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A l'heure de l'internet 2.0, les réseaux sociaux n'ont jamais été aussi à la mode. Ils fonctionnent pourtant sur un principe vieux comme le web : l'ami de mon ami est mon ami... Facebook, Twitter, Friendster, Flickr, De.licio.us, MySpace en sont les exemples emblématiques. Mais les applications sont légions (travail, famille, clubbing, covoiturage..) Mots clefs : Influenceurs, buzz, partage d'expériences, mécanisme de réputation, propagation de l'information...

Où pécho sur les réseaux sociaux ?

Posté par Jordan le 06.10.09 à 13:42 | tags : réseaux sociaux

Revealing the People Defining Social Networks est le titre du billet dans lequel Brian Solis présente ces statistiques, faisant mine de s'adresser aux marketeux désireux d'œuvrer sur les réseaux sociaux.

La majorité féminine constatée peut surprendre, l'on découvre que l'Interweb n'est plus un repaire de geeks sociopathes.

Mais ces derniers sont toujours là, et c'est bien à eux que le graphique s'adresse : voici la liste des sites de social networking, par ordre croissant de chances de pécho (c'est mathématique).




Le Bonheur national brut selon Facebook

Posté par Gflu le 04.10.09 à 18:12 | tags : réseaux sociaux, facebook, internet 2.0

Disposant depuis peu d'une section "prototypes", les développeurs de Facebook rendent public quelques uns des joujoux qu'ils imaginent en coulisses. Parmi ces nouvelles applications, le United States Gross National Happiness (ou Bonheur national brut des Etats-Unis) analyse les dizaines de millions de statuts mis à jour quotidiennement pour en tirer de substancielles conclusions sur le "bonheur" global de la nation. Où l'on apprend sans grande surprise que le lundi est un jour "down" et que les facebookers utilisent plus généreusement des termes "positifs" à l'approche des week-ends et des vacances. En oubliant semble-t-il que le "bonheur" est parfois une figure imposée...

Point d'ironie en effet dans la méthode adoptée par l'équipe Facebook. L'analyse repose sur une liste - maheureusement non rendue publique - de termes "positifs" ou "négatifs". Happy ? Gentil. Too bad ? Méchant. Ce qui expliquerait peut-être la baisse observée fin juin, liée selon Techcrunch au décès de Michael Jackson. Le calendrier du bonheur ressemblerait donc étrangement à celui des festivités religieuses ou nationales, avec une pointe annuelle pour Thanksgiving (Facebook ne dit pas si le terme "thanks" est classé dans la catégorie des mots sympatoches...). Ecrire "Joyeux Noël" sur son statut, ce serait évidemment nager dans le bonheur. La Saint-Valentin ? Un triomphe de l'amour, une promesse annuelle de béatitude pour tous.
Mais que faire dès lors de cette portion d'humanité qui a pris pendant des années les célèbres "Bon dimanche !" de Jacques Martin comme un soufflet illustrant tragiquement les mornes après-midi dominicaux ? Sans forcément aller jusqu'à considérer la politesse comme "la forme la plus acceptable de l'hypocrisie", pour citer joyeusement Ambrose Bierce, on se demande si l'équipe de Facebook n'a pas positivement sous-estimé la Tartufferie nationale brute. On s'interroge surtout sur la façon dont elle a intégré la dimension polysémique du langage, et où elle classerait par exemple une expression comme : "belle fumisterie".
Incidemment, on ne sait toujours pas si les utilisateurs de Facebook sont plus heureux que la moyenne de l'humanité.







Twitter et Facebook victimes du conflit russo-géorgien ?

Posté par Easywriter le 07.08.09 à 10:28 | tags : réseaux sociaux, facebook, twitter

Twitter et Facebook plantés en même temps (fortement ralenti pour le deuxième), pendant près de 3 heures un 06 août, le coup est dur pour les connectés de tous pays. Rendus à la torpeur de nos vies ralenties, nous pouvions tous éprouver l'absurdité de notre principale activité : décrire le vide en  phrases courtes qui suscitent l'admiration et l'envie.

Si bien qu'on s'est demandés si l'attaque ne provenait pas de militants voulant stigmatiser la vacuité du système de communication capitaliste. Las, le New-York Times nous apprend qu'il s'agit plutôt d'une bataille diplomatique old-school entre pays de l'Est.

