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Street + Art = de la couleur dans les rues, sur les murs et sous les platanes. Sur les pavés, de l'art. Pochoirs, graffs, céramiques, stickers... Urbain et inventif, le street art interroge l'espace public. Et l'art.
Vie des visagesEntre street-art et land-art, actions in-situ et photographie, JR développe avec son projet 28 millimeters des séries de portraits avec un objectif simple et noble : sauver le monde.
En 2007, Face 2 Face affichait dans huit villes israéliennes et palestiniennes des portraits d'habitants, sans distinction de nationalité, réunis sur les murs dans le rire et la grimace. ![]() Depuis 2008 et pendant encore quelques mois, ce sont maintenant les femmes qui sont à l'honneur dans son projet "Women are heroes". Dans plusieurs pays, africains pour commencer, puis sud-américains et européens ensuite, JR recueille des histoires auprès des femmes. Drames de la guerre ou de la violence quotidienne, ces récits terribles viennent des femmes elles-mêmes. Mais tout le travail photographique de l'artiste consiste non pas à s'apitoyer sur ces témoignages, mais au contraire à apporter un contre-point nécessaire. "Quand on entend ces récits, précise JR, on pourrait penser que ces femmes sont mortes, brisées. Mais quand on voit leurs visages, on réalise qu'elles sont bien vivantes." Capturer cette vie, et surtout cette joie de vivre, puis afficher le résultat au coeur même des villes, c'est là tout le projet de "Women are heroes". En pratique, des affiches monumentales sont disposées sur tous les supports possibles, bus, maisons, trains, et composent des mosaïques urbaines souvent percutantes, comme en témoigne cette superbe installation au Kenya, où le passage d'un train fait apparaître les visages hilares des femmes d'un bidonville. ![]() En 1998, le dramaturge roumain Matei Visniec écrivait le texte "La femme comme champ de bataille". A sa manière, JR témoigne, dix ans plus tard, que cette guerre est loin d'être achevée. (via Design You Trust) (MAJ : et tant qu'on y est, le blog de JR invité de Libé) Bons hommes de neigeLes derniers flocons fondent, méprisés, sur les trottoirs les plus ombragés, et on commence à oublier que pendant une semaine, la France était sous la neige.
A Seattle aussi, il a neigé le mois dernier, et au lieu de se balancer des boules, ériger des bonhommes sphériques ou concevoir des sculptures ringardes, quelques esprits éclairés ont fait une fabuleuse découverte. Aly Lenon et ses amis, allez savoir pourquoi, se sont allongés, face contre neige, sur les pare-brises blancs de leurs voitures. Et le résultat est tout simplement superbe. ![]() Postée sur WoosterCollective, cette série de photos a déclenché la polémique, la plupart des spectateurs jugeant qu'il s'agissait là d'un gros fake. Comment en effet découvrir une telle propriété de la poudreuse seulement maintenant, alors que depuis des millénaires, des générations d'enfants et d'adultes se vautrent allégrement par terre dès que tombe le premier flocon ? Sur son blog, Aly Lenon affirme que ces photos sont authentiques et non-retouchées, et comme nous avons conservé notre âme d'enfant, on va y croire, mais nul doute qu'aux prochaines intempéries, nous serons à notre tour étendus sur le pare-brise de nos voitures pour en avoir le coeur net. ![]() Glocalnetworkization
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Des graffs pacifiques Pour finir tranquillement une lourde semaine de travail, rien de tel qu'un oeil jeté par la fenêtre et la découverte d'un street art aux accents originaux.Loin de la traditionnelle esthétique du graff, Alexandros Vasmoulakis peint les murs des villes de figures singulières, comme si des personnages de livres pour enfants s'étaient échappés pour envahir les rues. C'est doux, c'est chou, et ça nous change de nos copains gangsta ! L'Europe une bombe à la mainLa qualité d'un blog, bien souvent, est en rapport avec la richesse des situations vécues par son auteur.
