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Tout est politique, dit-on. Société, économie, marketing, médias. Suivez également l'actualité de la Présidentielle 2007 sur le blog politique de Flu.
Les twitts d'Estrosi rendus ''publiques'' à l'Assemblée
Tout ce que vous twittez pourra être retenu contre vous. Outres les déclarations dans la presse et les entretiens télé, les hommes politiques doivent désormais faire attention aux messages qu'ils postent sur twitter.
"Je commence le bêtisier : Bourquin PS: efficacité du service publique (sic) mais cette efficacité pas au détriment du service publique (sic)". Ledit Bourquin, député PS, après avoir ironisé sur la double faute d'orthographe du ministre de l'Industrie, s'est indigné du ton employé : "Je suis profondément indigné par ces allégations qui avilissent notre Haute assemblée et renforcent les extrêmes". Une indignation en 140 signes qui avait elle aussi toute sa place sur Twitter.
Désirs d'en rire ?Posté par Easywriter le 13.10.09 à 09:26 | tags : politique
Transparence, écoute de la communauté et sens de l'autodérision. Comme Frédéric Lefèbvre qui recense dans sa phototèque les pires caricatures dont il fait l'objet , Ségolène compile même les meilleures parodies de désirsdavenirs.org. A quand une rubrique "rétablir le lol" ?
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Ségo face au lobby de l'internetPosté par Easywriter le 21.09.09 à 15:20 | tags : politique
Frédéric Lefèbvre a peur des dangereux sanguinaires qui y traînent, Alain Duhamel y voit un horizon totalitaire. Les tueurs en série, Big brother, il manquait encore une allusion au complot, à l'organisation louche.
Heureusement, Ségolène Royal, jamais très en retard dans la course au Point Godwin, est là. Elle voit dans les moqueries suscitées par desirsdangoisse la marque d'un puissant lobby : Le lobby d'internet. Brrrrrrrr.... Neda, symbole de la révolution iraniennePosté par Easywriter le 22.06.09 à 18:27 | tags : politique
Neda Agha-Soltani sera probablement à jamais l'ultime symbole de la révolution iranienne. Pourtant la mort de Neda a fait l'objet de centaines d'articles outre-Atlantique. La jeune étudiante en philosophie représente à la fois l'engagement des femmes dans la révolte en cours mais aussi toute la jeunesse d'un pays dont près des deux tiers des habitants ont moins de 30 ans. Vidéo visible ici : Attention, cette vidéo contient une violence susceptible de choquer. (Post mis à jour le 23/06 à 11h18)
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#IranElection : du journalisme de liens superfiltréDifficile pour la presse de couvrir les évènements iraniens, les reporters étant cordialement invités à ne pas quitter leur chambre d'hôtel. Déficit d'information d'un côté, mais profusion des sources de l'autre : des milliers d'Iraniens enregistrent, téléphone portable à la main, les images des manifestations, et tweetent le fil de la protestation. Difficile pour nous d'y voir clair, d'identifier les falsifications, les manipulations, de faire le tri tout simplement. Robin Sloan nous aide avec Super-filtered #IranElection info for the easily overwhelmed, page web centralisant les informations publiées par quelques sources "fiables". ![]() Un livre sur le Blackberry d'Obama
Comme ce dernier, il affiche donc sans complexe un attachement particulier à son téléphone portable, un über-Blackberry en l'occurrence.
Tandis que le phénomène n'aura sucité en France que moqueries faciles, et accessoirement stimulé la créativité d'un facétieux journaliste du Nouvel Observateur, il est aux États-Unis l'objet d'un livre écrit par Kasper Hauser. L'auteur d'Obama's Blackberry, un poil satirique, invite ainsi le peuple américain à découvrir les coulisses du bureau ovale…
Le site www.firstblackberry.com permet de consulter quelques-uns de ces échanges de "first" SMS. G20, Europe et Sarkozy en quelques pointsNeoformix a mis au point un petit système de visualisation des occurrences sur Twitter dans des diagrammes de Venn.
