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Tous les posts Photo sur le blog Aeiou. (voir aussi les collections : vidéo, illustration et bd).
Pour voir d'autres photos, reportez-vous à De Visu, le blog Arts de Flu. Portrait publicEn plus d'avoir une oeuvre riche et passionnante à l'âge très avancé de 23 ans, le plasticien new-yorkais Damon Zucconi a fait une trouvaille assez exceptionnelle qu'on peut admirer sur la page "contact" de son site.
Que ce soit vrai ou non, il prétend en tout cas s'être trouvé en personne sur l'une des photos du service Street View de Google Maps. ![]() Le visage flouté derrière une camionnette, en train de rentrer chez lui, sans même savoir qu'il était photographié, c'est ce portrait dû au hasard qu'il a décidé de conserver et de présenter comme le plus fidèle à ses visiteurs. Un portrait interactif qui plus est, puisque le système bien connu permet de laisser là l'artiste pour visiter cette ville figée, aux voitures immobiles, aux maçons paralysés sur leurs échaffaudages et aux arbres qui auront toujours des feuilles, même en plein hiver. Initialement conçu pour offrir aux internautes une vision d'un quartier plus précise et à hauteur humaine afin de mieux retrouver son chemin ou d'identifier un itinéraire, le service Street View se transforme, grâce à Damon Zucconi, en un terrible voyage au milieu d'une ville bloquée, et dont il n'est pas difficile d'imaginer que certains de ses habitants, photographiés comme lui, sont peut-être morts aujourd'hui, mais continuent de hanter la ville. Le Google Maps original, avec ses vues satellites impersonnelles, trop éloignées de nos observations familières, ne pouvait procurer cette sensation. Mais cette fois, le zoom est total, la reconnaissance possible, et parce que l'artiste a mis son nom sur cette silhouette, on est passé d'un utilitaire froid et abstrait, à la proximité troublante du réel et de l'humain. La foule des ombresCity of Shadows est une flippante série de photos du russe Alexey Titarenko. ![]()
Réparations de toiles Comme vous savez qu'on aime bien la nature ici, un petit tour du côté d'une artiste américaine dont le travail, à mi-chemin entre land-art et média-art, relève d'une poésie bucolique, d'un art de l'éphémère que nous ne pouvons que saluer.Après avoir réparé des champignons avec des rustines pour pneus de vélo ou organisé des manifestations de chenilles en colère, Nina Katchadourian s'est mise en tête de réparer des toiles d'araignées partiellement détruites. A l'aide d'un kit de couture et de fil rouge, elle a ainsi passé son été 1998 (oui, c'est pas tout jeune) à rendre service à ses voisines arachnéides. Ou du moins le croyait-elle... Car systématiquement, après avoir achevé son travail, les araignées, probablement véxées, s'empressaient de remplacer le fil intrus par un fil de leur création, éjectant au sol le travail de l'artiste, et ce, même si la toile en question était abandonnée depuis longtemps. La série de photographies Mended Spiderwebs témoigne de ces interventions temporaires, dont l'exécution a demandé un temps et une concentration inouïs, pour finalement être détruites en une nuit. Et puis tant que nous sommes dans les araignées, ressortons un lien vieux comme le web : la fameuse expérience des araignées droguées et les effets graphiques produits sur la conception de leurs toiles. Si avec ça, vous ne faites pas de beaux rêves... Porno pour le boulotDifficile de savoir exactement où est né le phénomène web du SFW Porn.