C'est en voulant couper la parole à un blogueur géorgien - via l'envoi massif de spams avec liens vers les Facebook et Twitter dudit blogueur- que les cyber-terroristes auraient planté nos deux réseaux sociaux.
On ne sait pas si l'attaque a été piloté depuis le Kremlin mais on imagine assez bien des hommes aux visages fermés, et vêtus de complet gris, en train de planifier en silence une opération commando dans un bureau sans fenêtre du FSB.

Technotes, qui fait un résumé complet de l'affaire, cite un responsable de Facebook qui ne juge pas crédible le blocage du site via ce simple procédé.
Des PC zombies auraient également été utilisés par les pirates.

Pas de quoi rire, selon le très sérieux chroniquer tech du Wall Street Journal qui ne voit pas de différence avec l'attaque à main armée d'un magasin.

Les commentateurs plus sereins, dont nous sommes, y verront matière à méditer sur l'émouvante fragilité des systèmes qu'on croit surpuissants.

 




200 millions de Facebookiens

Posté par Easywriter le 10.04.09 à 17:34 | tags : réseaux sociaux, twitter
La Twitt'info de la semaine



Pourquoi cette obsession du temps réel ?

Posté par Easywriter le 03.04.09 à 12:20 | tags : twitter, réseaux sociaux, médias

L'info Business du moment est donc le rachat possible de Twitter par Google pour une somme qui pourrait avoisiner 250 millions de dollars.
La raison essentielle pour laquelle la vieille Google veut s'en emparer est que le moteur de recherche en temps réel de Twitter serait en passe de surpasser ses antiques diesel qui mettent parfois plusieurs minutes à agréger de nouveaux contenus.

Le temps réel c'est l'avenir (méditez l'absurde beauté de cette phrase deux secondes, pas plus, avant de poursuivre).
Son obsession confine pourtant un peu au grotesque.
C'est le crash de l'avion sur l'Hudson River qui a donné ses lettres de noblesse à la notion : des inconnus "twittaient" en direct ce qu'ils voyaient ("ils marchent sur l'eau!" " etc... )
Le fait qu'il y ait eu des témoins directs (et témoignant en direct) du crash qui ont twitté est une information qui a presque autant fasciné journalistes et accrocs des medias que l'attitude héroïque du Commandant de bord.
Pourtant, la seule différence avec un témoignage classique résidait dans le fait que la personne ne racontait pas son histoire au micro de CNN mais une heure plus tôt sur Twitter.


 

Le temps réel n'a donc objectivement pas grand intérêt. Ci-dessous une Twittersearch sur le sommet de l'Otan :

 



On y apprend dix fois (trente deux, ou plus au moment même ou vous lisez cette information) qu'Air Force One va atterrir ( décidément les histoires d'atterrissage d'avion semblent devenir l'obsession des accrocs du temps réel) et la plupart des infos sont des liens qui pointent vers des sources medias (au sens large).
Avec son système de recherche de news, Google est nettement plus performant (cliquez pour voir une capture Google news à 12h28 aujourd'hui).

Twittersearch est sans doute plus rapide, mais qui s'en soucie si c'est pour apprendre que Nicolas Sarkozy vient d'atterrir à Strasbourg... (il y a trois minutes, au fait).
L'expression elle-même est un peu trompeuse d'ailleurs - ce qui n'est pas en temps réel, qu'on vous "reporte", est-il donc bidon ? La notion trimballe l'idée qu'il n'y a pas de filtre médiatique, que tout est là tout de suite, "pour de vrai".
Le temps réel est la dernière procuration pour l'expérience directe. On utilise l'expression pour renforcer l'idée de la réalité, or c'est bien plus le principe du substitut à cette réalité qui prévaut : je suis avec eux en train de regarder des gens marcher sur l'Hudson River.

Si j'étais Finkielkraut je glisserais sans doute ici un paragraphe sur l'anti-intellectualisme du temps réel médiatique mais ce n'est pas le problème. Le temps réel est névrotique, c'est d'ailleurs aussi une lubie de tarés de medias et surtout de technologie qui s'intéressent plus au procédé qu'à son utilité (réelle) alors que c'est presque comparable à regarder une vidéo-surveillance en continu.
Ou 24 h chrono. Au moins la série fait elle sans doute l'utilisation la plus honnête du temps réel : celle qui vous dit que vous êtes dans une bonne grosse fiction.