La valeur de ces conclusions micropolitiques étant tout à fait nulle, je vous invite à tester d'autres mots amusants sur TwitterVenn. Cracher sur Hadopi dans le temps et dans l'espace
Des personnes prévoyantes de Politechnicart ("laboratoire universitaire autonome en lutte et agence de communication en devenir") ont donc mis en place une plateforme "persistante, pervasive et située" de "débat participatif géolocalisé en temps réel contre l’Hadopi", autrement dit un mashup des API de Google Maps, Twitter et de la librairie javascript Timemap, qui traque dans les conversations le hashtag #hadopi. Related : Hadopi qu'en pense l'Europe ? Sur Tempus Fugit, le blog société Téléchargement : Luc Besson se fait corriger (deux fois)
Maître Eolas ne s'est donc pas fait prier pour le corriger. Et c'est douloureux. Notons que Luc Besson mettait aussi en cause les annonceurs présents sur les sites de streaming, parmi lesquels PriceMinister. Son co-créateur Pierre Kosciusko-Morizet a immédiatement souligné la manifeste méconnaissance du sujet dont témoigne le papa d'Europa Corp, donnant ainsi raison à sa sœur Nathalie (notre nouvelle secrétaire d'État à la prospective et au développement de l'économie numérique), qui rappelait ce week-end l'imperméabilité totale entre les intérêts familiaux et ceux du gouvernement. Dommage.
EDIT du 18/02/09 : Une indispensable mise à jour de ce billet pour vous recommander à nouveau la lecture du blog (particulièrement drôle aujourd'hui) de Maître Eolas : l'avocat n'a pu s'empêcher de réagir aux propos de Frédéric Lefebvre, qui en rajoute et s'enfonce pitoyablement dans les colonnes de 20minutes. Related : Lire un article sur le procès The Pirate Bay Consulter le guide Vidéos, téléchargements et streaming vidéo Nos amis les mots Les mots naissent, s'accouplent, et disparaissent.Chaque année, si les dictionnaires présentent fièrement leurs nouveaux ajouts, on parle beaucoup moins de tous les mots exclus pour leur faire de la place. Inutilisés, incompris, et finalement abandonnés, des quantités de mots tombent ainsi aux oubliettes du langage. Savethewords se propose donc de lutter pour la sauvegarde des mots oubliés (de langue anglaise). Sur ce site, vous trouverez une quantité de mots anglais accompagnés de leur définition, et vous aurez la possibilité d'en adopter un, c'est à dire de vous engager à l'utiliser massivement. A force d'usage, et bien souvent d'explications dispensées par vos soins à vos interlocuteurs interloqués, vous contribuerez ainsi à réhabiliter votre mot adopté, et qui sait ? Peut-être finira-t-il par réintégrer le dictionnaire. D'un point de vue plus politique, on s'étonne un peu de voir que le projet est proposé par Oxford Fajar, la filiale malaisienne de la prestigieuse maison d'édition Oxford University Press. D'autant plus qu'on peut lire sur leur site que cette filiale a été créée l'année même de l'indépendance de la Malaisie, au moment justement où ces territoires se détachaient de l'influence coloniale britannique. Visiblement, avec l'omniprésence de la langue anglaise et le travail d'édition massif proposé par Oxford Press (spécialisé dans les manuels scolaires traduits en langue locale), la puissance des mots, et plus généralement de la langue, a joué un rôle allant bien au-delà du souci économique. Oxford Fajar, de toute évidence, a contribué depuis près de 50 ans, à préserver la langue anglaise, et plus généralement la culture et l'enseignement britannique sur des zones du Commonwelth théoriquement indépendantes. En filigrane, savethewords s'avère donc être le reflet étonnant d'une problématique plus générale. Sauvez les mots oubliés, certes... mais surtout, sauvez une langue dont la suprématie pourrait être remise en cause. L'administration Bush : pas si déconnectée ?