Les versions s'affrontent, les forums de geeks s'invectivent copieusement en s'accusant mutuellement de voleurs, bref, comme beaucoup de pratiques à haute teneur en webbuzz, personne ne peut dire exactement qui a le premier pondu l'idée, et après tout, on s'en fout un peu... Mais d'abord, le SFW Porn, qu'est-ce que c'est ?Acronyme de "Safe For Work Porn" (porno qu'on peut regarder au boulot), le procédé consiste à utiliser une image extraite d'un site porno quelconque, souvent choisie pour la qualité théâtrale des visages des protagonistes, et d'y ajouter à coup de Paint Brush des traits de dessin grossiers de manière à créer une scène qui n'a plus rien de porno. Le résultat est souvent hilarant, et la tolérance des spectateurs permet de concevoir ce genre d'images à la chaîne. C'est ce rapport rapidité/effet comique qui a fait du SFW Porn un sport très prisé sur les forums où chacun peut facilement se fendre d'un petit détournement très drôle sans y passer des heures. La très sérieuse (hum) Encyclopedia Dramatica recense dans son article consacré au sujet la plupart des images stars conçues sur divers forums, tandis que des blogs bourrés de pubs continuent de s'ouvrir avec comme seul contenu ces mêmes images, ce afin d'attirer les amateurs sur des sites carrément porno pour le coup. La chose vraiment intéressante avec ce phénomène est de remarquer à quel point les ados surfeurs d'aujourd'hui peuvent faire preuve d'ironie et de recul face au déferlement d'images porno présentes sur le web. Diabolisée par les autorités, la pornographie se révèle, par l'intermédiaire de cette pratique satirique, un simple réservoir de matières premières où la représentation de l'acte sexuel lui-même n'a plus rien d'attirant mais où seules priment les mimiques ridicules des acteurs, transformés en personnages de cartoon. Et si les gosses d'aujourd'hui n'étaient au fond pas aussi cons qu'on veut nous le faire croire ? [Note : Je n'ai mis qu'un lien dans cet article car il est sûr et rassemble la grande majorité des images conçues de cette manière. Ne vous fatiguez pas à chercher d'autres sites, au risque de tomber sur des zones beaucoup moins fréquentables, et surtout pleines de spywares qui n'attendent que vous.] La porte de l'EnferTremblez, mortels, car le moment est venu !
Longtemps caché sous terre, Satan a décidé de se montrer, et croyez-le ou non, il habite en Ouzbékistan, où la Porte de l'Enfer est maintenant ouverte et attend vos âmes pêcheresses. ![]() Sur le site The Bizarre, vous trouverez d'autres photos de ce lieu terrifiant, ainsi qu'une explication complètement abracadabrantesque selon laquelle ce phénomène serait dû à un gisement de gaz allumé par des scientifiques il y a trente-cinq ans. Mais nous, nous ne sommes pas dupes, et savons que tout ceci n'est qu'une couverture destinée à ne pas affoler les populations. Satan prépare son arrivée et le plus sage serait maintenant de procéder à quelques sacrifices, histoire de pas trop se facher avec lui... Comme quoi, quand on cherche des photos de sushi-art, on peut se retrouver face à l'Antéchrist. L'Enfer est pavé de bonne intentions, non ? Révisez votre kung-fu Tiger et Muffi ne sont pas deux grands maîtres des arts martiaux.Ce sont deux chats, et nous avons beaucoup à apprendre d'eux. Leur dernier combat, capturé par leur propriétaire, révèle en effet quelques figures spectaculaires qui font passer les acrobaties de Matrix ou Jackie Chan pour de pathétiques et pataudes tentatives. Quand ils combattent, Tiger et Muffi ne font pas dans la dentelle. Coups de pieds sautés, morsures en plein vol, planchettes japonaises, j'en passe et des meilleures. Etudiez ce set Flickr, tentez de reproduire chez vous ces mouvements, et sans aucun doute, vous serez prêts pour votre prochain street fight. (Et celui qui me dit que ce post n'a rien à faire ici, voilà ce qui l'attend. Vous êtes prévenus.) La galaxie des tags Vous vous souvenez de PicLens, le mur 3D qui permet de visualiser ses recherches d'images.Moins fonctionnel, mais bien plus onirique, Tag Galaxy utilise le même principe, et vous invite à vous balader dans l'espace à la recherche de systèmes planétaires peuplés d'images. Le procédé utilise les tags de Flickr. Un système planétaire porte le nom d'un tag ou d'une association de tags et autour de l'étoile centrale gravitent des mot-clés proches. En cliquant sur une étoile, celle-ci se recouvre des photos correspondantes puisées dans la base de données de Flickr. Bon... C'est peut-être pas très clair comme explication, mais en réalité, le site est très simple et très intuitif. Et si en plus de ça, votre collègue de bureau a une pilosité abondante et ne s'exprime pas très bien, vous ne serez pas loin de vous prendre pour Han Solo aux commandes du Faucon Millenium. Mauvais photoshopers Sur les affiches, dans les magazines, dans les dossiers de presse, on le sait, aujourd'hui, tout est plus ou moins retouché numériquement.Photoshop, et dans une moindre mesure les logiciels de retouche concurents, est devenu le meilleur ami des publicitaires, des stars, et aussi des hommes et femmes politiques. Seulement une bonne retouche, si