Bonus : soyez plus rapide encore avec Flutter :


 

 




Vous êtes trop jeunes pour Facebook

Posté par Easywriter le 02.04.09 à 10:42 | tags : facebook, réseaux sociaux

Habitué à battre des records (la croissance la plus rapide, le site le plus cher et le moins rentable du monde etc..) Facebook est probablement le premier réseau social intergénérationnel ou plutôt transgénérationnel.
On n'y discute pas forcément avec son grand-oncle mais il est fort à parier tout de même que ledit grand-oncle ait un compte. Alors qu'il y a peu de chances de le croiser sur Myspace et qu'il n'alimente probablement pas de skyblog.

La mécanique est connue : une fois la masse critique atteinte, une technologie ou un media connait une forte poussée de croissance parce qu'il devient plus pratique de l'utiliser que de l'ignorer (cf le mobile bien sur).
Après avoir été un media d'étudiants (puis de jeunes branchés), Facebook devient donc un media de seniors. Les plus de 25 ans y sont désormais plus nombreux que les autres. En valeur absolue, les 35/44 ans restent majoritaires mais les croissances les plus fortes sont celles des 45/54 ans et des 55/65 ans avec une forte poussée féminine dans cette tranche d'âge là.

Cela devrait entraîner forcément un repositionnement des stratégies marketing pour adapter le site à cette nouvelle donne - et Mon Dieu faire enfin VRAIMENT du fric sur ce maudit réseau.

Ce qui veut dire aussi, amis twenty ou thirty something, que vous devriez sans doute fermer votre compte. Et laisser papy poker la voisine. Parce que vous ne pourrez jamais vraiment aller sur Facebook en cachette comme vous le faites sur Copains d'avant. L'étude porte uniquement sur les comportements aux Etats-Unis, vous avez donc peut-être encore un peu de temps...

Sources : insidefacebook.com et transnets

 




Ne parlez pas aux inconnus

Posté par Easywriter le 01.04.09 à 08:27 | tags : réseaux sociaux, hype naze

Omegle, c'est le nouveau chat à la mode. Cette fois il s'agit de discuter avec de parfaits inconnus situés n'importe où sur la planète ( Vous êtes en chat avec un inconnu. Dites bonjour). Et alors ?

Et alors c'est fou le nombre d'Australiens décérébrés et obsédés par le cul qui sévissent worldwide. Heureusement, les conversations sont généralement courtes.

 


 

Nadine Morano a raison : il ne faut pas parler aux inconnus en ligne. 
Via Valleywag



Twitter : stratégies obliques pour artistes connectés

Posté par Jordan le 04.02.09 à 09:35 | tags : réseaux sociaux, musique, twitter

L'artiste moderne ne passe pas son temps sur Twitter. C'est normal, il est trop occupé à bidouiller dans son home-studio, et ne voit de toute façon pas tellement l'intérêt qu'il pourrait avoir à connaître - en live - la température qu'il fait à telle ou telle conférence de "social media marketing experts". Force est de le constater, ce n'est pas chez les twitterrers confluents que l'artiste moderne trouvera l'inspiration. Mais n'accablons pas l'oisillon : le site de microblogging n'est qu'un outil, et comme il se développe, ses usages se diversifient.

Oblique Chirps pioche ainsi chaque heure dans le fameux jeu de cartes créé en 1975 par Brian Eno et Peter Schmidt, afin de délivrer aux musiciens en panne de créativité un conseil qui pourra les débloquer. Notons cependant que les vrais aficionados des stratégies obliques ne sont pas fanatiques de cette version automatisée, dont la fréquence de publication ne correspond pas nécessairement à celle de leurs angoisses de page blanche.

L'on peut trouver d'autres comptes Twitter utiles aux musiciens, comme celui d'Artists House, qui suit pour l'artiste moderne, concentré sur son œuvre, l'actualité de l'industrie musicale. Mais l'on ne peut pas tout faire à sa place, comme le rappelle Alyson Stanfield, "artist business coach", dans son livre intitulé I’d Rather Be In The Studio: An Artist’s No-Excuse Guide to Self-Promotion. L'artiste moderne doit donc urgemment créer son compte Twitter, et se mettre à tweeter entre deux enregistrements, voire pendant. Ils sont déjà un certain nombre dans la place, de Snoop Dogg à Yoko Ono en passant par Sonic Youth ou Tekilatex, et bien d'autres moins connus. Beaucoup se contentent d'y répliquer leur fil d'actualités très officielles, mais quelques-uns s'engagent personnellement dans la conversation, au grand plaisir de leurs "followers". Un bon moyen de stimuler sa communauté, qui, pour info, ne s'est plus connectée à MySpace depuis deux ans.

