Megaupload est probablement le plus gros des sites d'hébergement de fichier, mais c'est aussi de plus en plus un site de streaming avec Megavideo, et bientôt aussi un site de VOD, Megamovie. A ce titre, il est dans le collimateur des industries de la musique et du film qui l'accusent d'être un outil de piratage, des fournisseurs d'accès comme Orange qui l'accusent d'utiliser trop de bande passante et des législateurs sous les pressions des deux lobbys précédents (Nicolas Sarkozy visait exactement ce genre de site en évoquant un Hadopi 3).
A priori, on peut avoir de la sympathie pour Megaupload et les sites similaires, d'abord parce qu'on les trouve bien utiles, et pas que pour télécharger du contenu "illégal", mais aussi parce que des années de lutte insensée et destructrice contre internet par l'industrie du copyright ont fait qu'aujourd'hui on pense systématiquement que leurs ennemis sont nos amis. C'est bien sûr loin d'être le cas.

Dans la guerre de communication qui l'oppose à ces puissants ennemis, Megaupload a frappé un grand coup en mettant en ligne la "megasong", une sorte de "We Are The World" rassemblant Kanye West, Puff Daddy, Will.I.Am, Chris Brown et d'autres artistes travaillant pour leurs opposants. La megasong réussit même à être pire que "We are the world" et toutes les chansons des Enfoirés en adoptant une esthétique qui évoque l'équivalent musical d'une infographie. Il faut dire que ces grands artistes ne chantent pas vraiment dessus, mais ont simplement acordé une petite citation sur le mode : "J'utilise megauplad pour envoyer mes chansons à mon public parce que Megaupload, c'est trop bath. Bon, où est le champagne maintenant ?"
Ca n'est pas bien difficile d'obtenir le "soutien" d'artistes mondains avec un peu de champ' et un bon gift bag, de nos jours. Et ça ne les engage pas à grand chose : un petit tour sur leurs sites respectifs révèle vite que si parfois ils utilisent des sites semblables à Megaupload (Filesonic, Mediafire... ils sont légions) pour mettre en ligne un remix, la plupart du temps ils renvoient vers Youtube, iTunes, AOL... ou tout autre service qui leur offrira une rémunération en contrepartie. Ils ont de toute façon tous des équipes entières pour s'occuper de leurs sites web et ne connaissent sans doute pas la différence entre Spotify et un torrent.
Universal Music a obtenu que YouTube retire la vidéo de la Megasong en prétendant qu'elle en détenait le copyright. C'est probablement faux, même si les contrats entre Universal et les différents artistes qui apparaissent sur la chanson pourraient compliquer la situation. C'est différent d'utiliser l'image et la voix d'un artiste dans un reportage et dans une chanson. Megaupload a officiellement protesté, traitant Universal de délinquant, mais ses méthodes ne sont pas tout à fait clean, à vrai dire. Ajoutons à ça que les chiffres impressionnants mentionnés dans la chanson sont invérifiables, et on se dit que l'opération commence à sentir l'arnaque.
Un passé sombre et un avenir douteux
Megaupload est une entreprise dirigée par Kim Schmitz, dit "Kim Dotcom", un investisseur / hacker allemand au passé peu glorieux. Après avoir été d'abord condamné pour recel d'objets volés par le crime organisé et hacking de systèmes informatiques officiels, il a ensuite été reconnu coupable d'un des plus gros délits d'initié de l'histoire de la finance allemande. Il y a quelques années on a retrouvé sa trace en Nouvelle Zélande, où il se faisait passer pour finlandais et dirigeait secrètement Megaupload et tous les autres sites de la famille "mega".

Dans un entretien avec le site Torrentfreak, Kim Schmitz explique qu'il a de grands plans pour faire des sites "mega" un empire du divertissement financé par sa propre régie de publicité. Il y aurait selon lui plein d'argent à se faire, et il ne demanderait qu'à rémunérer les artistes. On ne doute pas qu'entre les abonnements premium et la publicité sur chaque page, Megaupload est déjà certainement très rentable, mais on serait bien étonné qu'un seul artiste voit jamais de l'argent de Megaupload. Si ça avait jamais été dans les objectifs de Megaupload, ils auraient pu le faire depuis des années. Le fait est que, de toute façon, même si cette nouvelle volonté était sincère, personne ne voudra jamais passer de deal avec eux aujourd'hui.