Le robots.txt d'ObamaL'équipe de Barack Obama a sans aucun doute le génie de chuchoter à l'oreille des nerds. Le blog de Jason Kottke nous apprend que le fichier "robots.txt" de la Maison Blanche a été modifié aujourd'hui. Kesako, robots.txt ? C'est un fichier "placé à la racine d'un site web, permettant au webmestre d'indiquer les ressources du site qui ne doivent pas être prises en compte par certains ou par tous les robots, tout en restant accessibles par les navigateurs" (Wikipedia). Les ressources listées n'apparaissent donc pas dans les moteurs de recherche. Au temps de George W. Bush, ce fameux fichier robots.txt ressemblait grosso modo à quelque chose comme ça : ![]() Un simple aperçu... puisque la liste des fichiers exclus s'allongeait sur 2400 lignes ! (liste complète ici). Avec Barack, le robots.txt du site Whitehouse.gov se résume à deux petites lignes : ![]() Traduction informatique : les moteurs de recherche peuvent parcourir tout le site, sauf les "fichiers inclus" (cela pour ne pas doublonner les textes déjà crawlés dans les pages principales). Traduction politique : avec Obama, on ne vous cache rien on vous dit tout. Un geste plus symbolique qu'autre chose, et que seuls les nerds les plus irrécupérables auront perçu. Seulement voilà, à l'époque de Digg et de Twitter, les nerds sont des faiseurs d'opinion qu'il faut soigner... si possible à coups de signaux cryptiques ou de messages pour initiés. Quoi qu'elle en dise dans Le Monde - "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés" - Ségolène Royal a encore une marge de progrès importante. Copains d’pouvoirs![]() A quelques heures du changement de propriétaire de la Maison Blanche (il vous reste un peu de temps pour peaufiner le discours d’investiture d’Obama), LittleSis permet d’appréhender toutes les relations qui se nouent entre personnalités des mondes politique et du business. Fraichement sorti des cartons de la Sunlight Foundation, qui a déjà menée une vaste campagne de transparence sur l'utilisation de l'argent public aux Etats-Unis, ce trombinoscope alimenté par des citoyens scrupuleux donne à pister toutes les dérives du et des pouvoirs. Diffamation sur le net : vive les médias autorisés !Peut-être êtes-vous comme moi passés à côté de cette info : le Sénat veut étendre à un an le délai de prescription des faits de diffamation sur le web. D'une grossièreté inouïe envers le petit peuple du net, les sénateurs font en outre le distingo entre sites issus de médias traditionnels « régulièrement déclarés ou autorisés », et blogs ou médias « informels ». L'ami Davduf décrypte et démonte avec brio ce projet de loi dans le dernier édito vidéo de Mediapart.
Permettez, messieurs qui défendez cette loi, que je vous traite un bref instant de galapiats pétochards et décérébrés. En attendant que vous reveniez à plus de raison. (de toutes façons vous n'avez pas le choix : c'est ça ou on traîne le Nouvel Obs devant le Conseil de la concurrence pour monopole sur les SMS truqués, avant de se saborder à coup de jurons déplacés) Le blues d'après-campagnePeut-être en avez-vous entendu parler : les Etats-Unis ont élu un nouveau président.
Voilà, c'est fait. Le 20 janvier prochain, Barack Obama entrera à la Maison Blanche et sera à la tête de la nation la plus puissante du monde. Pour atteindre cette objectif ultime, il a dépensé des sommes colossales en déplacements et surtout en communication. Ainsi, les petites pancartes résistant aux intempéries ont poussé depuis plusieurs mois dans les jardins. Il s'agissait de l'objet militant le plus simple et le plus visible. Sauf qu'aujourd'hui, et maintenant que tout est fini, que faire de ces bouts de plastoque qui appellent à voter pour un Président déjà élu (ou pour un perdant confirmé) ? Poser devant ? ![]() Oui, mais enfin, une fois que c'est fait ? Et bien nos confères des Fourmis ont trouvé la solution et proposent ainsi un guide en images qui vous permettra de transformer ces panneaux désormais inutiles en belles petites maisons colorées pour nos amis les oiseaux. Car l'hiver arrive et tous les abris sont bons pour nos petits compagnons volatiles. ![]() Enfin, si aucune de ces solutions ne vous convient, il reste toujours la bonne vieille méthode... Dingbats et profil basLa gêne était palpable hier, dans les locaux de Fluctuat.