Alors quand on tombe sur un blog de photographe graffeur, qui en plus se déplace un peu partout en Europe pour se livrer à son art, on tombe forcément sous le charme. ![]() Le blog de Ph.Neil se déroule comme un film, tous les posts regroupés sur une seule et même page, ce qui permet au visiteur de glisser paisiblement de Venise à Londres, de Paris à Ljubljana, d'images de fiestas en clichés volés dans les rues. Et sans aucune parole, sans l'éventuelle barrière de la langue (l'auteur est italien), c'est toute une jeunesse européenne qui peut se reconnaître dans ses photos. Excursions chiliennesAu-delà de la beauté classique des clichés d'Anada, c'est une face peu connue du Chili qui est dévoilée sur son blog.
De ce pays qui a accédé progressivement à la démocratie à partir des années 90 après 20 ans de dictature, on ne connaît en effet que les artistes majeurs, les grandes expositions de Santiago et les rares écrivains qui sont parvenus à publier au-delà des frontières sous Pinochet. Ces photographies sont donc un témoignage contemporain presque inédit de la réalité du pays aujourd'hui, loin des images d'Epinal et des grands espaces patagoniens chers à Florent Pagny. On y voit les SDF de la capitale, le street-art local (ici, ici, ici et ici), la riche faune des campagnes, mais plus important que tout, Anada pose son objectif sur les hommes et les femmes de son pays, du petit artisan qui taille le bois au chef du service de sécurité posant avec son arme, en passant par le vendeur ambulant de remèdes miracle. Au travers de ces portraits photographiques, notre vision du pays évolue, et sans bouger, on peut espérer appréhender un peu mieux la richesse de ces populations. ![]() Cache-misèreSouvenez-vous, il y a quelques temps, on vous présentait le travail de Desiree Palmen, camouflages urbains conçus pour se fondre dans un paysage hostile.
Plus discret, et aussi plus poétique, Joshua Callaghan conçoit aussi des trompe-l'oeil urbains sur les boites de raccordement électriques, et là où Desiree Palmen tentait de dissimuler la présence humaine, Callaghan s'affaire de son côté à faire disparaître ces larges blocs gris posés au milieu de la verdure. ![]() Dans certains cas, il peut même ajouter de la verdure, là où il n'y en a pas. Mais devant ce travail de dissimulation, forcément imparfait selon la position de l'observateur, on se pose quand même la question de l'honnêteté du projet. Car aussi précis que soit le trompe-l'oeil, dissimuler ces boîtiers ne les fera jamais disparaître. Anim'graffQuand on connaît à la fois l'art du graff et celui de l'animation, on ne peut que tomber sur le cul devant la somme de travail (et de pots de peinture) qu'a du demander ce film-fresque réalisé par Blu à Buenos Aires.
Et comme le dit Nopoman, qui nous soumet cette vidéo, "la foule passant a côté d'images immobiles ne se doute pas du mouvement qu'il y a derrière". Vous ne regarderez plus les graffs de la même manière... Merci Nopoman. Technolo-graff Suite de notre tout petit tour d'horizon génératif avec l'installation Graffonic conçue par le groupe 3kta l'année dernière.Propulsé par le logiciel MAX/MSP, ce système permet de dessiner à partir d'un pointeur laser. Aux formes réalisées sont associées sons et algorithmes de modification qui font évoluer le rendu graphique en une vidéo d'animation en temps réel. Dit comme ça, ça semble très compliqué, mais le rendu est parfaitement explicite. Sur la vidéo disponible sur le site de présentation du projet, on voit en effet très bien le résultat, c'est à dire un graffeur qui premièrement ne se salit pas les doigts, deuxièmement crée de la musique en plus des images, et finalement ne dégrade pas le mur sur lequel il intervient, ce que les autorités apprécieront. Une oeuvre éphémère dans sa version première, mais pourquoi ne pas imaginer après ça des projections un peu partout dans les villes où les graffs lumineux et sonores resteraient en place toute l'année ? Les pochoirs de Goin artGoin est un pochoiriste français qui remixe allégrement pop art, agit prop et street art. Des exemples :
![]() ![]() ![]() A voir aussi, sur Goin Tv, quelques vidéos du pochoiriste " qui vous feront mieux comprendre la technique du pochoir ", dixit l'artiste. Toutes les images sont empruntées à son site, où vous retrouverez ses séries consacrées au pop art (portraits de Poutine, Sarko, Mao...), à l'affichisme façon mai 68 et street art. Jump. Street art : Etienne Mineur à Bogota![]() Copinage. L'ami Etienne Mineur était ces quinze derniers jours en safari urbain à Bogotà, dans le cadre de son tour du monde du design et des arts (typo)graphiques. Impressionnante est sa collection de photos (1833 exactement - il en a publié presque chaque jour des dizaines sur son blog) prises aux quatre coins de la capitale colombienne, dévoilant la diversité des artistes de rue et des fresques murales. Car le saviez-vous ? Bogotà, à l'égal de Los Angeles, Berlin ou Mexico, est en passe de devenir un nouvel eldorado du street art. Voir son safari typo. Graff négatifPetit mélange de posts aujourd'hui, pour ceux qui suivent.
