre et d'être anticoncurrentiel aujourd'hui, c'est parce que Google l'a toujours été par le passé, alors que Facebook demeure fermé, obscur et a passé des accords d'exclusivité avec Bing, le moteur de recherche de Microsoff. Il y a un moteur de recherche dans Facebook, et personne n'a jamais dit qu'il était neutre. Certains spéculent que "Search Plus Your World" n'est rien d'autre qu'un moyen de mettre la pression sur Facebook pour qu'ils laissent Google accéder à leurs données... Ou du moins pour montrer par l'exemple aux commissions antitrust qu'ils pourraient aussi s'intéresser à d'autres qu'eux.
Si on ne sait pas qui ressortira vainqueur de cette guerre concurentielle, une chose est certaine, ce ne sera pas nous, les utilisateurs.
Pour 24h , Wikipedia a decidé de couper l'accès à ses articles en anglais pour protester contre le projet de loi SOPA actuellement discuté au Congrès américain. Une résistance courageuse, célébrée par tous les défenseurs de la liberté d'internet. Mais cette menace de grande censure du web semble laisser insensibles bon nombre d'étudiants qui se demandent comment ils vont pouvoir rendre leurs devoirs sans l'encyclopédie en ligne.
Le site Buzzfeed s'est ainsi amusé à collecter sur Twitter les réactions de ces gamins souvent désappointés, parfois carrément en colère contre ce black-out imposé par Wikipedia, qui est devenue la principale source des étudiants du XXIe siècle.

Les tweets collectés par le compte @herpderpedia, visiblement créé pour l'occasion, sont encore plus éloquents. Et consternants. Les "fuck wikipedia" et "RIP wikipedia" y fleurissent, ce qui démontre qu'un certain nombre d'étudiants (espérons qu'il ne s'agisse que d'une petite minorité) ne se sentent pas concernés par les enjeux liés à SOPA, ou n'ont même pas pris la peine de lire le message posté par Wikipedia pour expliquer les raisons de sa protestation :
"Depuis une décennie, nous avons passé des millions d'heures à construire la plus grande encyclopédie de l'histoire de l'humanité. En ce moment, le Congrès américain étudie une législation qui pourrait endommager fatalement la liberté et l'internet ouvert. Pendant 24h, pour éveiller les consciences, nous fermons Wikipedia".

Les étudiants américains devraient pourtant s'inquiéter des conséquences de la loi SOPA, qui risque de mettre en danger leurs sites préférés, notamment YouTube qui ne pourrait plus se cacher derrière ses utilisateurs en cas d'infraction aux droits d'auteur. Wikipedia estime également que son modèle serait menacé par le vote de cette loi, comme elle s'en explique sur la seule page disponible pendant cette journée de protestation. Mais il faut croire que ces étudiants américains ne l'ont pas lue...

Lire aussi :
- SOPA et la conspiration du piratage
La présentation des offres Free Mobile, qu'on pouvait suivre en direct ce matin via le canal 198 de la Freebox, a secoué le net français, et en particulier la twittosphère, abasourdie par les tarifs annoncés par Xavier Niel : un forfait tout illimité à 19,99 euros par mois, et une 2e offre pour les petits portefeuilles à seulement 2 euros (on vous épargne les détails repris par l'ensemble des médias).
Des premières impressions livrées en direct pendant la conférence de Niel aux commentaires postés avec un peu plus de recul tout au long de la journée, Flu vous propose une séance de rattrapage avec les meilleurs tweets consacrés à l'arrivée de fracassante de Free sur le marché de la téléphonie mobile.
Dès le début de la conférence, la diffusion d'un petit film façon "La Classe Américaine" moquant la concurrence fait réagir les internautes.







Nombre d'internautes, calculant à la va-vite les économies qu'ils feront grâce à Free Mobile, font l'apologie de Xavier Niel et rêvent qu'il casse les prix dans d'autres secteurs...





