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Libérez le magentaPosté par Troudair le 30.11.07 à 07:59 | tags : open source, mauvais goût, hacktivisme, design, couleurs
Toujours plus fort dans la marchandisation de tout et de n'importe quoi, la firme Deutsche Telekom vient de "déposer" le code couleur du logo de T-mobile, sa filiale dédiée à la téléphonie mobile. Et comme toute marque déposée, son propriétaire en interdit l'utilisation sur le territoire néerlandais sans autorisation.En clair, si ce hold-up était confirmé, la couleur magenta (#FF0090 / R:255 V:0 B:144) devrait tout bonnement être rayée des palettes des graphistes néerlandais, chose d'autant plus aberrante qu'il s'agit d'une couleur primaire, et qu'aucune indication de conception n'en précise la restriction. Protéger une couleur n'est en effet pas nouveau, depuis que Yves Klein, en 1960, a déposé son International Klein Blue à l'INPI. La différence, c'est que le fameux bleu de Klein n'était pas seulement décrit comme une couleur, mais aussi comme une méthode d'obtention de cette couleur, incluant la pâte fixative des pigments purs. Rien n'interdisait de fait d'utiliser le code couleur R:0 V:47 B:167, puisque cette couleur n'était considérée que comme un composant de la formule du célèbre bleu. Dans le cas de T-online, l'absurdité de la propriété intellectuelle atteint donc son paroxysme, et même si l'Union Européenne conteste ce copyright, les avocats de Deutsche Telekom n'en démordent pas. Aux Pays-Bas, afin de faire connaître cette situation surréaliste et lutter contre sa débilité profonde, le site Freemagenta s'est ouvert, et rassemble le travail de graphistes ou d'amateurs consternés par l'affaire. Au delà de la lutte juridique qui s'engage, et qui, tout de même, devrait aboutir à une victoire du Magenta, cette affaire est malgré tout symptomatique de l'attitude parfaitement décomplexée de bon nombre de firmes, piétinant ouvertement la liberté d'expression afin de protéger leur modèle marketing. Le Magenta restera libre, ok, mais le plus effrayant, c'est probablement que des individus aient pu s'imaginer que ça pouvait ne plus être le cas. Coca libreLe dildo trouve wiki à son pied Amis geek, vous saurez tout, tout, tout sur le dildo. Qu'on les appelle jouets sexuels ou sex toys, les plugs, sinulators et autres pénis artificiels sont en passe d'être dûment catalogués par un site en open projet. En lien avec Tiny Nibbles de Violet Blue ou l'amusant Homemade SexToys (le blog sexe en avait parlé ici), Opendildonics recense toutes les formes de gadgets sexuels nés de la technologie pour satisfaire aux plaisirs onanistiques (et plus si affinités). Le petit + sexy geek : la typologie distingue les hard ware et les soft ware.L.A.S.E.R. Tagging System![]() Firefox attaque (grave) l'Europe![]() Cliquer c'est dessiner![]() AvertissementTitre : La possibilité que naisse le dialogue Durée : variable Auteur : Gflu, utilisant un embed Daily Motion sur Aeiou Un peu Troudair aussi. Pour être juste. Un lecteur MP3 fabriqué avec les doigts Et open-source, qui plus est !Le mode d'emploi complet de Daisy est dispo ici (matériel nécessaire, plan de construction, code source). L'ipod n'a qu'à bien se tenir. (bon ok, il faut avoir quelques heures devant soi) Via w-m-m-n-a Mode source Lui, c'est George.Génèse d'une mode : tel l'origami, les "sources" du tricot circulent, s'enrichissent, créent une attente (le patron de George n'a pas encore été cracké, à propos), offrent à quiconque la possibilité de dupliquer à l'infini le produit tricoté. Ouvrage, boucle, maillage, patron... le vocabulaire du tricot lui-même invite à la métaphore filée. On en fera pas plus