EDIT : Un portail dédié aux musiciens sur Twitter a été créé.

 




Micro-blogging à la mer

Posté par Easywriter le 25.01.09 à 21:56 | tags : réseaux sociaux, twitter

Belle idée que celle qui consiste à inverser la proposition de Twitter. Plutôt que d'inciter au partage calculé de sentiments ou vues d'esprits fatalement biaisés, Big nothing invite à la franchise de manière poétique.
Chaque message est posté une seule fois et à un inconnu. En échange vous recevez un morceau d'intimité qu'un autre inconnu (à jamais) balance à la mer.
Privilégiant l'émotion fugace, le site ne permet de ne conserver aucune trace.




Copains d’pouvoirs

Posté par sumoto.iki le 19.01.09 à 23:12 | tags : réseaux sociaux, facebook, politique
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A quelques heures du changement de propriétaire de la Maison Blanche (il vous reste un peu de temps pour peaufiner le discours d’investiture d’Obama), LittleSis permet d’appréhender toutes les relations qui se nouent entre personnalités des mondes politique et du business. Fraichement sorti des cartons de la Sunlight Foundation, qui a déjà menée une vaste campagne de transparence sur l'utilisation de l'argent public aux Etats-Unis, ce trombinoscope alimenté par des citoyens scrupuleux donne à pister toutes les dérives du et des pouvoirs.




TweetVeillance

Posté par sumoto.iki le 07.01.09 à 01:37 | tags : réseaux sociaux, futur, technologeek, twitter
Twitter serait-il en passe de devenir l'interface web absolue de multi-surveillance ? En marge des gazouillis palpables entre réseaux humains et exploration des vécus communicationnels d'autrui se profilent des usages d'observations environnementales, de gardiennage, de monitoring et mesures diverses d'êtres, d'objets et de machines. Des premières expérimentations en 2007 autour du monitoring de serveur (alerte via un compte Twitter des dysfonctionnements d'un site web) se sont multipliées de nombreuse tentatives empiriques plus au moins artisanales autour du microblogging de surveillance.  
Du plus insignifiant au plus anecdotique, il est désormais possible de s'essayer à la tweetveillance en :

→ veillant la bonne cuisson d'un toast ;
→ recevant une notification à la fin d'un cycle de lavage ;
→ détectant des coups de pied d'un fœtus dans le ventre de sa mère ;
→ s'assurant de la parfaite humidification d'une plante verte ;
→ suivant les pensées intimes d'un cute-cyberbear ;
→ surveillant les trajets d'astéroïdes taquins ;
→ contrôlant l'état de fonctionnement d'une sonnette domestique ;
→ supervisant à distance son intérieur coquet par Domotwitt ;
→ espionnant la position géographique d'un animal de compagnie ou d'un proche.

 

Prémices d'un web ambiant et omniprésent ou simples geekeries potaches ?




Je twitte donc je ne suis pas

Posté par Troudair le 27.12.08 à 09:53 | tags : réseaux sociaux, web-réalité, twitter
Une rupture, c'est douloureux, et ce qui obsède l'éconduit, parfois jusqu'à la fin de ses jours, c'est la question du pourquoi.
Aurais-je pu faire mieux ? Aurais-je pu éviter une erreur ? Quelle(s) erreur(s) j'ai bien pu faire ?
C'est pour aider à répondre à ces questions qu'a été conçu Qwitter, un outil complémentaire de Twitter qui envoie un mail à l'utilisateur dès qu'un de ses abonnés le quitte et lui en explique la raison. Par exemple "Machin vient de vous quitter après avoir lu votre message 'J'ai oublié de retirer mon slip pour prendre ma douche'."

Car aujourd'hui, une proportion non-négligeable de la communication entre les hommes se fait par l'intermédiaire des réseaux sociaux, et les millions d'utilisateurs de ces services sont tourmentés par la même angoisse de plaire, si possible au plus grand nombre.
D'apparence accessoire, l'outil Qwitter devient ainsi, pour l'utilisateur assidu de Twitter, une source de données primordiale qui va lui enseigner ce que désirent ses abonnés, et ce qui les fait fuir.

