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Mathématiques appliquées et applications mathématiques...
Chou, les fractalesPosté par Life on Mars le 08.10.07 à 10:57 | tags : mathématiques
Solaris nous suggère cet article de l'AP sur le chou-chou des esthètes et des mathématiciens :"Les mathématiciens s'intéressent depuis fort longtemps au chou Romanesco, véritable oeuvre d'art de la nature, pour deux raisons. La première est qu'il illustre parfaitement le principe des fractales. Une fractale est un objet qui présente une auto-similarité: si l'on agrandit une partie de l'objet, elle ressemblera toujours à l'objet de départ. Pour s'en convaincre, il suffit de détacher une fleurette conique de ce chou. De cette dernière, on enlèvera une mini-fleurette et ainsi de suite. Ces fleurettes de tailles différentes ont toutes un aspect strictement identique. Chacune des fleurettes agrandie plusieurs fois peut donc être confondue avec le chou lui-même. Autre curiosité mathématique: les fleurettes se succèdent les unes après les autres en s'enroulant en spirale selon un rythme appelé suite de Fibonacci. Celle-ci est directement liée au fameux nombre d'or, celui-là même qui, selon les artistes de la Renaissance, est source de toute harmonie esthétique". Via AP, et merci Solaris ! L'Église de Google Google est-il une nouvelle divinité, comme le supposent les adeptes de la Church of Google ? Ils ont pour eux de solides arguments :"Google sait tout. Google est partout au même moment. Google répond aux prières. Google est immortel. Google est infini. Google garde la mémoire de tout. Google ne peut faire le mal. Les preuves d'existence de Google sont inombrables. Ce qui n'est pas le cas des autres dieux..." Ces faits plus ou moins remarquables impliquent une kyrielle de questions subsidiaires : si Google est Dieu, qui est Satan ? Le Googlisme est-il seulement un mathématisme ? Peut-on repésenter Google ? Quels préceptes doit suivre le googliste ?... "Le 21ème siècle sera plus que jamais religieux ou ne sera plus que jamais pas". Images/mondePosté par sumoto.iki le 03.07.06 à 00:38 | tags : arts visuels, cartographie, flash, mathématiques, media art, rss
![]() Symbolique de l'image souveraine, Life24 distille un continuum médiatique implacable. Récupérant, par le biais du trinôme Flash/PHP/MySql, de multiples flux d'information l'application des hollandais Chris Pieplenbosch, Joey van Dijk et Maurice Kraanen ébauche un monde submergé d'image-événements. Très belle illustration du Xeros et l'infinity de Baudrillard : "C'est selon le même modèle que l'information et la communication reviennent toujours sur elle même dans une sorte de circonvolution incestueuse : c'est qu'elles fonctionnent dans une continuité indéfinie, dans une indistinction superficielle du sujet et de l'objet, de l'intérieur et de l'extérieur, de la question et de la réponse, de l'évènement et de l'image, qui ne peut se résoudre qu'en boucle, simulant la figure mathématique de l'infini". Ordigami et OriboticsPosté par Etienne Cliquet le 02.10.05 à 14:25 | tags : code source, mathématiques, nombriliste, open source, origami
L'origami comme la cuisine, la danse ou l'informatique sont facilement transmissibles. L'origami est "open-source" et "open-mind". On trouve sur internet des quantités de diagrammes qui servent de plans de montage en origami (pliage d'une feuille de papier sans découpe ni collage) pour réaliser soi-même son modèle. Les diagrammes sont comme le code source d'un programme informatique. Il permet à quiconque de le reprendre pour l'utiliser tel quel ou modifié. L'origami, c'est pareil ! "Open-mind" parce que l'origami ouvre ses potentialités dans d'autres champs. De cette pratique ancestrale, plus de 50% des modèles d'origami sont nés ces 20 dernières années grâce surtout aux recherches de mathématiciens férus (David Huffman pour n'en citer qu'un). L'origami ne cesse de livrer des richesses plus récemment dans le domaine du "computational origami" (origami assisté par ordinateur). Eric Demaine, le plus jeune enseignant au MIT, âgé de 22 ans, consacre une grande part de ses recherches aux théorèmes et lois qui se cachent derrière cette pratique. Après deux ans d'étude, il a notamment démontré que le pliage d'une feuille de papier suivi d'un unique coup de ciseaux peut engendrer n'importe quelle forme imaginable ! Dans l'industrie, on utilise l'origami par exemple pour optimiser le déploiement des airbags dans les voitures ou des voiles de satellites de la NASA et plus surprenant encore comprendre les pliures de protéines à l'origine de la maladie de Creutzfeldt-Jakob... Dans le milieu de l'art, voici deux recherches qui concentrent ces interrogations à la lisière des technologies numériques, l'origami et l'esthétique:- Oribotics de Matt Gardiner (via Alexandre de Fluctuat) explore la relation entre robotique et origami en réalisant des installations d'origamis manipulés par des robots. Très beau site (illustration ci-dessus) et apparemment d'autres réalisations sont en cours. - Le Web avant le Web : Georges Perec et Marcel Bénabou « On ne commande au langage qu'en lui obéissant ». C'est ainsi que commence le projet PALF (Production Automatique de Littérature Française, in Oulipo, La littérature potentielle, p. 115-136, folio essais) que Georges Perec (1936-1982) et Marcel Bénabou (1939- ) ont présenté en 1964, pour entrer à l'OuLiPo, Ouvroir de Littérature Potentielle, fondé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais.L'idée est la suivante : on prend un texte et on remplace les mots par leur définition (trouvée dans un dictionnaire par exemple). On réitère ensuite le processus et on observe l'évolution du texte. Puis on prend un deuxième texte, aussi différent que possible du premier, et on opère de même. Après une série d'itérations, les deux processus convergent vers un texte intermédiaire. A ma connaissance, c'est une des premières productions littéraires qui est en rapport aussi explicite avec la théorie des graphes et donc avec la structure mathématique du réseau (la théorie des graphes connaît d'ailleurs un regain d'intérêt important depuis l'émergence du Web). Ma prochaine pièce, Dreamlogs, est une généralisation du PALF utilisant le réseau Internet. Les Dreamlogs sont une tentative pour cerner la structure topologique du Texte Global qu'est le Web. Prochain précurseur : Daniel Paul Schreber Théorème 1: on est foutusMerci tout d'abord à l'équipe de Flu pour leur invitation ;-). Et pour commencer, voilà le genre de news que j'aime bien: la résolution d'un des problèmes mathématiques les plus hardus pourrait engendrer un désastre pour le commerce sur Internet... et donc peut-être pour l'économie dans sa globalité.
Des espaces mathématiques aux espaces parallèles Et si Cthulhu était un fortiche en math ? Espaces mathématiques non euclidiens, mondes parallèles, espaces négatifs inversés, créatures "interstitielles", "univers B"..., Roland Ernoud explore pour nous les trous noirs de l'univers, entre imaginaires et réalité, ou, quand la mythologie de H.P. Lovecraft s'adapte aux rudes lois de la physique. ![]() Une page passionnante présentant la notion d'espace à travers l'histoire et le temps (espace humain, espace divin, etc.), les distorsions temporelles impliquées par les dernières découvertes mathématiques (théorie des super-cordes, univers multiples, physique quantique, etc.) et l'impacte induite, sur l'œuvre d'écrivains comme Lovecraft, Straub ou King. La difficulté étant de vulgariser le sujet avec un maximum de lisibilité. Pari réussi ! Alors ? Prêt à rendre une petite visite à Yog Sothoth ("celui qui se tient entre les portes") ? C'est ici. |
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