Toujours au top des trending topics français à la nuit tombée, #freemobile aura réussi son coup en se payant un buzz incomparable pour son lancement. Ce qui est déjà une belle réussite pour Xavier Niel et ses équipes.
Lire aussi :
Etre espionné, c'est le rêve secret de milliers d'internautes qui utilisent leur blog ou Twitter pour révéler de terribles secrets sur le gouvernement mondial, ses liens avec les extra-terrestres, les Illuminati et la mort de Michael Jackson.
Ce serait comme une validation, pour eux, de se savoir observés par des yeux indiscrets et puissants. Et maintenant, c'est facile !
On savait déjà que l'armée américaine avait créé de faux profils Facebook et Twitter et de faux blogueurs pour manipuler l'opinion publique dans certains pays étrangers (non, ce n'est pas une théorie de la conspiration, c'est prouvé !)
Aujourd'hui on apprend sans surprise que le Département de la Sécurité Intérieure a aussi ses faux profils sur les réseaux sociaux et qu'ils lui servent à espionner tout terroriste potentiel.
Suite à une plainte déposée par l'ONG EPIC, on apprend que ce département du gouvernement américain, créé en 2002 par l'administration Bush pour assurer la sécurité du territoire en foulant au pied les droits fondamentaux de ses propres citoyens et du reste du monde, place automatiquement sous surveillance les comptes Twitter et Facebook qui utilisent un certain nombre de mots et d'expressions "suspectes".
Si vous voulez donner un peu de travail aux espions américains, placez donc ces mots dans vos prochains statuts : "human to animal contact", "collapse", "infection", "outbreak", "illegal immigrants"...
En français, des termes qui sont liés aux armes bactériologiques, aux migrations illégales... Sans doute qu'une petite référence bien placée à Al Quaïda ou a Kim Jong Un vous vaudra aussi l'attention d'un compte espion.
Tout ça n'est pas bien nouveau, vous avez peut-être comme moi entendu parler du réseau Echelon dans les années 1990 et prononcé les mots "Saddam Hussein", "bombe" et "Bill Clinton" dans vos conversations téléphoniques pour tenter de le saturer ; on riait tous beaucoup plus innocement du terrorisme à l'époque.
La différence, c'est qu'on prononçait ces mots dans le vide sans jamais savoir s'ils tombaient effectivement dans les grandes oreilles de la CIA. Aujourd'hui, par contre, il serait assez facile de mettre en place quelques comptes Twitter qui utiliseraient systématiquement les mots suspects et de démasquer ainsi les comptes Twitter espions quand ils se mettraient à vous suivre.
Comme l'a prouvé Wikileaks, l'espionnage, avec le web, ça peut marcher dans les deux sens.
Facebook vient de publier le classement des 40 articles les plus partagés sur le site en 2011, et alors qu'on spéculait justement lundi sur l'influence du réseau social sur les médias, ce classement est plutôt révélateur.
Avant de jeter un oeil aux dix premiers articles du classement, notez que Facebook n'a répertorié que les partages de ses usagers américains, aussi ne vous étonnez pas de ne pas y voir les noms de DSK et de Dédé La Saumure :
1. Photos satellites du Japon, avant et après le tremblement de terre et le tsunami (New York Times)
2. Ce que les profs veulent vraiment dire aux parents (CNN)
3. Non, votre signe du zodiaque n'a pas changé (CNN)
4. Parents, n'habillez pas votre fille comme une trainée (CNN)
5. (video) - Medley de danses pères/filles (Yahoo)
6. A son enterrement, un chien pleure la mort d'un soldat tué en Afghanistan (Yahoo)
7. Vous allez flipper quand vous verrez le nouveau Facebook (CNN)
8. Un chien au Japon reste aux côté d'un ami blessé dans les décombres (Yahoo)
9. Un crocodile géant capturé vivant aux Philipinnes (Yahoo)
10. Nouvelles dates des signes du zodiaque: Ophiuchus, le 13ème signe? (The Huffington Post)