elle est plus aisée à réaliser qu'autrefois, nécessite tout de même un minimum de travail pour être crédible. Agacés par les énormes erreurs décelées ça et là dans la presse, les bloggeurs de PhotoshopDisasters ont donc décidé de rendre publiques leurs observations. Leur site, très largement collaboratif, recence ainsi les plus grosses invraissemblances, les disproportions surnaturelles et autres coups de pinceaux mal placés qu'un infographiste un peu feignant ou un peu pressé aura laissé passer. Un exemple en illustration, avec la mystérieuse troisième main de notre Trezeguet national, en Une du journal italien Tutto Sport. Et après on s'étonne qu'il soit pas sélectionné en équipe de France ! Camera obscura (suite) On vous a parlé il y a quelques jours du travail photographique d'Abelardo Morell, basé sur le principe du sténopé.Grâce à l'excellente Cati Vaucelle (dont on recommande chaudement le blog), voici cette fois une invention de Allison Roberts. Détournant l'utilisation ordinaire des greenhouse (ces fameuses armoires dans lesquelles en général on fait pousser des plantes dont on ne souhaite pas que quelqu'un sache qu'on les fait pousser... hum), le dispositif s'avère léger, donc portable, et permet la conception de clichés grand format, pour peu qu'on ait un papier-photo assez grand. Sur le site de l'artiste, en plus de la description du concept, ainsi que quelques exemples, on pourra aussi bientôt trouver une rubrique consacrée aux travaux du public, puisqu'elle envisage de placer son dispositif dans de nombreux lieux de passage. Et puis, si elle se lasse du procédé, elle pourra toujours se mettre au jardinage d'intérieur. Vestiges du mondeC'est pas parce que c'est un copain qu'il ne faut pas parler de son travail, hein ? ![]() Mais loin d'être seulement un blog photo, Fricheries est surtout une réflexion permanente sur ce qu'évoquent ces images, chaque légende ajoutant à l'aspect délabré de ces ruines industrielles une évocation de notre société, de ce qu'elle a été, et de ce qu'elle est devenue. Ou comment un rêve de modernité peut en quelques années se changer en paysage apocalyptique.
Le saut dans le vide reloadedComme le dit le Dailymail, il y a un peu de Yves Klein dans les photographies de l'artiste chinois Li Wei.
Se mettant en scène dans des situations impossibles, il flirte avec l'impression du danger et met le spectateur face à sa peur du vide, et à tout ce qu'elle contient. Pour un bon graphiste, ces photographies peuvent paraître quelque peu banales, mais l'artiste assure qu'elles sont toutes réalisées sans aucun trucage numérique, mais seulement grâce à un savant agencement de miroirs. ![]() Entre photographie et performance, le travail de Li Wei se lit à plusieurs niveaux. D'un côté, l'effet saisissant de la performance spectaculaire, et de l'autre, une réflexion permanente sur la politique contemporaine. Sa série "Li Wei falls to...", par exemple, le met en scène, crashé comme une météorite dans différents endroits du globe, et symbolise, sans grands discours, les problèmes d'intégration des migrants chinois. A chacun son Far West![]() Non, vous n'êtes pas dans une région perdue du Texas, mais en Belgique. Avec sa série en cours "A chacun son Far West - Espace Belgique", le photographe Nicolas Bomal se fait le témoin des espaces abandonnés, des friches posées au milieu de terres désertiques qui selon lui, racontent l'inertie d'un pays tout entier. "L'oubli à chaque coin de rue, on se voile la face, on veut rester tranquille et continuer à faire ses petites affaires en douce. Le temps n'est rapide que pour ceux qui en font une boulimie rentabiliste. Et l'histoire des hommes, inlassablement, se répète. Ils foncent droit vers la mort en laissant derrière eux l’environnement qu’ils ont colonisé, témoin involontaire de la surconsommation dans laquelle ils perpétuent l’espèce et dont la nature panse les plaies avec patience et de manière infatigable…" Glaçant. Notre Dame destructurée On a commencé la semaine avec de l'art génératif, alors tant qu'à être cohérent, continuons.Aujourd'hui, direction le travail de Jim Andrews, qui entre autres projets, a conçu le dbcinema, un système qui lui permet de récupérer automatiquement sur le web des images en fonction d'un mot-clé donné. Bon, rien d'exceptionnel jusque là, me direz-vous, et d'ailleurs, la version 0.50, disponible en ligne (seulement pour IE, attention), s'avère on ne peut plus rudimentaire. Là où le travail de Andrews devient intéressant, c'est quand il se sert de ce programme de base pour concevoir des films qui appliquent aux images récupérées des filtres graphiques et géométriques, décomposant puis recomposant chacune d'elles pour en faire des fresques à la limite de l'abstraction. Ci-contre, on voit ce que ça donne avec les mots-clés "Notre Dame Cathedral", et d'autres screenshots sont disponibles ici sur les mots-clés "Kandinsky", "Sunset" ou encore "Faces". Pour l'instant, cette dernière version de dbcinema n'est pas publique, mais on a hâte de pouvoir tester ce bel engin. Chambres noiresAujourd'hui, un appareil photo, c'est une machine bourrée de capteurs et de circuits imprimés.
