
A force de mitrailler les compétitions sportives ou autres événements publics, les photographes de presse prennent parfois sans le vouloir des clichés d'anthologie. Des footballeurs américains, basketteurs, joueurs de hockey ou autres lutteurs se retrouvent ainsi immortalisés dans des positions trop comiques ou lourdement suggestives pour que ces photos soient publiés dans un organe de presse "sérieux".

Mais ce ne sont pas les seuls, si l'on en croit d'autres images incroyables réalisées sans trucages par de parfaits inconnus. Du gamin saisi à l'instant où un pigeon le gratifie de ses déjections aux innombrables effets "trompe l'œil" obtenus involontairement, le ricanement est inévitable. Le blog "Pas qu'un peu" a réalisé une sélection des meilleurs de ces clichés poilants ou juste hallucinants. Au menu : une majorité de sportifs, donc, mais aussi quelques animaux et des enfants, évidemment.

Dans le même registre, signalons une initiative qui produit le même type de résultat, cette fois de manière parfaitement volontaire : Les "partouzes générales" organisées par Sanja Todorovic, une jeune artiste parisienne au slogan enthousiasmant - "Jouissons s'il vous plaît !" - sont des sortes de flashmobs où le but du jeu consiste à simuler un coït en groupe avec du... mobilier urbain. Un nouvel art serait-il en train de naître ? A l'heure de la folie Tumblr-Instagram, la photo "accidentelle" va sans doute l'être de moins en moins.

Nous vous avions déjà parlé de ces mèmes qui parcourent les banques d'images où, semble-t-il, on n'a jamais assez de photos de femmes qui séclatent à manger de la salade ou qui ne savent pas boire de l'eau. Si vous me permettez un petit aparté personnel, il s'agissait d'un de mes premiers billets sur AEIOU, et comme ceci est mon dernier billet avant de prendre une pause sabbatique, j'ai eu envie de reprendre ce thème des stock photos qui m'est cher. En cherchant un "mème" sexiste dans ces banques d'image, je suis assez vite tombé sur celui des femmes qui utilisent leur ordinateur portable en bikini.

Et ces dames sont légion, parce que rien ne dit mieux : "je suis une femme intelligente et moderne mais aussi fun et sexy, et je n'ai pas peur que le sable ou le sel s'infiltrent dans ma machine".
Ce qui rend ces photos sexistes, bien sûr, ça n'est pas tant leur nature que la pénurie de photos d'homme en maillot de bain avec un laptop. Je n'en n'ai trouvé qu'une poignée et, détail intéressant, là où les femmes en bikini ont l'air de s'éclater en chattant sur Facebook ou en jouant au démineur, les hommes en maillot de bain ont plutôt l'air d'avoir reçu un mail super important sur la fusion avec la Socogep :

Ca ne doit pas être très marrant d'être un mec dans le monde des banques d'image.
Ce cliché pris par le satellite d'observation terrestre Suomi NPP, doté notamment d'une caméra à très haute résolution, nous permet de voir la célèbre "bille bleue" avec une précision jamais vue jusqu'ici.
Dans quelques mois, nous fêterons les 40 ans de la photo baptisée "The Blue Marble" (la bille bleue en VO) par les astronautes de la mission Apollo 17. La première image à montrer aussi clairement le globe terrestre dans son ensemble, rapidement devenue un symbole de la beauté et de la fragilité de notre planète.
Apollo 17 ayant été la dernière mission habitée à s'éloigner suffisamment de la Terre pour prendre de tels clichés, ce sont depuis les satellites d'observation qui sont chargés de tirer le portrait de la "Blue Marble", avec des appareils toujours plus sophistiqués qui permettent d'atteindre une définition d'image à la hauteur du spectacle.
Dernier né de ces satellites bardés de technologie (plus de détails ici pour ceux que ça intéresse), le NPP - rebaptisé Sumi NPP le 24 janvier en hommage au père des satellites météorologiques, Verner E. Suomi - a pour but premier d'améliorer les prévisions climatiques. Mais il a pu montrer ce qu'il avait dans le ventre en ramenant cette magnifique photo que la NASA a publié en 8000 x 8000 pixels sur son compte Flickr.
Credit: NASA/NOAA/GSFC/Suomi NPP/VIIRS/Norman Kuring
Noël est passé mais si vous êtes fan de Dexter, ou qu'un de vos proches l'est, vous allez certainement succomber pour ce set de dessous de verre inspiré par les échantillons de sang que le célèbre tueur conserve jalousement sur des plaquettes.