Si sur Neural, notre confrère Paolo Pedercini compare ce principe à une forme de darwinisme électronique, nous n'irons pas jusque là, nous contentant de pointer la similitude entre cet outil et les formulaires automatiques liés aux désabonnements, notament dans la téléphonie mobile. Qwitter agit en effet de la même manière, à la seule fin "d'améliorer le service" des utilisateur d'un fil Twitter particulier. Puisque bien entendu, si on souhaite savoir les raisons de la fuite d'un de ses abonnés, c'est pour tenter d'y remédier.

A l'heure où une chaîne de fast-food lance une campagne de pub avec comme slogan "venez comme vous êtes", autrement dit, "soyez tous différents", on remarque au contraire que du côté consommateur (de hamburger ou d'info), le service rendu - c'est à dire qui nous sommes - éprouve le besoin vital de faire coïncider l'offre (moi) à la demande (eux). Qwitter ne peut ainsi pas nier qu'il ne fait rien d'autre qu'encourager à ne plus être soi, mais à présenter à un public le spectacle de soi, ce spectacle répondant à un cahier des charges établis en fonction des goûts et des couleurs des abonnés.

Rien de nouveau sous le soleil du capitalisme, me direz-vous.
Si ! Quand jusqu'à présent, les méthodes de séduction inhérentes à tous nos rapports sociaux se faisaient de manière intuitive et souvent inconsciente, celles-ci sont désormais motivées par une mini-étude de marché en temps réel.
Si bien que la métamorphose amorcée du "moi" en "trademark" consensuelle se poursuit inévitablement.



Animation zen

Posté par Troudair le 23.12.08 à 09:22 | tags : animation, vidéo, arts visuels, réseaux sociaux
Profitons de leur actualité récente pour parler de Honglei Li et Lily X. Yang, deux artistes chinois qui viennent de concevoir Wall & City, une machinima méditative pour Second Life.
Sous le nom Lily & Honglei, les deux peintres et plasticiens s'intéressent depuis longtemps à ce qu'on pourrait qualifier d'animation expérimentale, diffusant sur leur site d'incroyables vidéos d'inspiration zen.
Pas étonnant que l'esprit de Second Life ait immédiatement passionné ces deux sages.


Décors minimalistes, graphismes réduits à leur strict minimum, actions restreintes souvent limitées aux lents mouvements de "caméra", l'univers de Second Life a depuis ses débuts misé sur l'imagination de ses utilisateurs, bien plus que sur la débauche visuelle. Et c'est précisement cet esprit qui guidait jusqu'à présent les travaux de Lily & Honglei.
Pas encore en ligne, Wall & City reprend ce principe dans trois lieux de méditation conçus spécialement pour l'univers virtuel et que l'on peut déjà visiter ici.

Et pour ceux qui boycottent Second Life mais qui recherchent quand même un peu de calme et de sérénité en cette dernière ligne droite ultra-consumériste de l'avant-Noël, voici le magnifique "Southeast Fly The Peacocks" en bonus.




Glocalnetworkization

Posté par sumoto.iki le 15.12.08 à 23:44 | tags : photo, réseaux sociaux, street art
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Avec Contraddictions, Filippo Minelli graffeur italien devenu (street)-artiste, poursuit son travail de tag-action. Après son dispositif Ctrl+Alt+Delete peint sur une portion du mur entre Israël et la Palestine, Minelli pose quelques graphes et peintures éphémères de logos des marques les plus emblématiques des mondes en ligne et technologique en plein cœur du "tiers-monde". Un Myspace taggué sur les tôles d’un entrepôt de Phnom-Penh ou un Facebook poché sur un monticule de tourbe à deux pas du centre de Bamako donnent à questionner notre perception du réel. Bienvenue dans le désert du tangible…     

 




Vers un Facebook blackout (total) ?

Posté par Easywriter le 15.12.08 à 16:17 | tags : facebook, réseaux sociaux

Lassés des modifications peu inspirées de l'interface, des utilisateurs de Facebook appellent à un boycott du réseau pendant 24 heures. L'ultimatum prend effet à 18 heures aujourd'hui. Bien sûr le boycott ponctuel d'un produit ou service constitue surtout une immense preuve d'amour, le vrai risque pour un réseau étant l'inactivité non claironnée de ses membres ou les désabonnements continus.