Mais il n'y a pas si longtemps, c'était juste une boite avec un trou. Le photographe Abelardo Morell, prenant au pied de la lettre le terme de "chambre noire" a donc axé une grande partie de son travail autour de la conception de ces sténopés géants, investissant des appartements situés en face de monuments, pour en faire des chambres noires. ![]() Ses photographies capturent donc le décor du lieu qui l'accueille, ainsi que l'image réfléchie de l'extérieur. De Time Square (illus) à Venise, de Manhattan à Londres, le résultat de ce procédé ancestral (Aristote en décrit le principe au 4e siècle avant JC) est souvent percutant, et toujours aussi magique. Street art : Etienne Mineur à Bogota![]() Copinage. L'ami Etienne Mineur était ces quinze derniers jours en safari urbain à Bogotà, dans le cadre de son tour du monde du design et des arts (typo)graphiques. Impressionnante est sa collection de photos (1833 exactement - il en a publié presque chaque jour des dizaines sur son blog) prises aux quatre coins de la capitale colombienne, dévoilant la diversité des artistes de rue et des fresques murales. Car le saviez-vous ? Bogotà, à l'égal de Los Angeles, Berlin ou Mexico, est en passe de devenir un nouvel eldorado du street art. Voir son safari typo. Moteur de recherche tombal![]() Ca, c'est le Vietnam Veterans Memorial, à Washington, c'est à dire le monument commémoratif sur lequel sont inscrits les noms des 58,256 soldats américains tués ou portés disparus pendant la guerre du Vietnam. Pas forcément facile d'y retrouver le nom d'un proche donc. Mur d'images en 3DMarre des recherches d'images en deux dimensions, page par page, comme un minable bibliothéquaire du 20e siècle ? ![]() D'un simple clic sur une recherche (Google Images, Flickr, Yahoo, etc.), vous voilà transportés face à une galerie qui étend son rayonnage à perte de vue. Très fluide, très léger, PicLens a peut-être un seul défaut, celui de ne pas autoriser de lien vers les sites desquels sont extraites les images. Mais bon... Ca n'est que la version 1.6, on va pas chipoter. [En illustration, une recherche Google sur les termes "2001, A Space Odyssey" en guise d'ultime salut au vieux briscard des étoiles.] La course du temps façon FlickrPosté par Puck le 17.03.08 à 18:31 | tags : réseaux sociaux, flickr, google, photo, web-réalité, internet 2.0
On connaissait déjà Flickr Time (cf post précédent sur Aeiou et www) ou Flickr graph (www) de Marumushi. Mais nous avions omis de vous présenter Flickr Fusion. L'API de Flickr est utilisée ici pour donner à voir en temps réel les dernières images publiées, sur fond de géolocalisation via Google Map. L'effet de vision globalisée et simultanée des temps personnels de chacun des usagers, partout dans le monde, est saisissant. Mais c'est exactement le même principe que TwitterVision (www), remarquerez-vous. Certes, c'est le même créateur, David Troy, qui l'a développé. La force visuelle en plus. Graff négatifPetit mélange de posts aujourd'hui, pour ceux qui suivent.
On parle beaucoup de street-art et de graff sur ce blog, et on a aussi évoqué cette semaine l'utilisation de techniques associées au cinéma sur le support web. The Mac, graffeur américain de Phoenix, a conjugué ces deux thèmes en une seule une pièce impressionnante basée à la fois sur la technique de peinture à la bombe, et sur le principe du négatif photo, dont on sait qu'il s'agit d'un objet en voie de disparition. Voici le graff original : ![]() Et voici ce que ça donne quand on y applique l'inversion des couleurs (l'effet négatif) grace à son logiciel photo préféré : ![]() Et dire que les policiers de Santa Ana continuent à courir après ces gens parce qu'ils dégradent des portes de garage... [via Known] Chemins de désirPuisque Gflu a eu la bonne idée de citer Bachelard dans son précédent post, profitons-en pour faire la connaissance d'un groupe de photographes admirateurs du fameux penseur.