Dans la série, Dexter entrepose ces frottis sanguins prélevés sur chacune de ses victimes dans une boite à trophée. Vous pourrez en faire de même avec vos dessous de verre, livrés avec une jolie boite en bois siglée.

Le produit a dû connaitre un certain succès puisqu'il est actuellement épuisé sur le site thinkgeek (mais pas chez cet autre marchand en ligne). En attendant le réapprovisionnement, on peut se rattraper sur les mugs ou le tablier Dexter.

Voir aussi : Les génériques de début et de fin de Dexter remixés
On pensait que la mode des "self pics" dans le miroir de la salle de bains s'était tassée, même si les "photo fads" (planking, owling et variantes plus ou moins drôles) ont toujours un succès soutenu. Ce coup-ci, ça va plutôt loin. Facebook serait-il le nouveau lieu rêvé des amateurs d'adolescentes dénudées ? Hélas, depuis peu, on serait tentés de le croire. Le "Sneaky Hat", en moins de dix jours, est carrément devenu un mème, ce qui rend la pratique socialement normée, et donc d'autant plus dangereuse.

Les origines
Cette pratique, qui consiste à faire une auto-photo en utilisant un couvre-chef pour cacher ses parties génitales (ou sa poitrine dans le cas d'un modèle féminin) est visiblement née en Australie, dans le Queensland. Le 15 novembre dernier, une page Facebook a été créée par un groupe de jeunes, encourageant les garçons à se prendre en photos nus, avec la consigne de porter ce fameux chapeau pour cacher ce qu'on ne saurait voir, puis de poster le résultat sur Facebook. La page, qui ne devait pas sortir du groupe étendu d'amis et rester dans le cadre de la private joke tacite, a accumulé plus de 10 000 fans en moins d'une semaine, selon un site d'actualités locales.
Le lendemain, une entrée "sneaky hat" est apparue sur Urban Dictionary, et des threads consacrés à ce type de photos, qui ont commencé à pulluler sur le Net, ont fleuri à leur tour dans certains forums plus ou moins fréquentables. Une vidéo apparaît également sur YouTube, créée et postée par maxmoefoe, dans laquelle on voit une série de photos rentrant dans cette catégorie, l'auteur de la vidéo dénigrant clairement cette pratique.
À partir de là : tout s'accélère : le nom de domaine sneakyhatboys.com se fait acheter, des questions du genre "bon, c'est quoi cette histoire de sneaky hat sur Facebook" apparaissent dans Yahoo Answers, plusieurs fan pages apparaissent pour remplacer celle dont tout est parti, supprimée depuis. La police australienne a réussi, dans la journée du 21 novembre, a identifier le groupe d'adolescents qui aurait lancé ce petit jeu, selon eux "pour rigoler" sans que l'idée soit censée dépasser leur cercle social. L'un d'entre eux a avoué avoir "perdu le contrôle" de leur délire personnel assez rapidement. Les protagonistes risquent d'être accusés d'incitation à la pédopornographie.
Et aujourd'hui ?
La pratique a bien évidemment dépassé le stade de simple phénomène régional, une simple recherche Facebook permet généralement de trouver des résultats géolocalisés un peu partout dans le monde anglophone (pas encore de phénomène "chapeau sournois" par chez nous, donc). Ce qui intrigue le plus, c'est encore le caractère public de toutes ces photos : il ne faut guère plus d'une poignée de secondes de recherches sur Facebook pour tomber sur un cliché d'adolescent(e) nu(e), totalement publique.
Pour la petite histoire, chaque photo accessible publiquement sur Internet se retrouve potentiellement sur Google Images, y compris celles postées sur Facebook. Au final, on y retrouve régulièrement les mêmes clichés, preuve que cette tendance est encore globalement confidentielle, et que la dynamique peut encore être tuée dans l'œuf.