Megaupload et les sites similaires ont énormément bénéficié de la peur du peer to peer instaurée par les successives lois DAVDSI, HADOPI et autres. Le résultat de cette guerre au peer to peer, c'est qu'aujourd'hui au lieu de réseau décentralisés on se retrouve avec des barons du piratage comme Schmitz qui profitent des politiques répressives pour s'engraisser injustement sur le dos des ayants-droit, exactement comme les défenseurs du partage accusent Universal et les autres de s'engraisser sur le dos des artistes. Au final, ces derniers ne sont pas plus riches. Schmitz voudrait qu'on le voit comme un Robin des Bois, mais sa situation est plutôt comparable à celle d'Al Capone au moment de la prohibition : la loi qu'il viole est peut-être injuste et inapplicable, il n'en reste pas moins un truand.
Le monde des applications de marques est décidément merveilleux. Une cible potentiellement gigantesque (le nombre d'iDevices dans le monde se compte avec sept zéros), une façon enfin un peu marrante de faire de la com' (les affiches en 4x3 dans le métro, c'est l'ennui), l'occasion de créer quelque chose de fun pour les clients et de montrer la marque sous un nouveau jour, plus fun, plus social. Le pied.
Ça, c'est probablement le discours que les têtes de la cellule communication de chez Domino's Pizza ont du raconter au boss pour débloquer un crédit. Succès : les amateurs de pizzas pourront désormais télécharger l'appli iPad de la marque sur leur tablette ! Nommée Domino's Pizza Hero, cette appli se veut avant tout ludique : elle vous permet, évidemment, de fabriquer votre propre pizza, à la manière d'un jeu vidéo. On en a tous rêvé, Turbo Pizza l'a fait (en partie), Domino's l'a transcendé.
Le principe est de vous mettre carrément dans la peau d'un employé de l'entreprise. Et le but, donc, est de réussir sa pizza le mieux possible. Et cela comprend évidemmment des épreuves de rapidité et d'adresse. Une fois les ingrédients choisis, il y a une série d'épreuves à réussir, du placement de la garniture à l'empaquetage en passant par la cuisson. Il faut bien entendu étaler la sauce tomate, placer judicieusement le gruyère, le jambon si vous en avez choisi, ou le chorizo, qui doit être uniformément réparti. La cuisson nécessite une surveillance constante, les parties de la croûte qui ont tendance à gonfler devant être piquées pour garder la pizza la plus belle possible. Une séance de découpage, une mise en boite, et vous pouvez... être noté par votre manager, qui décernera une note à votre prestation. Tout est visible dans la vidéo ci-dessous.
Un manager, donc. Un type qui se pointe, en plein dans votre séance vidéoludique, pour vous juger sur votre travail. Car faire des pizzas, surtout chez Domino's reste avant tout un travail basé sur l'efficacité : des pourcentages sont appliqués au placement, à la cuisson, à plein d'autres choses, mais surtout au temps réalisé pour pondre une pizza prête à être livrée. Et ce type à casquette qui vous balance des commentaires avec des pouces en l'air, c'est un peu le troll de l'histoire, et en même temps le messie qui fera comprendre aux moins endormis qu'ils viennent de devenir employés sans même s'en rendre compte... et qu'ils ont aimé ça.
Essayons un instant d'exercer notre faculté à transposer ce concept à un autre univers libéral. Starbucks ? Un peu plus compliqué, un latte est globalement plus facile à concevoir et nécessite moins d'étapes, et donc moins d'expériences de jeu, qu'une pizza. Leur appli, donc, sert uniquement à commander des boissons. Mc Donald's ? Ça se tient, un burger, ça a des étages, et on pourrait pousser le vice jusqu'à fabriquer un Maxi Best Of en entier, avec Sprite et frites. Sauf que là, une chose cloche : évidemment, personne ne voudra se prendre, ne serait-ce qu'une seconde, pour ce satané Ronald, bras droit de Satan en personne. Bon, sur ce point, on extrapole un brin sur la pensée a priori uniforme de tous les über-connectés fans d'Apple, progressistes, de classe moyenne-aisée et qui ont toujours eu une peur bleue des boulots étudiants chez Mc Do. Ceux-là, donc, qui n'ont probablement pas conscience du management du rendement, voire de la peur, qui se pratique chez Domino's comme dans d'autres entreprises de la sorte.