Inspirés par une pensée développée dans le livre "Poétique de l'espace", les membres de ce groupe sur Flickr sont à la recherche des "Desire Paths", c'est à dire ces chemins anarchiques que les hommes dessinent sur les pelouses du fait de leurs passages répétés. Alors que les autorités municipales se fatiguent à concevoir des routes et des trottoirs qui gèrent les trajets des habitants d'une ville, la loi du plus court chemin l'emporte souvent sur l'urbanisme et donne naissance à ces voies "naturelles", écrasant l'herbe pour creuser des axes imprévus, symboles de la résistance des hommes aux lois qu'on veut leur imposer. Chacun de ces "chemins de désir", à sa manière, est un discret pied de nez libertaire à l'ordre établi. ![]() Eclipses anodinesOn a déjà copieusement parlé des moments où les images anodines prennent un sens que l'auteur n'a pas nécessairement maîtrisé.
A contrario, il peut se produire l'effet inverse, c'est à dire l'enregistrement d'un événement d'une grande puissance évocatrice, que le passage à l'état d'image vide complètement de sa substance. Ce phénomène est particulièrement sensible dans le cas des événements cosmiques, à commencer par les éclipses. ![]() Dans la nuit de mercredi à jeudi, une bonne partie de l'hémisphère nord a pu observer une éclipse totale de lune, événement qui ne se reproduira pas avant 2015, et comme on pouvait l'imaginer, des milliers de photographes ont enregistré et publié les images de ce ballet cosmique. Pourtant, rien n'est plus anodin que les photos d'une éclipse. Tout le monde sait à quoi ça ressemble, et en réfléchissant, tout au long d'un cycle lunaire, tout le monde assiste à une lente éclipse de 28 jours continuellement. Capturer ce moment devient donc un acte qui n'a de sens que pour l'individu qui y a assisté, n'importe qui d'autre pouvant remettre en cause la véracité des clichés ainsi que leur utilité. ![]() Ces images d'éclipses, alors qu'elles devraient motiver en nous toutes sortes d'émotions, en deviennent donc étrangement inutiles, et vaines, sans que la moindre mise en scène puisse y changer quoi que ce soit. Puisque des rares événements qui resistent aujourd'hui à l'image, l'éclipse s'impose comme ce fait unique qui n'a de sens que lorsqu'on en est le témoin direct, au bon endroit, au bon moment, avec la chance d'avoir des conditions météo favorables, et le simple fait d'en voir des photographies, ou des films, ne nous apprend qu'une chose : qu'on l'a manqué. Devant cette constatation, on pourrait se poser la question, à chaque image qu'on voit, dans quelle mesure celle-ci apporte du sens - ou en ôte - à l'événement qu'elle est censée immortaliser, et de toute évidence, bien des événements médiatiques n'en seraient plus... pour le bien de tous. Brooklyn Streets by C215![]() Street art / Copinage (Ils avaient fait parlé d'eux ici sur Aeiou). Après leurs portfolios de Paris, Vienne ou Los Angeles, le collectif C215 a publié hier sur Flickr un album consacré aux pochoirs de Brooklyn. Jump ! La Saint-Valentin selon GoogleOn a un coeur gros comme ça, chez Google. Pour fêter la Saint-Valentin, les équipes de Google Earth se sont amusées à compiler un remake de la Terre vue du ciel, spécial amoureux : ils ont sélectionné des vues de 8 endroits au monde où tous les couples du monde aimeraient facilement à se téléporter, un 14 février. ...en Croatie, près de Turkljaca (Image © 2008 DigitalGlobe © Europa Technologies). ...à Bromtan, Canada (© 2008 Europa Technologies). .. ou dans l'Ohio, Etats-Unis (Image © 2008 Europa Technologies).
Use the Fuse : éteins la lumière![]() Use the fuse se présente comme un guide d'action (comment désactiver les boitiers interpompiers des néons et des vitrines de magasin...) doublé d'un projet photo : envoyez vos clichés avant / après, elles seront intégrées à l'interface magique qui permet "d'éteindre la lumière" en un clic... Une nouvelle forme d'activisme urbain, anti-pub et écolo ? (merci Tomä ! pour nous proposer des liens, c'est ici) Sentinelles de l'Arctique, le blog
A l'origine, un projet ambitieux et un peu fou. L'expédition Sentinelles de l'Arctique se propose "de réaliser un important travail photographique sur les populations de l'Arctique" confrontées au réchauffement climatique et à un changement rapide de leur mode de vie. 300 pellicules, un transit via Moscou où il a retrouvé son acolyte Pasha Selezniov et quelques compagnons de route. C'est parti : l'équipage a commencé sa traversée. Nicolas Mingasson racontera son périple quotidien sur ce beau blog de libération. Merci, Alex (Upian) pour le coup de projo. |
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