On parle beaucoup de street-art et de graff sur ce blog, et on a aussi évoqué cette semaine l'utilisation de techniques associées au cinéma sur le support web. The Mac, graffeur américain de Phoenix, a conjugué ces deux thèmes en une seule une pièce impressionnante basée à la fois sur la technique de peinture à la bombe, et sur le principe du négatif photo, dont on sait qu'il s'agit d'un objet en voie de disparition. Voici le graff original : ![]() Et voici ce que ça donne quand on y applique l'inversion des couleurs (l'effet négatif) grace à son logiciel photo préféré : ![]() Et dire que les policiers de Santa Ana continuent à courir après ces gens parce qu'ils dégradent des portes de garage... La ville de Santa Ana vous informe "Le tag n'est pas une forme d'art ou un moyen d'expression. C'est du vandalisme et de la destruction de propriété privée ou publique."C'est ainsi que commence la page consacrée au graffiti sur le site de la ville de Santa Ana en Californie. Une explication bien utile pour tous les parents inquiets qui ne savent pas très bien ce que c'est que cette pratique étrange et tout à fait nouvelle. "La différence entre le graffiti en tant qu'art et le délit, c'est la PERMISSION !" continue le communiqué, avant de donner quelques pistes pour essayer de savoir si derrière votre enfant ne se cache pas en réalité un dangereux tagger. Un petit fichier .pdf (voir ci-contre) permet ainsi, à l'aide de quelques indices, de débusquer le jeune criminel. Est-ce que votre enfant s'en va le soir avec un sac à dos plein de bombes de peinture ? Est-ce qu'il a dans sa chambre des photos de murs taggés ? Est-ce qu'il possède un cahier d'artiste rempli de tags ? Est-ce que les favoris de son ordinateurs contiennent des adresses de sites consacrés au tag ? Autant d'éléments suspects qui vous permettront, tel un Sherlock Holmes des temps modernes, de mettre à jour la criminelle passion de votre progéniture. Bien entendu, une fois que vous aurez prouvé sa culpabilité, les nécessaires sanctions vous reviennent. Et surtout, ne vous laissez pas attendrir. Peu importe ses explications, ou ses convictions, dessiner des graffitis sur les murs est illégal, point final. On note au passage que pour accompagner cette campagne de répression au coeur du foyer, un formulaire a été conçu par la ville. Si vous réussissez à dénoncer un tagger et que vos informations mènent à son arrestation, la municipalité vous offrira généreusement 500$. Quand on pense qu'en France, le souci majeur des citoyens est leur pouvoir d'achat, ceci pourrait donner des idées à nos dirigeants. Délation = pognon. Quoi de plus simple pour relancer la croissance ? Brooklyn Streets by C215![]() Street art / Copinage (Ils avaient fait parlé d'eux ici sur Aeiou). Après leurs portfolios de Paris, Vienne ou Los Angeles, le collectif C215 a publié hier sur Flickr un album consacré aux pochoirs de Brooklyn. Jump ! Encore BanksyPosté par Troudair le 12.02.08 à 07:46 | tags : street art
On a déjà parlé plusieurs fois de Banksy, ce street-artiste armé de ses pochoirs de fou, mais comme l'animal ne s'arrête pas et qu'on continue à découvrir ses oeuvres aux quatre coins du monde, un petit rappel ne fait pas de mal. D'autant que d'après la photo qui sert d'illustration à ce billet, c'est peut-être même lui qui a inspiré la récente brèche effectuée dans le mur séparant la bande de Gaza de l'Egypte...