aujourd'hui. Juste rappeler ce que disait Etienne Cliquet à propos de l'origami (Ordigami et oribotics) , et méditer sur le P2P et le DRM façon web avant le web : "L'origami comme la cuisine, la danse ou l'informatique sont facilement transmissibles. L'origami est "open-source" et "open-mind". On trouve sur internet des quantités de diagrammes qui servent de plans de montage en origami (pliage d'une feuille de papier sans découpe ni collage) pour réaliser soi-même son modèle. Les diagrammes sont comme le code source d'un programme informatique. Il permet à quiconque de le reprendre pour l'utiliser tel quel ou modifié (...)". DADVSI, une piqûre de rappel, ca ne fait pas de malPosté par Life on Mars ? le 19.12.05 à 17:35 | tags : illustration, droits d'auteur, open source, politique
![]() Et de nous inviter à découvrir d'autres fameux dessins de LL, "sans verrou technologique, librement copiable en copyleft s'il vous plait" dont sa Passion du Christ, et ses remake de "La maman et la putain" et de "The party". (merci Tanguy !) Ordigami et OriboticsPosté par Etienne Cliquet le 02.10.05 à 14:25 | tags : nombriliste, code source, open source, origami, mathématiques
L'origami comme la cuisine, la danse ou l'informatique sont facilement transmissibles. L'origami est "open-source" et "open-mind". On trouve sur internet des quantités de diagrammes qui servent de plans de montage en origami (pliage d'une feuille de papier sans découpe ni collage) pour réaliser soi-même son modèle. Les diagrammes sont comme le code source d'un programme informatique. Il permet à quiconque de le reprendre pour l'utiliser tel quel ou modifié. L'origami, c'est pareil ! "Open-mind" parce que l'origami ouvre ses potentialités dans d'autres champs. De cette pratique ancestrale, plus de 50% des modèles d'origami sont nés ces 20 dernières années grâce surtout aux recherches de mathématiciens férus (David Huffman pour n'en citer qu'un). L'origami ne cesse de livrer des richesses plus récemment dans le domaine du "computational origami" (origami assisté par ordinateur). Eric Demaine, le plus jeune enseignant au MIT, âgé de 22 ans, consacre une grande part de ses recherches aux théorèmes et lois qui se cachent derrière cette pratique. Après deux ans d'étude, il a notamment démontré que le pliage d'une feuille de papier suivi d'un unique coup de ciseaux peut engendrer n'importe quelle forme imaginable ! Dans l'industrie, on utilise l'origami par exemple pour optimiser le déploiement des airbags dans les voitures ou des voiles de satellites de la NASA et plus surprenant encore comprendre les pliures de protéines à l'origine de la maladie de Creutzfeldt-Jakob... Dans le milieu de l'art, voici deux recherches qui concentrent ces interrogations à la lisière des technologies numériques, l'origami et l'esthétique:- Oribotics de Matt Gardiner (via Alexandre de Fluctuat) explore la relation entre robotique et origami en réalisant des installations d'origamis manipulés par des robots. Très beau site (illustration ci-dessus) et apparemment d'autres réalisations sont en cours. - Open Shoot
Du cinéma en open source pour niquer Hollywood. L'idée est sympathique, mais... est-il permis d'être sceptique ?
Petite bièreEtude de cas J'aurais bien continué ainsi à vous parler des gogo-gadgeto-gadget de l'ère des TIC. Après le ballon du futur, j'aurais ainsi pu continuer sur la chaufferette à café qui se branche sur le port USB , en attendant le clavier qui supporte le café sucré renversé.
Mais foin de balivernes, j'ai un ordre de mission, excusez-moi Monsieur Puck : “la bibliothèque virtuelle européenne”. Alors on va plonger dans le vif du sujet, mais ça va être dur de rester léger.