Ce qui saute aux yeux, c'est bien sur la relative trivialité de ces articles : la mort de Ben Laden n'apparait qu'en 34ème place, Obama en 23ème, et c'est pour une infographie. Ce que les gens veulent partager sur Facebook ce sont des images et vidéos, des histoires tragiques de chiens fidèles (et pas de chat, ça se confirme) et plutôt des articles d'opinion que des news. Mais la véritable révélation, c'est le succès incroyable des articles qui parlent d'éducation : un quart des articles du top sont des "parenting tips". Et ça n'inclue pas les vidéos mignonnes de bébés (et si les bébés étaient encore plus populaires que les chiens et les chats ?).
L'âge moyen des utilisateurs Facebook dans le monde est de 28,2 ans (31,2 en amérique du nord) un chiffre qui ne fait qu'augmenter au fur et à mesure que nos parents et grands-parents rejoignent le réseau social. D'où le succès de ces articles où il n'est question ni de Justin Bieber ni de Twilight. A titre de comparaison, CNBC avait publié une liste des dix événements qui ont généré le plus de tweets en 2011 :
1) Beyonce révèle qu'elle est enceinte au MTV VMA
2) Le Mondial de foot féminin
3) Le Brésil éliminé de la Copa America
4) Le jour du nouvel an au Japon
5) Les BET awards
6) La finale de la champion's league
7) Le tremblement de terre et le tsunami au Japon
8) Le dernier match de finals de la NBA
9) Le tremblement de terre sur la côte est américaine
10) La mort d'Osama Ben Laden
Lire aussi : Top Twitter 2010 : catastrophes naturelles, cinéma, sport, NTIC et Justin Bieber
Le mouvement social le plus médiatisé du moment, Occupy Wall Street, commence à déborder dans la sphère culturelle, ce genre de dynamique étant évidemment inspirante pour beaucoup de créatifs, et donc naturellement génératrice d'idées. Si l'art s'est plongé à bras le corps dans ce passionnant vortex, #OWS squatte également Twitter et Facebook, la technologie est utilisée à plein potentiel pour optimiser le déroulement des actions à travers les États-Unis, et ceux qui n'y sont pas se chargent de relayer le mouvement à leur façon, souris à la main. Inutile de tenter de brosser un portait global des initiatives en la matière ou de répertorier la masse hallucinante d'informations qui transite par les réseaux sociaux. La force d'Occupy Wall Street se repère par d'autres détails.
Le policier à la bombe lacrymo, premier mème estampillé OWS
Vous l'avez saisi, Occupy Wall Street a depuis longtemps dépassé les frontières géographiques que son patronyme semble imposer, les foyers de protestation touchant également plusieurs grands centres universitaires. Il y a quelques jours, une vidéo a fait le tour des médias en ligne outre-Atlantique : on y voit un policier asperger de bombe lacrymogène une rangée de manifestants pacifiques, assis au milieu d'une allée de l'université de Davis (Californie) et qui refusent visiblement d'évacuer les lieux.
Une image assez pénible à regarder en tant que telle, mais un cliché de l'action a pu être détouré proprement, pour en extraire l'image du policier seul, dans une position un peu grotesque, presque sympathique. Le Photoshop game a pu commencer, un mème est né, et beaucoup de plate-formes éditoriales (ici, là) proposent de contribuer au phénomène. Voici quelques extraits talentueux :

OWS ? Il y a une application pour ça
On va vraiment finir par avoir une application pour tout. Depuis la mi-octobre, il fait bon posséder un smartphone Android lorsqu'on est manifestant : les arrestations abusives, souvent légion dans ce genre de moments de tension entre deux camps, peuvent maintenant être dénoncées. Pour ce faire, téléchargez l'application "I'm Getting Arrested", qui ne laisse donc aucun doute sur son utilité première. Préparez ensuite un message de détresse, que vous enverrez à une liste de contacts préalablement calée. Une fois dans une situation délicate vis-à-vis de la maréchaussée, il vous suffira d'appuyer sur un bouton d'envoi qui préviendra vos camarades de galère de votre mise aux arrêts.

Le développeur, Jason Van Anden, tente de mettre en place une version iPhone, en espérant que l'application pourra passer la phase de filtrage d'Apple, comme Juif ou pas Juif a pu le faire pendant quelques jours... Info complémentaire : sur la dizaine de milliers de personnes qui a téléchargé l'application, Van Anden déclare qu'il ne sait absolument pas si quelqu'un l'utilise ou pas, vu qu'il a installé des barrières de contrôle pour empêcher l'utilisation de données privées par quiconque, y compris lui-même... Comme quoi, la vie privée est encore un concept valable pour quelques développeurs.
Occupy Flash, l'hommage anti-Adobe à OWS
Toutes les luttes valent le coup d'être menées... même si elles n'impliquent pas de rassemblement physique. Le mouvement Occupy Flash, dont le nom commence à circuler sur la toile, clame sa filiation avec Occupy Wall Street d'entrée, même si le nom est au final un non-sens (techniquement, c'est un peu compliqué de s'asseoir sur Flash). Cette technologie, mise en place par Adobe qui a réussi à forcer une situation de monopole quasi-exclusif, est régulièrement raillée pour sa désuétude, sa lourdeur et son inefficacité. En l'occurrence, la lutte est plus étrange que celle d'Occupy Wall Street, car elle est gagnée d'avance : Flash est amené à disparaître quoi qu'il en soit, remplacé par le HTML5. Les leaders du mouvement ont une réponse toute trouvée à ce potentiel non-sens dans leur démarche : " tant que le logiciel est installé sur les machines, il y aura des décideurs pour rendre son utilisation obligatoire, il y aura un besoin de support, le plug-in continuera à vivre et des gars continueront à développer dessus.". Rayer la présence de Flash sur le Web, en dénonçant une hégémonie libérale d'une entreprise imposant un système qui ne convient plus à personne, le lien est assez évident. Bientôt un Occupy Internet Explorer ?