Tandis que derrière les vitres blindées de la salle de rédaction, des cris de liesse se faisaient entendre, nous nous dépéchions de décrocher les affiches grandeur nature de John McCain et de gratter au cutter les autocollants "No, sucker, you can't !" solidement fixés au dos de nos écrans plats 45 pouces. L'inconcevable s'étant produit, le temps était désormais venu de faire profil bas, au moins pendant quatre ans, et de se consoler en se disant que peut-être, le gouvernement Sarkozy proposerait l'asile politique au sénateur républicain, comme il l'avait fait pour ces sales communistes de FARC. Mais en attendant ces bonnes nouvelles qui tardaient à venir, nous devions nous fondre dans la masse, ne pas faire de vague, faire le dos rond, bref, redevenir la cellule dormante que nous avions momentanément cessé d'être. Et afin de parfaire notre camouflage et ne pas attirer l'attention, la première opération consistait à relooker nos fonds d'écrans et notre bureau Windows pour éviter qu'un invité quelconque de passage dans nos locaux ne mette à jour notre espoir politique brisé. ![]() Si comme nous, vous avez hâte de vous planquer, rendez-vous sur le site de l'admirable designer Jeff Domke qui a conçu cette fabuleuse série de dingbats True Type à base de têtes d'Obama. Grâce à celle-ci, vous pourrez idéalement coder vos messages pro-républicains dans des fichiers qui ressembleront à des apologies du nouveau locataire de la Maison Blanche. Et rendez-vous dans quatre ans, bloody yankees ! John McCain a gagné... sur GoogleEnfin... Google ne fait pas grand chose, mais les utilisateurs de Google, eux, font exploser les compteurs. Qu'en pensent les Français ? Et oui, c'est bizarre, mais il semblerait que dans leur quête de reconnaissance mondiale, les Américains aient à coeur de connaître l'avis des Français sur le résultat de cette élection. A la 59e place, on trouve ainsi la requête "Paris newspaper" et à la 77e "french news", tandis que "german news" arrive 93e et "london times" 48e. "Pourquoi nous détestent-ils autant ?" disait la presse américaine en 2002. Aujourd'hui, on peut penser qu'une des clés du vote Obama aura été la reconquête de l'aura internationale des USA. "Les années Bush, c'est fini. On a changé, et on espère que vous avez remarqué." C'est ce que semble dire aujourd'hui le peuple américain. Conspiration ! Pour finir, forcément, on trouve aussi dans ces requêtes les premières rumeurs de conspiration dont seul le web a le secret. A la 44e place, le flippant "obama antichrist" nous laisse présager de belles années illuminées du côté des ultra-catholiques pétés au casque, tandis que l'oxymorique "obama kkk" parvient à atteindre la 67e place sans qu'on sache vraiment si les internautes étaient à la recherche d'un lien secret entre le sénateur et le gang des capuches pointues, ou bien s'ils voulaient simplement connaître l'opinion des leaders racistes sur le résultat de cette élection. Cassoulet ? Et en bonus, l'intrus du classement, en forme d'énigme culinaire. A la 53e place, trône fièrement le mot-clé "cassoulet" et là, nous n'avons aucune analyse à apporter. Si de votre côté, vous avez des indices sur la présence de ce plat, par ailleurs succulent, dans les requêtes du jour de Google, n'hésitez pas à nous éclairer...
Obama/McCain dans le textePosté par Troudair le 04.11.08 à 09:29 | tags : design numérique, hoax ?, media art, politique, vidéo
Jour J pour les Américains qui vivront ce soir le dénouement d'une des campagnes politiques les plus exitantes de leur histoire.
Depuis près de deux ans maintenant, John McCain et Barack Obama parcourent les 50 états et enchaînent meeting sur meeting, avec chaque fois un texte différent à dispenser à leur auditoire. Différent, parce que désormais, tout ou presque est enregistré, décortiqué, diffusé, à tel point que les foules amassées dans les stades ne représentent au fond qu'un petit pourcentage de la cible de ces discours. Et puisque tout le monde peut tout voir et tout entendre, il convient de ne pas se répéter. Pourtant, fondamentalement, le message reste le même, et les techniques qui permettent de le faire passer sont identiques. Vous connaissez tous les graphiques et autres analyses sémantiques de discours politiques dont nous relatons l'existence depuis plusieurs années, et dont Jean Véronis est devenu l'incontournable expert. Décomptes de mots employés, références à "moi", "eux" ou "nous", martelement de phrases récurentes, toutes ces techniques de réthorique nous sont désormais familières mais jusqu'à aujourd'hui, il nous fallait encore attendre l'analyse poussée d'un spécialiste pour nous éclairer sur les méthodes particulières d'un candidat ou d'un autre. Le groupe de designers et artistes américains Sosolimited a monté le niveau d'un cran en proposant, pendant tout le mois d'octobre, cette même méthode d'analyse sémantique, mais présentée en direct, au moment même de la diffusion d'un débat télévisé, sous la forme de performances vidéo. Basé sur un logiciel de reconnaissance de texte, ReConstitution 2008 présente ainsi en temps réel des décomptes de mots qui se classent automatiquement, offrant pour chacune des prestations des candidats une image fidèle de leurs champs lexicaux au moment même où ceux-ci sont en train de parler. Bien entendu, ça, c'est la théorie, mais on ne vous cachera pas que la technologie employée nous paraît quelque peu floue, et que derrière cette idée intéressante, on aurait tendance à renifler le hoax, sans pour autant que ceci ôte quoi que ce soit au projet. Mais puisque Sosolimited se refuse à mettre en ligne des captations de leurs performances, et invite le public à venir vérifier de ses propres yeux, on en restera à la version officielle et aux quelques exemples, déjà très parlants, disponibles sur leur site. Des bassets pour ObamaQu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Debout face au délugeDevant un parterre clairesemé, G.H. Hovagimyan exécute sa performance "Smart Money" à l'occasion des rencontres Democracy in America.