Globalement, si on met de côté les questions éthiques, les problèmes de vie privée et de non-maîtrise de données personnelles que cela engendre (ces questions, plus générales, dépassent amplement ce cas de figure), une chose reste incompréhensible : pourquoi des hordes d'ados prennent-ils leur pied à se montrer ainsi, publiquement, dans une situation somme toute plutôt grotesque ?
On pourrait imaginer une équation du genre "propension des ados à embrasser une mode + transgression des règles + manque de notions sur la diffusion de ce genre de contenu + aptitudes au sexting privé". L'échange de messages, souvent illustrés, entre adolescents ayant souvent posé des questions de moeurs (ce genre de pratiques pouvent par ailleurs amener facilement à un bon "porn revenge" en cas de rupture de couple un peu borderline), c'est encore différent ici, puisqu'il s'agit bien d'une diffusion publique, à dessein.
Maxmoefoe illustre bien, avec ses mots à lui, ce potentiel état de fait : "le sneaky hat est un prétextes pour que les salopes puissent se mettre à poil, et pour que les crétins qui se croient musclés puissent montrer leurs biceps". Narcissisme d'une certaine frange de la population adolescente ? Il est vrai que les modèles qui posent ont toujours l'air globalement fiers du physique qu'ils imposent au monde, ce type de comportement n'étant pas nouveau (les beaux gosses qui se trouvent beaux gosses, ça existait avant les smartphones). On est moins sûrs que leurs futurs employeurs aient le même sens de l'esthétique.
A voir aussi :
Is Anyone Up? Le site qui publie vos photos nus et votre profil Facebook
Sur internet il existe depuis longtemps un truc qu'on appelle le "revenge porn" : votre copine vous quitte, vous trompe ou vous donne le moindre prétexte de ne pas vous comporter en gentleman et vous rendez publiques des photos/vidéos coquines qu'elle a faites pour vous. Des centaines de sites pornographiques sont consacrés à ce type d'images, parce qu'il y a semble-t-il un grand intérêt pour ce genre de scénario. Bien sûr, comme pour le porno "amateur" la plupart des photos et vidéos que vous trouverez sur ces sites ont été mises en scène pour l'occasion avec des acteurs qui ont été rémunérés.

Le site Is Anyone Up construit son succès en publiant des photos sur le principe du revenge porn, mais avec une particularité qui fait toute la différence: les photos sont rééllement prises par les victimes elles mêmes et sont publiées avec leur véritable nom complet, leur ville de résidence et une capture d'écran de leur profil Facebook. Autres particularité : le site publie autant de photos d'hommes que de femmes et commente le physique de ses victimes, souvent à l'aide d'un gif animé.
Un site "légal"
Is Anyone Up est semble-t-il tout à fait légal aux Etats-Unis puisqu'il ne fait "que" publier le contenu soumis par ses utilisateurs, comme Youtube par exemple, et ne peut être tenu pour responsable si ceux-ci ont menti en cochant la case "je certifie que j'ai le droit de publier ces photos". Les employés du site se chargent uniquement de vérifier l'age des personnes sur les photos. Publier des photos de mineurs conduirait à coup sûr à la fermeture du site. Pour le reste, Is Anyone Up ne prétend pas être propriétaire des photos qu'il publie, ce qui le protège.
Le fondateur d'Is Anyone Up, un jeune homme du nom de Hunter Moore, affirme qu'on l'a menacé de porter plainte contre lui mais que personne ne l'a jamais fait jusqu'ici. Il a par contre été poignardé à l'épaule par une jeune femme dont il avait publié la photo. Sa réponse : il a cessé de publier les photos des habitants de la région de San Francisco, où il vit. Tant pis pour les autres.
Après publication de leurs photos sur le site, les victimes sont immédiatement harcelées par des milliers de tweets/messages Facebook, appels téléphoniques etc... Un peu comme Jean-François Copé quand on a publié son numéro de téléphone. Bien souvent, elles effacent leur compte sur Facebook et autres réseaux sociaux et tentent de "disparaitre", auquel cas le site lance un appel auprès de sa communauté pour trouver tout nouveau profil qu'elle se serait créé.
Si une de ces personnes portait plainte pour harcélement, nul doute qu'un jury ferait fermer le site, mais encore une fois, personne ne l'a fait jusqu'ici.
La pornographie de l'intimité