Pour commencer une “étude de cas”. Entre deux blagues sur les blogs, il m'arrive de travailler en donnant ou préparant des cours. Ce matin, j'avais besoin de retrouver un excellent document sur le protocole OAI et ses applications dans les bibliothèques. Un document que j'avais repéré et lu le mois dernier, mais perdu de vue. Simple, je savais que c'était un travail du Ministère de la Culture, et qu'il était sur son site. Oui, mais où ? Il n'y a pas de formulaire de recherche sur le site du Ministère de la Culture. Ou alors il est enfoui au fond de pages inaccessibles. Quelques clics de souris plus tard, l'évidence est revenue s'imposer : Google ! “open archive initiative bibliothèques ministere de la culture”, fôte d'accent comprise. “Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 442 pour "open archive initiative bibliothèques ministere de la culture". (0,16 secondes)”. Et les deux premières réponses étaient les bonnes, j'allais pouvoir proposer à mes étudiants l'excellent document de François Nawrocki Le protocole OAI et ses usages en bibliothèques.
Pour la spontanéité, il y a “l'effet réseau” : même les concurrents renforcent le leader. Mais il y a aussi une forme d'efficacité... discutable évidemment, comme le dit le nouveau président de l'American Library Association. Mais réelle. On y revient demain. Soyons CCommunistes Après BoingBoing, les propos de Bill Gates (News.com du 05.01) comparant les tenants des Creative Commons à des communistes soulèvent moqueries et condamnation en France : Copyright contre copyleft : "... dans les économies du monde, il y en a aujourd'hui encore plus que jamais qui croient en la propriété intellectuelle. Il y a moins de communistes dans le monde aujourd'hui qu'il y en avait avant." Mais qui a bien pu faire cette traduction (un rien approximative dans la forme, juste quant au fond) ? L'explication du débat ici. (Merci Le Passeur) Ré-créative Commons Lancement aujourd'hui [vendredi 19 novembre] des contrats Creative Commons en France. Après une bonne année de travail pour adapter cette licence en droit français, et la rendre compatible avec la notion de droit moral (spécificité frenchie), le CERSA rend donc copie. Pour comprendre les enjeux de cette licence qui se présente comme une alternative au Copyright, on se reportera avec profit à cet article de Transfert (2003).Une journée de discussion à l'Assemblée Nationale, suivie de festivités à la Maison des Métallos en présence (surprise) de Lawrence Lessig, créateur de la licence aux Etats-Unis. Au programme, plusieurs groupes de musique ayant adopté la licence Creative Commons (Agnula Libre Music, Buck Fusic Musiness, Mean Time Between Failure...), du café-théâtre, des revues en fête (ArteRadio, Internet Actu...) et des signatures (avec notamment le livre de Florent Latrive, Du bon usage de la piraterie, dont nous n'avions pas encore parlé et qui est disponible en .pdf ici). L'heure étant aux festivités, nous éviterons soigneusement toute polémique (les licences libres comme "nouveaux habits du liberalisme fashion" ? dixit Frédéric Madre sur le post consacré au label Thinner en se référant à ce texte très intéressant) et saluerons en musique et ... en anglais (CD Wired et mp3 online - illus. ci joint) le fastidieux travail d'adaptation d'une initiative de promotion du libre (vs le droit propriétaire et la fameuse brevabilité privée) au droit français : prochaine étape après ces agapes politiques, leur présentation au Parlement européen ?Lingo d'or![]() Prix Ars Electronica
Le palmarès 2004 est en ligne. La Wikipedia raffle le prix Communautés, Creative Commons est sacré champion de la "net vision"... Pour les autres, généralement présentés sans url - ce qui est bien dommage - rendons-leur une adresse et citons : Chris Landreth (animation), Thomas Köner (musique), et le Listening post de Ben Rubin et Mark Hansen qui ne devrait pas déplaire à Etienne Cliquet. Un petit coup d'oeil aux accessit peut occasionner quelques heures/écran supplémentaires.
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