En pleine crise boursière, tandis que dehors, les murs de Wall Street tremblent, l'image de cet artiste, scandant son texte avec rage devant quelques personnes acquises à sa cause, apparaît comme dérisoire. Car aux Etats-Unis, actuellement, bien plus qu'en Europe, c'est une sensation sourde qui habite les citoyens. L'idée que peut-être, un monde est en train de s'écrouler. Et pas n'importe quel monde : l'empire le plus puissant de tous les temps. C'est un tumulte, supérieur en puissance aux vents des ouragans qui balaient régulièrement les côtes du pays. Et face à ce déluge, se tenir face à un micro et continuer à crier apparaît, avec toutes les imperfections de l'exécution, comme un geste qui contient toute la force et toute la beauté qu'on demande à l'art. Personne ou presque n'aura entendu les mots de Hovagimyan, mais ce minuscule point sombre, comme un surfeur glissant avant de disparaître sous un mur d'eau de plusieurs dizaines de mètres, nous aura fait prendre conscience qu'il est possible de toujours s'élever, peu importe le gigantisme des événements. Puisque comme l'écrivait Shakespeare il y a plus de quatre siècles, c'est à celui qui voit qu'il revient de juger de la force des personnages, pour "compenser nos imperfections par ses pensées, et en mille parties diviser un seul homme pour créer des armées imaginaires." Un cri est politiqueAujourd'hui, tout est politique d'ailleurs.
Ca n'est pas moi qui le dis, c'est Orwell. Et son observation s'avère encore plus juste aujourd'hui, qu'elle ne l'était au 20e siècle. ![]() Sur la base de cette réflexion, les deux artistes de MTAA (Michael Sarff et Tim Whidden) ont conçu la pièce "Our Political Work", dont la version finale est présentée par la galerie portugaise Lisboa 20. Alimenté par une série de 141 vidéos à lecture aléatoire, le diptyque met en scène les deux hommes poussant des cris en une boucle changeante de fureur, de colère et parfois même de rire. Si l'oeuvre peut sembler repoussante au premier abord, force est de constater que l'énergie déployée par ces artistes éveille chez le spectateur des sentiments variés, de l'impression d'agression à la réelle compassion. Et passées les 2 premières minutes, une fois que ces visages et ces voix sont devenus familiers, on se surprend à adhérer à ce discours politique, réduit à sa plus simple expression de bruit et de fureur. Car le système logiciel qui lance les vidéos, et les arrête souvent au milieu d'un cri, permet d'entretenir l'illusion que ce qui se passe devant nous est une performance en temps réel, que ces deux hommes ont bel et bien crié pendant des heures, et sont peut-être même en train de crier encore en ce moment. L'oeuvre politique dont parle le titre prend alors un sens qui va au-delà des images et du son. Elle s'installe dans la durée, théoriquement infinie, de la projection. L'oeuvre politique n'est alors plus seulement la vidéo en elle-même, mais aussi et surtout le temps qu'elle dure. La riposte non-graduée des artistes Au fond, le débat n'aura jamais vraiment eu lieu.Depuis les honteuses tribunes réactionnaires publiées dans la presse nationale, réunissant musiciens et cinéastes qui s'opposaient au téléchargement, sans même avoir compris pourquoi on leur demandait de s'engager, le Gouvernement avait fini par conclure que la messe était dite, que tout le monde était d'accord et avait programmé le vote cet automne du projet de loi "Création et Internet". Pensez... Cali et Johnny Halliday, Claude Lelouch et Gérard Jugnot, tous d'accord sur un même sujet. Ca n'était pas arrivé depuis la Coupe du Monde 98' et c'était donc suffisament historique pour ne pas réfléchir plus loin. De fait, depuis ce moment, peu avant l'été, le soufflet était retombé et rien ni personne n'avait été en mesure de s'imposer médiatiquement pour expliquer en quoi ce projet de loi était une absurdité, et non le texte miracle qui allait sauver l'industrie audio-visuelle. Hier, ce sont donc nos confrères de Poptronics qui ont mis les pieds dans le plat en mettant en ligne une liste de 86 artistes (plasticiens, écrivains, musiciens, designers, metteurs en scène) farouchement opposés à cette régression intellectuelle sans précédent. La pétition "Téléchargez-moi" explique de la manière la plus simple possible pourquoi ce projet de loi entrave la création, et garantit, à terme, la fin de