Aux USA, les stars ont depuis longtemps adopté Twitter (bien plus que Facebook) pour communiquer directement avec leurs fans sur les réseaux sociaux. C'est d'ailleurs une des raison du grand succès populaire de Twitter là bas, alors qu'en France Twitter reste relativement confidentiel, et que les personnalités connues s'y font rares. Pourtant, de plus en plus, les stars se rendraient compte qu'elles ne sont pas comme nous, et que les simples réseaux sociaux des gens normaux ne leur conviennent pas. Leur problème principal : ce que vous mettez sur Twitter , ou Twitpic, ou Yfrog, ne vous appartient plus. Ou plus totalement, en tout cas, puisque dans les conditions d'utilisation de ces sites, il est dit que vous cédez les droits d'exploitation commerciale de tout contenu publié sur leurs plateformes.
C'est en réalité un fait assez connu, qui alimente les délires paranoïaques sur Facebook notament, comme si Marc Zuckerberg allait arrondir ses fins de mois enrevendant votre photo de profil pour qu'elle soit utilisée dans une publicité pour un site porno. La verité c'est que ces sites s'assurent le maximum de droits sur tous ce que vous postez pour éviter un procès au moindre petit dérapage, comme les fabriquants de sèche cheveux indiquent dans le manuel d'utilisation que leur produit peut causer des brulures et qu'il ne faut pas l'utiliser sous la douche. On appelle ça se couvrir, et c'est ce à quoi servent les services juridiques de toutes les grandes entreprises.
Sauf que quand vous êtes une star, vos moindres déclarations, vos moindres photos valent de l'argent. Alors pourquoi les céder à d'autres ? Les stars aussi veulent se couvrir. C'est là qu'intervient Whosay.

La vie privée, un nouveau luxe ?
Whosay a été lancé en relative discretion l'an dernier par une agence artistique qui avait le carnet d'adresse pour le faire. Le principe : Whosay approche les stars, leur pitche son concept et surtout leur créé leur profil Whosay personnalisé gratuitement. Les stars n'ont plus qu'à publier sur Whosay leurs photos et vidéos privées, mais quelque part en bas du site vous verrez que tout ça reste "copyright Tom Hanks" ou "copyright Lindsay Lohan". Elles peuvent toujours mettre des liens sur Twitter vers leur compte Whosay, mais la photo reste leur propriété. Whosay a ainsi attiré un grand nombre de stars américaines, avec un argument supplémentaire : le site est bien vu en Chine, contrairement à Twitter et Facebook, et les stars d'aujourd'hui savent qu'elles ne peuvent pas négliger ce marché.
Conserver ses droits serait donc devenu un luxe réservé à une élite ? Pas vraiment. En fait, si vous voulez mettre un lien vers une photo tout en en gardant les droits, il existe tout un tas d'alternatives à Twitpic ou Yfrog, simplement la plupart des gens sont trop mal informés ou trop peu soucieux pour les chercher. Idéalement, on devrait chacun avoir son propre serveur chez soi, plutôt que d'héberger nos données dans le "cloud". Mais c'est tellement facile de laisser Facebook ou Flickr héberger nos photos.
Les réseaux sociaux pour tout le monde
Le problème de Whosay, c'est qu'au delà d'offrir un hébergement sympa pour les stars, il ne sera jamais capable de faire grand chose d'autre. Si un réseau social marche, c'est parce que tout le monde est dessus (allez dire ça à Google+), et les stars ne pourront plus à l'avenir se passer d'être sur les mêmes réseaux que leurs fans. Peut-être mettront-ils des liens vers leur profil Whosay sur leur profil Twitter, mais si les internautes ne peuvant pas les suivre, les stars ne pourront jamais quitter véritablement Twitter. Tout l'intérêt de la présence des stars sur les réseaux sociaux, c'est le contact direct avec les fans. Construire une tour d'ivoire, c'est n'avoir rien compris, d'autant plus que les stars montantes d'aujourd'hui sont des utilisateurs des réseaux sociaux avant d'avoir été connus, et qu'elle ne ressentent pas le besoin de changer leurs habitudes. Whosay leur permettra peut-être d'héberger leurs photos en sécurité, mais rien de plus.
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