![]() Pour en voir plus et s'extasier sur le génie du bonhomme, retrouvez toutes ses autres interventions sur son site, et en prime, voici le lien direct vers la page (bizarrement cachée) consacrée à ses interventions sur le mur construit entre Israël et les territoires palestiniens. Olow, tee-shirts hype et engagés
Tetris TowerOn a récemment parlé de la Dexia Tower de Bruxelles, transformée en écran géant par le collectif LAb.
Et peut-être que certains d'entre vous se sont déjà amusés à jouer au fameux "morpion des voisins" qui consiste à prendre tous les noms et numéros de téléphone de l'immeuble d'en face, et à appeler au milieu de la nuit (si on réussit à allumer trois fenêtre en vertical, horizontal ou diagonal, on a gagné). A mi-chemin entre ces deux propositions, et inspirés par des étudiants russes fous furieux, les artistes urbains du Wooster Collective travaillent à un Tetris monumental jouable de la rue à partir d'un téléphone portable. Ludique, et totalement inutile, convenons-en, mais ne jugez pas trop rapidement ces street-artists et faites quand même un tour sur leur blog où vous trouverez d'autres pépites comme les Lego graffeurs, les graffs en Braille et tout un tas de chouettes photos d'interventions urbaines du monde entier. Week-end : les bons liens des lecteurs d'Aeiou
Aieou, édition week-end, avec une sélection des meilleurs liens envoyés par nos lecteurs : Lessivé
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Esthétique de la furtivité ou remords de nos amis street-artistes fatigués d'être perçus comme des terroristes muraux ? Après les graffs contre la pollution d'Ossario et les tâches de propre signées Moose, voici les peintures au détergent de Craig Paul Nowak. Présentées sur le site du Wooster Collective, ces peintures sont invisibles à la lumière du jour. Les étranges figures n'apparaissent que la nuit tombée, éclairées à la lumière noire... Du graff contre la pollutionCa se passe au Brésil, à Sao Paulo, l'une des villes les plus polluées du monde. Paris by LightMehdi Idir nous envoie ça : "Avec un pote graffeur Marko93 nous utilisons une technique de light painting en vidéo. Je vous donne le lien (+ myspace de Manisfeste Productions) vers une vidéo mettant en scène un graffeur lors d'une virée nocturne dans Paris au cours de laquelle il peint à la lumière sur les principaux monuments et lieux de la capitale". Je ne suis pas fan de Prodigy, mais le rendu est quand même bien sympa. Et puis ce nouveau type de "déterioration urbaine light" devrait faire plaisir à la RATP... Précédemment sur Aeiou : Graffs à base de photons Street Archeology![]() Street art dans le caniveau Habillages urbains made in Brasil.Noms de gangs de Londres, UK
Nom de Man Dem : le nom. Le Evening Standard a publié une liste des Man Dem ou gangs de Londres, établie quartier par quartier. Cete liste a été reprise en ligne, et complétée des pages Myspace et Youtube de ces groupes urbains. Extraits choisis :
MDP (Murder Dem Pussies) (West London) Dem Twisted Soldiers (Croydon) Abbey Road Man Dem (SLK) (Westminster) Born Sick Gang (Campden) Church Road Thugs (Brent) Young Thugs for life (Lambeth)... Souviens-toi de mon nom![]() Telex : A Berlin, a lieu tout l'été dans le quartier de Kreutzberg, une expo de street art intitulée Backjumps 3 qui a notamment offert une carte blanche in et off à l'artiste de rue danois HuskMitNawn (Remember my Name). Le graphiste a réalisé en indoor une fresque murale longue de 60 m où s'épanchent toutes sorte de figures humaines et animalières pop. Mais son site fourmille de travaux à butiner ou à imprimer. Souvenez-vous de son nom... |
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