l'art indépendant et la mort pure et simple de la diversité de l'art en ligne. Car contrairement aux musiciens et cinéastes qui ont signé avant l'été les deux pétitions reprises dans la presse, ces 86 personnes là savent très exactement de quoi elles parlent, puisque c'est leur activité artistique même, ainsi que leur pratique quotidienne, qui se voient menacées si cette loi était votée. Certes l'action pourrait paraître vaine, tant il est évident que les motivations de ce projet de loi ne sont rien d'autre que la création d'un nouvel arsenal répressif mis à la disposition des majors. Que vaut au fond une poignée d'artistes ne passant pas chez Drucker face à l'élite artistique dont le Président français a la fierté de s'entourer (Bigard, Mireille Mathieu, etc) ? Mais si ces questions sont présentes à l'esprit des signataires, d'autres, encore plus concrètes et techniques, sont au contraire pleines d'espoir. Car il est évident qu'aucune structure technique ne pourra jamais stopper l'échange de fichiers, à moins de transformer la France en "Corée du Nord bis". Demander aujourd'hui la libre circulation des oeuvres de l'esprit, réfléchir à des structures légales qui le permette, n'a donc rien de chimérique. Ce serait au contraire traiter aujourd'hui de manière intelligente un fait qui sera inévitable dans quelques années. Ce serait prendre, au niveau juridique, quelques années d'avance, plutôt que 30 de retard... Soutenir Obama au soleil Les Etats-Unis, c'est grand.Et tout le monde n'a pas les moyens financiers pour se déplacer d'état en état afin de convaincre son prochain que le vote Obama est la seule chose utile à faire en novembre prochain. Manifester sa conviction chez soi, me direz-vous ? Oui et non. Car le fait est admis que la majorité des états sont déjà, socialement et historiquement, des fiefs républicains ou démocrates que rien ne fera changer. Organiser une manif et faire une démonstration de force en Californie par exemple, territoire largement démocrate depuis longtemps, n'aura donc d'intérêt que symbolique. A chaque campagne présidentielle américaine, le nerf de la guerre a toujours été ce qu'on appelle les "swing states", c'est à dire les états indécis, dont le vote décidera en grande partie de l'issue de l'élection. Et ces états ont besoin de militants. Beh oui, s'ils en avaient assez, l'état ne serait pas indécis, hein ? C'est là qu'intervient ObamaTravel.org, sorte de système de co-voiturage nouvelle génération, qui se propose de mettre en relation, d'un côté les militants sans le sou mais super-motivés, prêts à changer d'état pour faire pencher la balance, et de l'autre les sponsors, militants un peu feignants qui vont rester chez eux, mais qui acceptent de lâcher quelques dollars pour qu'un autre se déplace. Sur le site, on crée donc son profil, on indique de quoi on a besoin exactement (souvent d'argent), et les sponsors choisissent qui ils ont envie d'envoyer en Floride. Pourquoi en Floride ? D'abord parce que c'est le swing state par excellence. Ensuite parce qu'il fait super beau là-bas en automne. Et enfin parce que pour le moment, il n'y a que deux volunteers inscrits dans la base de données et qu'elles veulent toutes les deux aller à Miami. Bizarre, non ? Rezo + réseau = réseaux²Posté par sumoto.iki le 04.09.08 à 00:45 | tags : politique
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Après dix grosses années dodues de bons et loyaux services le portail du web indépendant s’enrichit d’une version 2 (sans ajax et socialnetworking débonnaire en sus). La peinture est encore fraîche et le parquet un poil mouvant mais une première version fonctionnelle est d’ores et déjà en ligne. Pour mémoire ou pour info (suivant les cultures web de chacun) ces messieurs du minirezo republient en intégralité le manifeste du web indépendant diffusé le 2 février 1997. A suivre, … (de près). Encyclopédie de la violence de masse
Telex : Science Po Paris et le CERI ont lancé aujourd'hui une encyclopédie en ligne analysant tous les conflits du monde qui ont été caractérisés par des violences de masse. Un travail d'historien de référence, qui permet d'accéder à des chiffres avérés, une méthodologie et des synthèses pays par pays, pour comprendre notamment ce qu'ont été les différents génocides du 20e siècle. En anglais. |
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