On se referait bien un petit documentaire de Pierre Carles avec notre pizza made in Domino's, tiens.
Aujourd'hui la marque d'éponges Spontex a mis en ligne une vidéo qui semble susciter l'incompréhension sur Twitter et Facebook, voire la colère chez les drama queens et les wannabe justiciers :

La vidéo en question est un remix "geek" de la dernière pub Spontex, dont l'agence TBWA365 a pondu plusieurs versions différentes depuis quelques mois. Le principe est qu'elles sont à chaque fois déceptive : la version "hard" est en fait une version "hard rock", la version "3D" ajoute trois lettres D partout dans le film, etc... Et donc cette version "geek, pleine de longcats, de double rainbows et de... licornes et nains de jardin.
C'est geek, les licornes et les nains de jardin ? Depuis quand ? Et en fait, Longcat et Double Rainbow, c'est geek aussi, vraiment ?
Contrairement à certains twittos qui semblent se sentir insultés par cette appropriation de "leur culture" par la pub, comme des ados des années 1990 outrés par une campagne de pub "grunge", j'ai moi d'abord ressenti que cette culture n'était pas du tout la mienne. Lire Ecrans et connaitre tous les chats célèbres d'internet de Long Cat à Nyan Cat en passant par Ceiling Cat fait-il de vous un geek ? Je ne peux pas m'empêcher de penser au mème "idiot nerd girl".
Si passer un peu de temps sur internet suffit pour être un geek en 2011, qui ne l'est pas alors ? Une culture à base de mèmes et de gifs s'est développée en quelques années sur le web, et elle semble donner un sens d'appartenance à une certaine population. L'appeller culture geek est tout de même assez trompeur, puisque la culture geek "véritable" est bien plus ancienne, a ses propres valeurs et codes qui n'ont pas tous quelque chose à voir avec les chats et le WTF. Je connais des vrais geeks, qui vivent entourés de statuettes ou de romans de fantasy, ils vont parfois sur 4chan, mais pas forcément sur Twitter. Ils n'ont pas forcément entendu parler de Tumblr. Du coup on se retrouve avec des "geeks" qui sont choqués de la caricature trop grossière qu'on fait d'eux, et d'autres qui sont choqués parce qu'ils ne se se reconnaissent même pas dans ce qui est caricaturé.
C'est le destin de toutes les sous-cultures de finir récupérées par le grand capital. Et on parle bien ici d'une sous culture et pas d'une contre culture : les geeks ne sont pas politisés, en tout cas ils ne sont assurément pas anticapitalistes. Ils ne se rebellent pas vraiment contre quoi que ce soit, Ce qui les dérange c'est plutôt d'avoir l'impression que leur culture est dénaturée. Sauf que personne ne saurait définir clairement ce qu'est cette nature qui se trouverait mise à mal par des choses comme la pub Spontex.
Spontex, c'est plus geek que toi
En attendant, Spontex voit sa vidéo circuler à grande vitesse sur Twitter et Facebook, et je parierais qu'à l'agence de pub on se frotte les mains. Considérez la logique déceptive des vidéos précédentes : et si en caricaturant le culture geek, Spontex utiliserait peut-être un élément de cette sous-culture bien plus ancien que tous ces chats célèbres. Et si Spontex nous trollait tous ?
Depuis quelques jours, toute la communauté geek est sans dessus dessous. Un de ses rêves les plus fous se réalise : les Nike Air portées par Marty McFly dans Retour vers le futur 2 vont être produites, en vrai, et avec (presque) toutes les fonctionnalités de la paire originale (oubliez le laçage automatique). On comprend bien l'engouement des fanboys de la trilogie, mais la marque a, mine de rien, goupillé un buzz orchestré de façon savante pour faire rayonner son opération de communication le plus intensément possible. Décryptage.