Le fait que  1,5 millions de personnes sur les 130 millions d'usagers aient rejoint le mouvement montre tout de même que les usagers de Facebook forment une communauté réactive et efficace.
L'an dernier, l'enfant gâté des réseaux sociaux avait du abandonner son "Facebook ads" qui permettait aux annonceurs de toucher la cible très précise de leur choix.
C'est déjà la communauté qui avait forcé Facebook à revenir en arrière et se priver d'une belle manne publicitaire dont le site ne s'est toujours pas remis. Problème de qualification de son trafic, coûts techniques ruineux, business model fragile, Facebook est victime de son succès et ne convainc pas les investisseurs ( même ses plus hauts cadres se tirent).

Le facebook blackout pourrait donc surtout provenir du problème de la rentabilité et durer un peu plus de 24 heures. Une rumeur qui a couru le web annonçait même que le site deviendrait payant, un journaliste de Slate allant jusqu'à proposer de faire casquer les membres les plus actifs (et donc les plus coûteux). De quoi nourrir encore de sympathiques boycotts.

Lire aussi : Facebook vs Edvige

Il ne faut jamais (au grand jamais) boycotter le Facebook de flu




Dico2n3rdz

Posté par sumoto.iki le 29.11.08 à 22:09 | tags : internet 2.0, réseaux sociaux
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Perdu dans le verbiage des dialectes web2, la sémiotique de la sous-pop-culture-web, l’argot des nouveaux médias, les patois hackers, les sociolectes rhizomiques les plus abscons ? Pas franchement une nouveauté, mais toujours en version béta Addictionary, sorte de petit Larousse de néologisme geek non-illustré avec partage social en sus, permet de trouver une grande quantité de mots (uniquement en langue de Chris Anderson) créés de toutes lettres par des nerds-next-door de tout horizon. 




Facebook automatique

Posté par Troudair le 11.11.08 à 09:35 | tags : facebook, hacktivisme, hype naze, internet 2.0, media art, réseaux sociaux
Magie du web, c'est en réponse au TwittGenerator de Yann Le Guennec dont nous parlions ici qu'Indira Montoya a conçu son "Facebook-me!".
Le principe est le même, c'est à dire aller récupérer le flux de search.live.com pour générer automatiquement des messages qui seront ensuite injectés (ou non) par l'internaute sur son compte Facebook.


Facebook, Twitter, même combat. Aucune raison en effet de dénoncer une hype naze et laisser l'autre s'en tirer.
L'injustice est désormais réparée et les robots peuvent enfin dérouler leur poésie surréaliste sur les deux plateformes.



Embryon d'infosphère

Posté par Troudair le 17.10.08 à 10:21 | tags : surveillance, réseaux sociaux, internet 2.0, twitter
Cela fait plusieurs décennies maintenant que les écrivains de science-fiction ont décrit l'utopie infosphérique : un réseau accessible à n'importe quel endroit de la planète proposant toutes les données possibles sur tous les lieux possibles.
Pourtant, et malgré l'explosion des réseaux sociaux, bien peu de start-up ont misé sur cet aspect du partage de l'information, et encore moins sur les connexions directes entre monde physique et monde virtuel.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est peut-être même Twitter, qui jusqu'à présent, était la meilleure passerelle permettant de faire le lien entre événements vécus offline et le témoignage quasi-instantané de cet événement online.

On pourrait disserter longtemps sur cette constatation, et pointer du doigt le fait que bien entendu, la construction des réseaux sociaux s'est faite non pas dans un souci d'altruisme ("je partage une information pour en faire profiter les autres"), mais dans un souci de nombrilisme ("regardez ma vie et dites-moi qu'elle est géniale"). Mais au lieu de se perdre en lieux communs, peut-être vaudrait-il mieux suivre la destinée d'un nouveau site 2.0 qui va à l'encontre de cette tendance.


Pachube vient donc de sortir, et bien plus qu'un réseau social, il s'agit surtout d'un réseau informationnel qui propose, en théorie, de diffuser en temps réel n'importe quel flux d'information généré par un capteur physique. Température, humidité de l'air, taux d'ensoleillement, puissance du vent, mais aussi nombre de dispositifs bluetooth détectés dans une zone donnée, ou nombre de passants qui parcourent un point précis du trottoir, toute donnée est assimilée par le système et publiée en ligne, géolocalisée grâce à Google Maps.