Is Anyone Up n'est vraiment pas un site pornographique au sens habituel, et pas seulement parce qu'il publie des photos de personne non consentantes : de plus en plus les photos sont envoyées par les "victimes" elles-mêmes (ce qui ne les empêchera pas de le regretter suite au harcèlement). On y trouve autant de photos d'homme que de femmes, sans visiblement de critère physique (ou du moins, si selon les critères de Hunter Moore il trouve qu'une personne est laide, ça ne l'empêche pas de publier ses photos). Le site, en soit, n'est pas "sexy" au sens classique du terme, et à en juger par les commentaires de la communauté, elle ne le fréquente pas pour y trouver une excitation sexuelle, ou du moins pas uniquement.
Ce qui intéresse le site et son public, c'est de rentrer dans l'intimité des gens. La plupart des victimes sont issues de la même "scène" emo-rock, et sont généralement soit dans un groupe, soit des groupies. Dans une certaine mesure "tout le monde s'y connait", et c'est pour ça qu'ils ont des photos des uns et des autres à partager. Ce site nourrit notre envie de découvrir l'intimité des autres, une envie universelle qui fait autant tourner les journaux people que Facebook. C'est une envie si pressante que Facebook est le seul site qui a jamais réussi à faire passer moins de temps sur les sites de porn aux adolescents. Is Anyone Up est plus une version hardcore de ces sites qu'un descendant des sites pornographiques "classiques".
- Via -
Le photographe Lincoln Harrison a réalisé de superbes clichés du ciel étoilé de l'Australie. Prises de nuit, ces photos montrent le mouvement des astres dû à la rotation de la Terre.

Pour obtenir de telles images, pas besoin de trucages ou de retouches sur ordinateur. Juste un bon appareil à pose longue et beaucoup, beaucoup de patience. Vraiment. Beaucoup.

Harrison, qui a acheté son premier appareil il y a un an pour prendre des photos d'objets à vendre sur e-bay (!), a ainsi passé 15 heures dans le froid de l'hiver australe pour réaliser cette série de clichés.

Ces trainées d'étoiles (star trails en anglais) offrent un magnifique spectacle, normalement invisible à l'œil nu, de ce ballet nocturne qui a longtemps fait croire à nos ancêtres que la Terre était au centre de l'Univers.

Plus de photos ici
Voir aussi : Un tour de la Terre depuis l'espace en time-lapse
Réalisé à partir de photos prises par l'équipage de la station orbitale internationale entre août et octobre 2011, ce film utilisant la technique du time-lapse ("intervalle de temps" en français) est à couper le souffle.
De nuit, de jour, par beau temps ou en plein orage, au-dessus des océans et des continents, les images ont été prises depuis ISS à l'aide d'un appareil de résolution 4K spécialement conçu pour prendre des clichés en faible luminosité. Avant d'être montées en accéléré par le spécialiste allemand Michael König.
18 séquences de photos ont été utilisées dans le film. Certains régions sont très faciles à reconnaitre, mais voici la liste complète pour vous aider à vous repérer :
1. Aurore Boréale au dessus des Etats-Unis de nuit
2. Aurore Boréale et l'Est des Etats-Unis de nuit
3. Aurore Australe de Madagascar au Sud-Ouest de l'Australie
4. Aurore Australe au Sud de l'Australie
5. Côte Nord-Ouest des Etats-Unis au centre de l'Amérique du Sud, de nuit
6. Aurore Australe du Sud au Nord de l'Océan Pacifique
7. A mi-chemin autour du monde
8. La nuit au-dessus de l'Afrique Centrale et du Moyen-Orient
9. Le soir au-dessus du désert du Sahara et du Moyen-Orient
10. Au-dessus du Canada et du Centre des Etats-Unis, de nuit
11. Du Sud de la Californie à la baie de l'Hudson (Canada)
12. Iles de la mer des Philippines, de nuit
13. De l'Est de l'Asie à la mer des Philippines et Guam
14. Vues du Moyen-Orient, de nuit
15. La nuit au-dessus de la Mer Méditerranée
16. Aurore boréale et Etats-Unis, de nuit
17. Aurore Australe au dessus de l'Océan Indien
18. De l'Europe de l'Est à l'Asie du Sud-Est, de nuit
Voir aussi :
- Diaporama : les photos de la Terre tweettées depuis l'espace
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