Épisode 1 : Les origines
En 1989, des millions de gamins ont rêvé leur vie en 2015 grâce au succès de Retour vers le futur 2, de ses voitures volantes, ses "hoverboards" et... ses chaussures Nike à laçage automatique. La marque à la virgule, à l'époque, avait réussi un des meilleurs placements produit de son histoire, ce qui n'était pas tâche facile à une période où ce genre de pratiques étaient à peine masquées, voire caricaturales (la trilogie de Robert Zemeckis a d'ailleurs poussé le concept extrêmement loin). De nombreux fans ont tenté de concevoir des systèmes de laçage mécanique et de les adapter à leurs chaussures, tentant d'effleurer le rêve qu'on leur avait offert... Et les gosses de l'époque (les trentenaires d'aujourd'hui, donc) ont pris leur mal en patience. Au fond, 2015, c'était pas si loin... Dans l'esprit tordu des reponsables marketing de Nike, le retour sur investissement devait évidemment (et avant tout) se faire à court terme, mais on peut être sûrs que l'idée d'un plan sous-jacent s'étalant sur vingt-deux ans a traversé l'esprit de l'un d'entre eux.
Épisode 2 : Le teaser
La musique de Retour Vers le Futur, une rangée de chaussures, des diodes qui clignotent... Le tout sans aucune mention, aucun titre, juste des codes esthétiques qui vont libérer les vannes de dopamine nécessaires chez les fans de la série, entretemps devenue culte. Sans pour autant dévoiler le mystère, évidemment. Nike, avec ce premier spot, appuie exactement sur le bouton qu'il faut, et s'adresse aux gens qu'il faut : les enfants d'hier, les geeks d'aujourd'hui, et également les technophiles über-connectés, qui vont faire le reste du boulot sur Facebook et Twitter. Après une rumeur savamment lancée plus tôt dans la semaine, sans images probantes, la mayonnaise est forcée de prendre.
Épisode 3 : le lever de rideau
La deuxième vidéo montre tout, et pas seulement un bout de cuisse : en seulement 29 secondes, on a affaire à une pure présentation style pin-up de Canal +. La chaussure tourne sur elle-même, la forme se reconnaît tout de suite (un autre thème classique de Retour Vers le Futur aide à la connexion cognitive pour ceux qui sont un peu fatigués), les effets lumineux donnent une seconde poussée d'adrénaline lorsqu'ils se connectent à la chaussure et font allumer ses diodes... Du plaisir pur et simple, un lever de rideau classique, comme on n'en fait plus beaucoup, mais qui fait parfaitement sens dans toute cette orchestration.
Épisode 4 : le fan-service
Cette vidéo, au final, est assez inutile, mais c'est finalement la meilleure de la série. On y voit un client (Kevin Durant, star du basket-ball) demander une paire de chaussures à un vendeur (joué par Bill Hader, grand pote à Judd Apatow et au cachet humoristique indéniable chez nombre de spectateurs) dans un Nike Store. Le vendeur, évidemment, lui propose cette nouvelle Air Mag, en l'introduisant de manière magistrale ("laissez-moi vous présenter... le futur"). L'intérêt monte de trois crans lorsque l'on voit débarquer dans le magasin... Emmett Brown, le Doc, le vrai, joué par Christopher Lloyd ! N'importe quel geek criera au génie devant cette apparition, le vieux monsieur qu'est maintenant Lloyd étant toujours très convaincant dans son rôle. Et si on pousse le bouchon plus loin, l'un des vendeurs du magasin est joué par le type qui incarnait le maire Goldie Wilson, version jeune, dans le film Retour vers le futur, premier du nom. Chez les geeks, on appelle ça du fan-service, pur et dur : donner du plaisir au spectateur en introduisant des personnages ou des références cultes dans une trame narrative donnée, quitte à mélanger les franchises. Ici, on reste dans un seul univers, mais créativement éteint depuis longtemps, et sans aucun espoir de renaissance. La jouissance est donc d'autant plus intense.
Deuxième point de cette étape : l'informationnel. On y apprend que Nike reversera tous les profits à la Michael J. Fox Foundation (qui travaille à lever des fonds pour lutter contre la Maladie de Parkinson... Le fameux acteur qui a joué Marty McFly, atteint lui-même par cette maladie, s'est d'ailleurs pointé à la télé la veille dans un late show archi-connu, exactement quand il faut...), et les chaussures, produites en édition très limitée (1500 exemplaires), seront vendues via eBay, à raison de 150 paires par jour pendant 10 jours (du 8 au 18 septembre). Pour l'instant, les enchères tournent autour de 5000$ la paire. Un graal quasi inaccessible, mais au fond, qui s'en préoccupe ? Les fans de l'univers du film auront cliqué sur la vidéo, plaisir suffisant, les dingues au portefeuille rempli casseront leur tirelire...