Le procédé est techniquement assez simple, mais le résultat forcément monstrueux, car si dans l'immédiat, très peu d'utilisateurs sont connectés et diffusent un nombre de flux assez réduit aux qualités pour le moins conventionnelles, on peut commencer à imaginer à quoi pourrait ressembler un Pachube sur lequel tous les capteurs du monde seraient reliés.


Cette vision serait tout simplement celle dont parlent les cyber-visionnaires, la pure infosphère utopique, Big Brother consenti par des hommes qui l'alimentent et en dépendent à la fois.
Mais comme nous le disions plus haut, le 21e siècle ne brillera pas par son altruisme, et il y a fort à parier que Pachube ne trouvera pas beaucoup plus d'utilisateurs qu'il n'en compte aujourd'hui.
La mythique infosphère sera donc encore embryonnaire pour quelques décennies supplémentaires, et la publication globale de toute chose en temps réel n'est pas encore pour demain.

Ce qui nous amène à une autre question terrifiante : est-ce que finalement, l'idéologie ultra-libérale, nombriliste et égocentrée ne serait pas le dernier rempart contre la surveillance technologique généralisée ?
Commentaires ouverts...



Twitter automatique

Posté par Troudair le 11.10.08 à 09:13 | tags : twitter, réseaux sociaux, remix, media art
A la lecture de certains comptes Twitter, on se pose parfois la question de la présence ou non d'un humain derrière les phrases incompréhensibles mises en ligne.
Yann Le Guennec est parvenu à pousser ce raisonnement au maximum en proposant TwittGenerator, dernier né du Laboratoire Aléatoire.
Ce logiciel, à installer sur votre serveur, récupère des phrases par l'intermédiaire de search.live.com pour les injecter automatiquement sur votre compte Twitter.
Là où le résultat devient vraiment passionnant, c'est quand on découvre que ces petites phrases piochées au hasard sont finalement bien plus crédibles qu'une grande partie des textes généralement "twittés".

Et bien plus qu'une réflexion sur l'inanité des twitts, le système même de TwittGenerator nous met face à notre propre digestion de l'information. Car à y réfléchir, une grande partie des pensées publiées en ligne ne sont finalement que des copier-coller, légèrement modifiés, de propos déjà postés ailleurs. Si le système de TwittGenerator était passé par la récupération de phrases issues de La recherche du temps perdu, par exemple, son sens aurait été radicalement différent, et beaucoup moins en prise avec notre époque, notre rapport à l'écriture, et donc à la pensée.

Faut-il, comme le suggère ce système, imaginer une info-sphère immuable, tournant en boucle, sans plus aucun apport qui puisse modifier les opinions ?
Ou bien y-a-t-il des raisons de garder espoir en songeant, tels des Darwin numériques, que chacune des subtiles modifications opérées sur une idée initiale finiront, après des années d'évolution silencieuse et de reproduction en apparence identique, par l'améliorer et la rendre plus pertinente ?

TwittGenerator ne répond pas, bien sûr, à cette question, mais la pose de belle manière.
Et en testant la démo, vous pourrez remarquer comme moi que bon nombre des affirmations avancées, malgré leur caractère aléatoire, sont déjà d'une exceptionnelle pertinence :


Qu'est-ce que je disais !



Follow the users

Posté par sumoto.iki le 23.09.08 à 18:55 | tags : réseaux sociaux
Pour tous les socialnetworkingphiles avertis, usernamecheck.com propose de vérifier la disponibilité d’un nom utilisateur sur une quarantaine de services de la sphère web2.0. L’auteur de l’appli ne précise nullement si un taux de 100% de "taken" sur un login donné déclenche un événement surprise. A tester....



Soutenir Obama au soleil

Posté par Troudair le 09.09.08 à 08:00 | tags : politique, réseaux sociaux
Les Etats-Unis, c'est grand.
Et tout le monde n'a pas les moyens financiers pour se déplacer d'état en état afin de convaincre son prochain que le vote Obama est la seule chose utile à faire en novembre prochain.
Manifester sa conviction chez soi, me direz-vous ? Oui et non. Car le fait est admis que la majorité des états sont déjà, socialement et historiquement, des fiefs républicains ou démocrates que rien ne fera changer.
Organiser une manif et faire une démonstration de force en Californie par exemple, territoire largement démocrate depuis longtemps, n'aura donc d'intérêt que symbolique.
A chaque campagne présidentielle américaine, le nerf de la guerre a toujours été ce qu'on appelle les "swing states", c'est à dire les états indécis, dont le vote décidera en grande partie de l'issue de l'élection.

Et ces états ont besoin de militants. Beh oui, s'ils en avaient assez, l'état ne serait pas indécis, hein ?
C'est là qu'intervient ObamaTravel.org, sorte de système de co-voiturage nouvelle génération, qui se propose de mettre en relation, d'un côté les militants sans le sou mais super-motivés, prêts à changer d'état pour faire pencher la balance, et de l'autre les sponsors, militants un peu feignants qui vont rester chez eux, mais qui acceptent de lâcher quelques dollars pour qu'un autre se déplace.

Sur le site, on crée donc son profil, on indique de quoi on a besoin exactement (souvent d'argent), et les sponsors choisissent qui ils ont envie d'envoyer en Floride.
Pourquoi en Floride ? D'abord parce que c'est le swing state par excellence. Ensuite parce qu'il fait super beau là-bas en automne. Et enfin parce que pour le moment, il n'y a que deux volunteers inscrits dans la base de données et qu'elles veulent toutes les deux aller à Miami. Bizarre, non ?



Nos amours zombies

Posté par Troudair le 25.07.08 à 09:47 | tags : réseaux sociaux, hoax ?, zombies
Face au succès fracassant des sites de rencontres, il fallait bien que plusieurs variantes voient le jour.
Après les versions canines, félines ou... divers, voici enfin ZombieHarmony, la plate-forme de rencontres mortes-vivantes tant attendue.
Si vous êtes un zombie et que vous recherchez l'âme (?) soeur, vous n'êtes plus qu'à quelques clics du bonheur éternel.
Remplissez votre fiche, exprimez vos centres d'intérêt (organes préférés, vitesse de déplacement, etc.), et mettez-vous dès maintenant en quête du partenaire idéal qui vous accompagnera peut-être jusqu'à ce que la mort vous sépare (ou pas).

Comme le suggèrent les concepteurs du site, il est bien sûr fortement déconseillé aux vivants de chercher à rencontrer des zombies, ou bien, par précaution, de se rendre au rendez-vous équipé d'une batte de base-ball ou d'une barre à mine. Dans tous les cas, le site décline toute responsabilité dans votre éventuelle participation à l'Apocalypse.



Jesus Christ veut devenir ton ami

Posté par Troudair le 02.06.08 à 10:07 | tags : flickr, media art, réseaux sociaux
Galerie de photos de William Shakespeare Jon Thomson & Alison Craighead ont beaucoup d'amis. Et ce sont tous des stars internationales.
My Contacts liste en effet un nombre important de célébrités, vivantes ou mortes, qui ont toutes un compte sur le site de partage d'images.
Fakes, homonymes et noms empruntés, bien souvent, ces galeries n'ont rien à voir avec le personnage en question (voir ci-contre), mais tous sont pourtant d'authentiques pages Flickr.

Cette oeuvre en ligne, à l'opposé du fonctionnement des réseaux sociaux, lesquels encouragent justement à connaître et faire connaître de parfaits anonymes, met en évidence (à nouveau) le principe d'accumulation dans lequel sont lancés les utilisateurs de web 2.0, préférant depuis bien longtemps la quantité à la qualité.

Présentée sous forme de diaporama à l'occasion de Futuresonic 2008, My Contacts peut aussi susciter des collisions esthétiques inattendues, comme par exemple avec cette photo, dont on a un peu de mal à croire qu'elle a vraiment été postée par Alfred Hitchcock... quoique.



Le site le plus moche du moment

Posté par Puck le 28.03.08 à 11:58 | tags : design, mauvais goût, réseaux sociaux

C'est le genre de fantaisie que s'autorisent les geeks, parfois. Les utilisateurs de Digg ont procédé à une nouvelle élection du site internet le plus moche du web (World's Worst Website en anglais) et on doit reconnaître que ce millésime est plutôt croquignolesque. Jugez plutôt. (Merci, Van !)




Veux-tu être mon ami ?

Posté par Troudair le 22.03.08 à 09:12 | tags : net art, réseaux sociaux
Il n'a fallu que quelques lignes de code à Nicolas Frespech pour résumer à peu près tout ce que tout le monde reproche aux réseaux sociaux.
Rien d'autre à ajouter... à part peut-être des amis.

Les amis de Nicolas





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