Nike, effectivement, ne touchera pas un denier dans cette histoire, et aura dépensé pas mal d'argent (la fabrication des chaussures, la production des vidéos, les acteurs...), et n'écoule qu'un petit nombre de paires. Mais cette opération est évidemment un succès total. Les trois vidéos se refilent commes des patates chaudes sur le Net, tous les fans de la série ont forcément cliqué, apprécié, partagé et commenté l'opération... Et ce même s'ils n'ont pas acheté la paire, l'écoulement des stocks n'étant au final pas le but premier de Nike. Quand on pense qu'un simple spot de pub passé au moment du Superbowl coûte environ 3 millions de dollars (hors coût de productions, ce tarif correspondant uniquement au prix payé à la chaîne pour la diffusion), on se dit que l'investissement vaut largement le coup. Et que, dans l'équipe qui a élaboré ce plan de communication parfaitement orchestré, il y a forcément l'un des types du placement produit de 1989...
Le guerilla marketink, ou street marketing, utilise les codes du street art... avec plus de moyens, même si cela permet aux entreprises de communiquer à moindre coût tout en créant l'événement. Quelques milliers d'euros et des opérations ciblées, la campagne est bouclée.
Les actions de street-marketing s'inscrivent le plus souvent dans un plan de communication global, incluant des campagnes classiques relayées dans les médias (radio, internet, presse...). Elles font aussi preuve de beaucoup de créativité, d'humour ; elles ont compris qu'il fallait faire participer la cible. Du collage à la projection 3D, retour sur les meilleurs campagnes de guerilla marketing.
Voir le diaporama : Guerilla marketing, la pub s'invite dans la rue
Comment sait-on quand un mème est rentré pour toujours dans la culture populaire ? Tant que le capitalisme reste plus fort que l'économie de l'attention, un bon moyen d'en juger, c'est d'observer le moment où quequ'un se met à essayer de faire de l'argent avec.
De l'autre côté de l'Atlantique, on a déjà vu pas mal de mèmes récupérés par la pub : Jennifer Aniston s'essayant aux mèmes pour Smartwater, les performers du Coca + Mentos récupérés par Coca, 50 cent ou David Guetta en réclame chez Keenan Cahill, le mythique Keyboard Cat abaissé à vendre des pistaches. Et pendant ce temps Rebecca Black vent des tas d'exemplaires de son Friday sur iTunes comme n'importe quelle artiste sérieuse.
En France, jusqu'ici, les annonceurs sont restré plutôt frileux vis-a-vis des mèmes, sans doute parce que la plupart sont en anglais. Canal + a eu l'intelligence de reprendre à son compte la tendance des affiches minimalistes, un mème encore obscur mais qu'on comprend au premier coup d'oeil. Oasis tente aujourd'hui de jouer sur la culture mème du grand public avec une série de détournement de vidéos virales célèbres. Ils la jouent safe, évidement, en détournant des vidéos que même votre grand mère a vu trois fois : la tirade de Chris Crocker sur Britney Spears, la vidéos Coca+Mentos sus-citée, le dramatic chipmunk et Where the Hell is Matt :
Vous pensiez que l'homme le plus recherché du monde avait été jeté à l'eau par les forces spéciales américaines ?
Non il s'agit d'un bien banal accident... Et oui, plus rapide que l'industrie hollywoodienne, plus cynique qu'un spin doctor du Pentagone : le publicitaire.
Via Yanko. Lire son blog sur Fluctuat
Cette vidéo a deux mérites : apporter une bonne dose de "lol" à la pratique déroutante du curling et permettre à l'internaute d'interagir avec une pub plutôt qu'avaler un message sans moufter.
Car après avoir maté cette demo bien foutue de human curling, vous pourrez tester vos aptitudes en la matière.
Plus drôle que le clavier, utiliser votre webcam vous permettra de jouer en mode « kinect like » pour balayer la piste (et de passer pour un cinglé devant vos collègues de bureau qui vous verront vous agiter dans tous les sens).
L'interaction de l'internaute avec la pub est donc à la mode : souvenez-vous de cette vidéo pour Tippex dans laquelle vous deviez définir les relations entre un chasseur et l'ours qu'il avait au bout de son fusil.
Guess what : On retrouve la même agence à l'origine de ces deux projets.

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